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Au déclenchement de la seconde guerre mondiale et devant la spectaculaire prise en main d'une grande partie de l'Europe dès 1940 en employant leur très efficace guerre éclair ("Blitzkrieg"), fameuse combinaison des troupes d'infanteries, blindées pour l'armée de terre ("Heer") et de l’aviation, incluant les troupes parachutistes ("Luftwaffe"). |
![]() Casque Mark I AT.Collection SMP et Adrian Stevenson. |
Ce casque sera utilisé au sein des troupes aéroportées britanniques jusque dans les années 70, jusqu'à l'adoption du casque modèle 76 fabriqué en matière composite.
Le casque Mark II AT fut utilisé par les pays du "Commonwealth" combattant aux cotés des alliés, et des stocks de surplus furent aussi vendu à des pays étrangers comme la Belgique (qui fabriqueront plus tard leur propre modèle), la Suisse (qui sera qualifié de modèle 48 en rapport à son année d'adoption par ce pays) et principalement à Israël.
A noter que pour l'entraînement, les parachutistes britanniques furent équipés d'un casque de protection en toile rembourré de mousse de caoutchouc, qui sera qualifié de casque "Bungy".
![]() Coque. |
![]() Intérieur. |
![]() Tampon amortisseur. |
La coque du casque Mark II AT est strictement identique aux coques des casques Mark II "Dispatch Rider's", et casque Mark II "Royal Armoured Corps". Sa fabrication est faite par emboutissage en une seule pièce d'une feuille d'acier au manganèse amagnétique.
A la différence du casque Mark I AT (fabriqué seulement en 1942), dont les bords sont retournés vers l'extérieur, le tout bordé d'un jonc en caoutchouc, la coque du casque Mark II AT est ensuite bordée d'un jonc amagnétique, afin d'adoucir les bords coupant de la coque.
La coque est ensuite percée de trois trous (un à l'arrière, deux latéralement sur le premier tiers du casque) pour la fixation ultérieure de la coiffe et des passants de la jugulaire.
La coque est ensuite peinte d'une couleur pouvant varier du vert olive au vert foncé de manière satinée à l'intérieur et granitée avec du sable à l'extérieur.
Afin de mieux amortir les chocs, le casque Mark II AT possède un tampon ovale d'abord fabriqué en feutre recouvert d'une couche de caoutchouc lisse, puis intégralement en mousse caoutchouté recouvert d'une couche de caoutchouc lisse collé (la conception de ce type de tampon est très proche de ceux équipant les casques Mark II, III et IV) au fond de la coque.
![]() Cerclage en aluminium. |
![]() Coiffe vue de dessus. |
![]() Mousse de rembourrage et lacet en cuir de fixation. |
![]() Coiffe de type Riddel. |
![]() Coiffe. |
La coiffe est installée sur un cerclage en aluminium fermé à l'arrière. Ce cerclage comporte au milieu et sur toute sa circonférence un enfoncement pour le passage du lacet en cuir maintenant l'ensemble de la coiffe. Le cerclage comporte donc 3 trous pour la fixation sur la coque, plus 2 trous supplémentaires pour la fixation finale du lacet. Il comporte aussi 6 fentes pour le passage des bandes de toile composant la coiffe de type "Riddel". |
Ces trois bandes de mousse (possédant des fentes pour le passage de la suspension) sont maintenus au cerclage avec les trois bandes de toile, dont les extrémités sont cousues, et dans lesquelles le lacet en cuir passe au travers à l'extérieur du cerclage.
Le lacet en cuir passe enfin dans deux trous afin d'être noué sur la partie arrière et intérieur de la coiffe.Le maintien sur la tête est assuré par une épaisse bande de cuir, sur laquelle est cousue une bande de feutre pour le rembourrage, repliée sur elle-même vers le fond du casque. Cette bande de cuir est directement collée sur les trois bandes de mousse synthétique.
Aucun réglage en circonférence est possible, les tailles de coiffe étant fixe, seule la profondeur de la coiffe est réglable à l'aide du lacet rejoignant les trois bandes de toile.
A noter que les renforts au niveau de la nuquière possèdent une couche de cuir collée à même la mousse.
Le fabricant, l'année et la taille de coiffe sont estampés sur le bandeau de sudation.
![]() BMB, 1943. |
![]() G&S, 1943. |
![]() C.W.L, 1971, avec "broad arrow". |
La liste des fabricants et leurs marquages respectifs furent :
- BMB (Briggs Motor Bodies Ltd) durant la seconde guerre mondiale et après.
- G&S, contrat uniquement en 1943 (il existerait des exemplaires datés de 1944), ce fabricant a aussi construit des casques Mark II DR.
- C.W.L, uniquement après guerre.
- C.C.L, uniquement après guerre.
L'ensemble des fabricants est britannique, bien que ce casque ait été utilisé par le Canada, l'Australie et autres pays du "Commonwealth". Il existe des conversions faites après la seconde guerre mondiale et beaucoup de ces casques fut vendu à des pays étrangers (Belgique, Israël, Suisse...etc).
![]() Boucles de fixation, passant arrière et vis/écrou de fixation. |
![]() Jugulaire, avec mentonnière. |
![]() Renfort des extrémités. |
Dans un premier temps, la jugulaire est fabriquée en cuir épais de couleur noire (héritée du casque Mark I AT), avec mentonnière intégrée. Fixée en trois points, cette jugulaire était directement vissée (nous revenons plus bas sur cette méthode de fixation) à la coque (elle possédait divers trous renforcés d'un œillet métallique sur chacune des extrémités pour permettre le réglage, de la même façon que le casque de parachutiste allemand M38 sur laquelle elle est copiée), cette jugulaire se révéla trop inconfortable, raison pour laquelle on adopta la toile de type "web" à partir d'octobre 1943.
La jugulaire en toile de type "web" de couleur beige, fixée en trois points, est montée sur le casque sur trois passants fabriqués en laiton, directement vissés à la coque, maintenant par la même occasion la coiffe.
Le passant arrière est simplement constitué d'un anneau de forme rectangulaire aux angles arrondis, maintenu sur une patte repliée sur elle-même (jouant le rôle de charnière). Cette patte de maintien est percée une fois pliée, pour son maintien futur sur le casque. Cette boucle de fixation joue simplement un rôle de passant, pour un meilleur confort, étant positionnée au niveau de la nuque.
Les passants latéraux sont de forme rectangulaire, aux angles cassés, ces boucles possèdent une tige coulissante, de type autobloquante. Le maintien sur le casque se fait de la même manière que le passant arrière et sont fixés latéralement sur le premier tiers du casque.
Les trois système de maintien de la jugulaire sont maintenus à la coque, en même temps que la coiffe, à l'aide de vis (plus longue pour les passants latéraux) et d'écrous de type "Simmonds", qui comprend une pièce de caoutchouc en son centre, l'empêchant de se desserrer.
La jugulaire est composée de deux bandes de toile forte "web", d'une largeur de 2 centimètres, ces deux bandes se croisent sur une pièce de cuir jouant le rôle de mentonnière.
Trois extrémités sur quatre sont renforcées d'une pièce métallique repliée sur la bande "web", renforcée d'un rivet, pour éviter l'effilochement. La quatrième extrémité, positionnée au niveau gauche de la jugulaire, possède une boucle rectangulaire à double fentes pour la fixation de celle-ci après passage dans la boucle arrière du casque.