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A la fin de la guerre, l'image du poilu héroïque équipé du casque Adrian est révolue. L'armée française, très conservatrice, souhaitant tout de même garder un casque à l'image du pays, adopta le casque "Jeanne d'Arc" modèle 45 dès 1945. Ce casque, héritier; du projet de casque modèle 41 abandonné durant la guerre, était dès sa création un casque totalement inadapté et peu pratique. Le casque modèle 45 sera fabriqué à très peu d'exemplaires et sera le dernier de la ligné des casques à cimier pour l'armée.
Le retard en équipement militaire fut comblé par les divers stocks de surplus des armées alliées utilisés durant la seconde guerre mondiale, habillant l'armée française d'uniformes et de casques divers. L'armée française allant même jusqu'à utiliser du matériel récupéré sur les armées vaincues.
Ainsi, les soldats devant utiliser majoritairement le casque US M-1 (model 1941 et 1943), la rupture avec la tradition du soldat français coiffé du casque Adrian n'a connu aucun rejet.
Un essai de reprise du casque US M-1 fut tenté par la société FRANCK d'Aubervilliers : ce casque avait la forme du casque US M-1 mais sans sous casque ! La coiffe était assurée comme sur le casque modèle 45 "Jeanne d'Arc" (trois pattes en forme de "T" inversé, soutenant une coiffe de type "Riddel"), avec une jugulaire identique en cuir, héritée du casque Adrian modèle 26.

Le projet de reprise du casque US M-1 par la société FRANCK fut abandonné, sans doute pour les mêmes raisons qui menèrent à l'abandon du modèle 45. |
![]() Casque modèle 45. |
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![]() Vue de coté. |
![]() Vue avant. |
![]() Vue arrière. |
![]() Intérieur. |
![]() Raté de fabrication. |
Le casque lourd est formé par emboutissage d'une feuille d'acier au manganèse d'une épaisseur de 1,2 mm, il est de forme semi-sphérique, ce qui lui procure une allure très encombrante et sera surnommé par les soldats de "pot de chambre". |
![]() Jonc joint. |
![]() Soudure. |
![]() Jonc superposé. |
![]() Soudure. |
Les casques sont soumis à la livraison à une série de tests, entre autre, à un test de résistance aux chocs. Dans chaque lot (2000-2500 casques) sont choisis au hasard trois casques, qui vont subir le test du mouton. Soit la chute d'un poids de 4,5 kg (Hauteur 2,75, 3,25 et 3,60 mètres) à trois endroits précis. Si la coque n'est pas perforée, le lot est accepté. |
![]() Emballage du casque lourd. |
![]() Emballage du sous-casque. |
Le casque lourd se décline en trois variantes principales, fruits de l'évolution du casque durant sa production :
- Le type 1 produit en 1951 et 1952-53.
- Le type 2 dès 1952 et jusqu'en 1958.
- Le type 3 à compter de 1959 et jusqu'à la fin en 1976.
Les premiers casques sont produits en 1951. Les casques produit en 1951 sont rares car la production n'a commencé qu'en fin d'année, suite à la parution de la notice technique en octobre, nous ne connaissons à ce jour que des casques FRANK AUBERVILLIERS datés de 1951.
