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Dès 1915 l'armée russe fut équipé de casques, au départ de casques Adrian modèle 15 obtenus auprès de la France en raison de l'entente franco-russe instaurée avant la première guerre mondiale. |
![]() Casque Ssh 39. |
![]() Avant. |
![]() Coté. |
![]() Arrière. |
![]() Dessus. |
La coque du casque Ssh 40 est fabriquée d'un seul bloc par emboutissage à partir d'une feuille d'acier. La forme reste identique à son prédécesseur le casque Ssh 39 et possède les bords évasés vers l'extérieur. Cette forme sera conservée jusqu'en 1968, le casque Ssh 60 conservant cette silhouette.
La coque est ensuite percée à six reprises à hauteur du premier tiers du casque, ce qui permet de le différencier au premier coup d'œil de son homologue le Ssh39.
Les casques Ssh 40 produit durant la seconde guerre mondiale seront peint de couleur plus foncée que les productions d'après guerre, pour une couleur vert kaki, contre du vert olive pour les casques produit après 1945. A noter que ceci n'est pas un critère décisif de distinction entre une production datant de la seconde guerre mondiale d'une fabrication post 1945.
Initialement, les casques russes produits avant 1940 étaient souvent ornés de l'étoile, du marteau et de la faucille, le tout apposé à la peinture rouge, symboles de la Russie Soviétique. L'application de cette étoile a été effectuée au niveau régimentaire et jamais en usine, ce qui explique que l'on rencontre beaucoup de variantes aux trais plus ou moins fins (la couleur rouge est très discrète), et il ne faut pas oublier que pour le soldat soviétique, c'est la seule et unique manière de se "démarquer" des autres membres de son unité. Cet insigne sera beaucoup moins apposé à partir de l'invasion allemande, pour des raisons évidentes de camouflage. Ces marquages sont parfois accompagnés de slogan patriotique. On constate malgré tout que le symbole de l'URSS refera apparition après guerre, souvent de manière simplifiée, par une simple étoile pleine, peinte en rouge vif (dans cet exemple, l'étoile a été apposée de travers, dû à une mauvaise manipulation lors de la mise en peinture).
Pour les casques destinés à la marine, les casques Ssh 40 furent peints de couleur grise, comme tout leur équipement.
De plus, le casque Ssh 40 pèse 1280 grammes, quel que soit la taille, ce qui implique que la même quantité d'acier a été utilisée pour les casques de taille 1, 2 et 3. Nous pouvons en déduire qu'un casque de taille 3 est moins efficace qu'un casque de taille 1, étant donné que les parois sont plus mince (la taille s'applique sur le volume de la coque et non sur la coiffe).
A noter que toutes les coques présentent un numéro estampé à froid sur la partie arrière, dont nous ignorons à ce jour la signification. Il semblerait toutefois que ce numéro corresponde à un numéro de lot ou d'acier, mais en aucun cas une date.
Aussi, il exista des couvre-casques mais fabriqués à très peu d'exemplaires (camouflage de type "Ameba" et "petites feuilles"), ces couvre-casques furent également fabriqués au niveau régimentaire.
![]() Marquage fabricant, taille et année de fabrication. |
![]() Marquage de rénovation. |
![]() Numéro de lot d'acier et autre numéro d'atelier. |
![]() Marquage d'atelier ou contrôle. |
Les casques russes possèdent de nombreux marquages tamponnés à l'encre noire (sous réserve qu'ils ne se soient pas désagrégés avec le temps) en complément du numéro de lot d'acier estampé à froid sur la partie arrière du casque.
Le principal marquage à l'encre est le tampon du fabricant regroupant l'année de fabrication, la taille et le sigle du fabricant. Nous reviendrons plus tard sur ces marquages.
