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Lorsque le premier conflit mondiale s'enlisa dans une guerre de tranchées, qui est en effet menée avec des projectiles à dispersion (obus de mortier, obus de shrapnells... etc), les trois quarts des blessés portaient des lésions à la tête, dont 88% furent mortelles.
C'est donc pour cette raison que l'intendance française créa le premier casque moderne en 1915 : le casque Adrian modèle 15.
Avec l'arrivée du casque Adrian sur les têtes des soldats français en juin juillet 1915, attira l'attention d'une commission spéciale, qui décida de commander 495 exemplaires, qui seront livrés aux 1ère, 2ème et 3ème armée à titre d'expérimentation.
Malgré des avis favorables sur le terrain, le casque Adrian fut rejeté par le "War Office" de Londres pour une protection inefficace et une fabrication trop complexe.
C'est donc durant cette période de recherche d'un casque pour les forces britanniques, que l'ingénieur John Leopold Brodie proposa son brevet de casque de fabrication simple et protégeant suffisamment la tête ainsi que les épaules d'un soldat en position dans une tranchée. |
![]() Brodie War Office pattern. ![]() Brodie War Office pattern sur le terrain. |
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![]() Coque. |
![]() Peinture granitée. |
![]() Soudure du jonc. |
![]() Marquage fabricant. |
La coque du casque Mark I est formée d'un seul bloc à partir d'une feuille d'acier au manganèse de 0,9 mm d'épaisseur. Cette feuille d'acier est formée par emboutissage progressif afin de donner la forme bombée du casque.
L'excédent est ensuite découpé, puis reprochant au bord d'être trop coupant, un jonc sera ajouté sur la bordure du casque à partir de mars 1916. La jointure de ce jonc est assurée par un point de soudure.
A noter que la construction par emboutissage est encore à son balbutiement, on note souvent un mauvais centrage de la bombe par rapport à la visière faisant le tour du casque.
Ensuite, le casque est percé à trois reprises. Un trou en son sommet afin de fixer ultérieurement la coiffe à l'aide d'un rivet mécanique, puis un trou aux cotés du casque afin de fixer les passants de jugulaire.
Enfin, la coque est peinte de couleur vert kaki et la peinture extérieure est mélangée avec du sable afin de donner un effet granité à la surface du casque, dans le but d'éviter les reflets.
On peut noter les initiales du fabricant et/ou du fournisseur d'acier, suivi du numéro de lot d'acier qui sont estampés à froid sur la face intérieure du casque.
![]() Coiffe en toile cirée. |
![]() Cerclage en cuir. |
![]() Filet de coiffe. |
![]() Rivet et arceau en cuir. |
![]() Tampon. |
La coiffe est scindée en deux parties. On note un tampon de forme ovale tapissant le fond du casque. Ce tampon est confectionné de plusieurs épaisseurs de coton ouaté, d'amiante et de feutre.
A partir de mai 1917, il sera décidé d'ajouter un anneau en caoutchouc sous le tampon de coiffe, afin de mieux amortir les chocs.
Ensuite, la partie principale de la coiffe est composée d'un serre-tête circulaire. Cette partie est confectionnée autour d'un cerclage en cuir, dans lequel est insérés douze petits tubes en caoutchouc afin d'amortir les chocs.
Sur ce cerclage est cousu un rembourrage circulaire confectionné en toile doublée d'ouate. Sur ce rembourrage est cousu sur la partie intérieure un filet de couleur brune, possédant un lacet de serrage.
La partie extérieure est protégée par une bande de toile cirée noir, cousue sur le cerclage en cuir. Au dos de cette toile cirée, est tamponné à l'encre rouge le numéro de brevet déposé par Brodie.
Durant l'année 1917, le cerclage ne sera plus fabriqué avec du cuir mais avec de la toile cirée de couleur brune et le rembourrage recevra une couche supplémentaire de feutre.
Enfin, les deux éléments de coiffe sont réunis à l'aide d'une bande de cuir, comportant un anneau en laiton à chacune de ses extrémités afin d'y fixer la jugulaire. La coiffe est fixée à deux reprises sur cette bande de cuir avec des rivets fendus.
Cet ensemble est ensuite riveté au sommet du casque, avec le tampon de fond de coiffe, ainsi qu'une rondelle et une étiquette en papier comportant les instructions de réglage de coiffe (TIGHTEN CORD and Adjust Net to fit the Head : ceci signifie "Tirer la corde et ajuster le filet pour adapter la tête.").
A noter que la taille de la coiffe est estampée sur la bande de cuir en norme anglaise.
![]() Passant de jugulaire. |
![]() Boucle de réglage. |
La jugulaire, composée d'une simple bande de cuir, est fixée aux deux boucles de la bandes de cuir portant la coiffe. Elle y est fixée avec des rivets fendus. |
Bien que ces casques soient très semblables, ceux-ci comportent quelques différences permettant de les distinguer :
- Le filet intérieur du casque modèle 16 anglais est brun alors que celui du casque US model 1917 est blanc.
- Les passants de jugulaire sont fixés par des rivets fendus pour le modèle anglais, alors qu'ils sont fixés à l'aide de rivets mécaniques de forme arrondie pour le casque US.
- Le cerclage de coiffe peut-être fabriqué en cuir ou en toile cirée de couleur brune pour le modèle 16 anglais. Celui-ci est confectionné en basane pour le casque US model 1917.
- Sous la toile cirée de la coiffe, le casque anglais modèle 16 comporte un tampon de brevet de couleur rouge, alors que le marquage, s'il existe, est de couleur noire sur le modèle américain.
- La fond de la coiffe britannique peut posséder un anneau en caoutchouc de 1 cm de diamètre.
- Enfin, le marquage fabricant est bien évidemment différent sur le modèle US (Cf liste présente dans l'historique).