Ensuite, on peut trouver un tampon circulaire contenant une étoile, dans laquelle figure deux chiffres. Ce tampon signifie que le casque a subi un reconditionnement ou un contrôle après-guerre ou au cours de son existence. Si le casque fût jugé en bon état, rien n'a été modifié; dans le cas contraire, un reconditionnement a été fait, si les dégâts n'étaient trop importants, sinon le casque était détruit. C'est pour cette raison que l'on peut trouver des casques datés de la seconde guerre mondiale ou après avec une étoile possédant une date postérieure à l'année de fabrication.
Les marquages du casque comprennent aussi différents tampons de contrôle et/ou de numéro d'atelier.
Voici la nomenclature des marquages fabricants :
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Les marquages fabricants comportent toutes les indications suivantes : |
![]() Fabrication Lysma Metallurgicheskiy Zavod, de 1948, taille 2 (marquage d'après guerre). |
![]() Fabrication Zavod Krasniy Oktyabr, de 1953, taille 2. |
![]() Fabrication Stalingradskiy Traktorskiy, de 1958, taille 1. |
Les fabricants...
![]() Agrafes de fixation. |
![]() Patte de coiffe. |
![]() Plaque de maintien. |
![]() Coiffe. |
![]() Fixation. |
![]() Patte de coiffe, avec logement de rembourrage. |
Contrairement au casque Ssh 39, la coiffe du Ssh 40 n'est plus maintenue sur un cerclage fixé en trois points à la coque. La coiffe est désormais constituée de trois pattes fabriquées en toile cirée, dont le motif de surface peut varier entre deux casques différents, voir même sur un même casque (typique d'une production de guerre).
Les pattes de coiffe ont leur base scindée en deux parties, chacune d'elle étant repliée sur elle-même par couture pour le passage du lacet de réglage en profondeur. Au dos de chaque patte est cousu un compartiment de rembourrage, effectué avec du coton. Une bande de feutre est cousue au haut de chaque patte afin d'atténuer le contact avec les supports de coiffe.
Les pattes de coiffe sont fixées à la coque sur trois supports directement rivetés à la coque par deux rivets mécaniques chacun (d'où les six rivets visibles en surface du casque). Ces supports sont constitués d'une lame métallique, dont la surface est emboutie afin de donner trois "attaches parisiennes".
Ainsi la fixation des pattes s'effectue avec les trois "attaches parisiennes" s'insérant dans les trois trous de forme carré effectués sur chaque patte. La fixation est renforcée à l'aide d'une lame percée de trois trous carrés, l'ensemble étant recouvert de l'excédent de feutre cousu sur chaque patte afin de protéger la toile cirée du tranchant de l'acier (lame de renfort et "attaches parisiennes" repliées).
![]() Passant de jugulaire. |
![]() Jugulaire rivetée, avant 1954. |
![]() Jugulaire cousue, après 1953. |
![]() Boucle de réglage. |
Les passants de jugulaire sont rivetés en même temps que les supports de coiffe latéraux. Ils sont constitués d'un anneau rectangulaire aux angles arrondis, maintenu dans une patte métallique se repliant sur la base du passant, jouant ainsi le rôle de charnière.
La jugulaire est composée de deux parties de toile forte de coton d'une largeur de 2 centimètres pour une longueur identique d'environ 25 centimètres. La couleur de la jugulaire peut varier d'une couleur beige/vert à un beige très clair proche du blanc cassé (couleur que l'on rencontre beaucoup sur des productions de guerre).
La partie droite de la jugulaire comporte la boucle de fixation, constituée d'une simple boucle carré à deux fentes. Cette partie comporte aussi un anneau de toile, afin de maintenir l'excédent de jugulaire. La partie gauche de la jugulaire comporte seulement un renfort métallique à son extrémité pour éviter l'effilochement de celle-ci.
Les parties métalliques de la jugulaire sont peintes de la même couleur que le casque, soit de vert kaki à vert olive.
La fixation des deux parties de la jugulaire aux passants s'effectue à l'aide d'un rivet fendu, renforcé d'une rondelle avant 1954, et les deux parties de la jugulaire étant directement cousues à partir de 1954.