A partir de 1952 d'autres fabricants produisent le casque en type 1, mais aussi en type 2, ce qui porte leur nombre à neuf pour cette année :
- A.G. PARIS
- Cie LABBE Fr. St-Florent Cher (casque lourd de type 2)
- E.P.C. PARIS
- JAPY Voujaucourt
- L.U. MESSEI
- M.AM.OU MARSEILLE (casque lourd de type 2)
- MENESA NEUNKIRCHEN
- THIBAULT MONTREUIL (casque lourd de type 1 et 2)
![]() Pontet fixe, et rivet éclaté : Menesa. |
![]() Rivet peint : Menesa. |
![]() Pontet fixe, et rivet éclaté : Thibault. |
![]() Rivet peint : Thibault. |
![]() Crochet de fixation riveté. |
![]() Rivet éclaté. |
Les coques de type 1 se reconnaissent facilement à leurs pontets fixes de 2 mm d'épaisseur, qui sont soudés à la bombe par leurs extrémités recourbées vers le fond du casque et aplaties. Cette fixation se révèlera fragile à l'usage, par arrachement au niveau des soudures. |
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Dès 1952, apparaît le casque lourd type 2, qui est caractérisé par des pontets mobiles articulés autour d'une charnière soudée électriquement. |
![]() Pontet mobile - M.AM.OU 1953. |
![]() Pontet mobile - M.AM.OU 1953. |
![]() A.G. - Paris - 1953 |
![]() Carpentier - Cusset - 1953 |
![]() Ducellier - 1953 |
![]() J. Dunois & Fils - 1953 |
![]() Franck - 1953 |
![]() HR - 1953 |
![]() Japy - 1953 |
![]() Cie Labbe Fr - 1953 |
![]() Lu Messei - 1953 |
![]() M.AM.OU - 1952 |
![]() Menesa - 1953 |
![]() S.A.U.F. - Paris - 1953 |
![]() Thibault - 1952 |
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![]() Pontet fixe de type 3. |
![]() Pontet fixe de type 3. |
A partir de 1959, on assiste à un retour des pontets fixes soudés. Il est désormais d'une d'épaisseur de 3,5 mm et n'est plus courbé vers l'intérieur. Ce type de pontet est plié et soudé sur les cotés extérieurs. La résistance est la même que sur le type 2 mais nécessite moins d'opérations, d'où son adoption par souci d'économie de fabrication. |
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La jugulaire du casque TTA modèle 51 est d'une conception très proche de celle des casques US M-1 model 1941 et 1943. Elle est fabriquée en toile de coton dont la couleur peut varier du vert au jaune sable (essentiellement sur les casques de type 1 et 2, les casques de type 3 ayant essentiellement des jugulaires de couleur verte) et dont la trame est plus ou moins fine.
La fixation de la jugulaire est assurée par un crochet double fixé à la partie courte de la jugulaire, d'environ 13 centimètres. Ce crochet s'accroche à une boucle à doubles fentes, passant dans la partie longue d'environ 30 centimètres. La partie longue de la jugulaire possède à son extrémité un embout métallique, ayant un double rôle : d'empêcher la jugulaire de s'effilocher et de fixer l'excédent de jugulaire en se repliant sur elle-même à l'aide de deux pattes. A noter que les dimensions de la jugulaire peuvent varier en fonction du fabricant.
Les pièces métalliques de la jugulaire sont en fer, qui peuvent être peintes de couleur vert kaki ou noire ou peuvent aussi être bronzées en noir. La boucle et l'embout de jugulaire sont le plus souvent noire, alors que le crochet est le plus souvent vert.
La fixation de la jugulaire au casque lourd et aussi du crochet sur celle-ci se fera à l'aide d'un rivet éclaté pour les casques de type 1. Il en sera de même très occasionnellement pour les casques de type 2, dont les jugulaires seront dorénavant cousues. En effet, les rivets de fixation rouillaient trop rapidement, ceci provoquant l'arrachement de la jugulaire.
![]() Crochet de fixation vert riveté. |
![]() Boucle de fixation peinte en noir. |
![]() Crochet de fixation riveté. |
![]() Boucle de fixation peinte en vert. |
![]() Crochet de fixation noir cousu. |
![]() Boucle de fixation bronzée en noir. |
![]() Crochet de fixation vert cousu. |
![]() Boucle de fixation peinte en noir. |
![]() Couture de fixation au pontet mobile. |
![]() Jugulaire de fabrication Cie Labbe Fr. |
![]() Jugulaire de fabrication Lu Messei, seulement en 1953. |
En ce qui concerne la disposition de la jugulaire, on retrouve la partie courte (avec le crochet) à gauche et la partie longue (avec la boucle) à droite.
Malgré cela, en 1951-52, on retrouve des cas de disposition inversée pour les fabricants "FRANCK" et "Cie Labbe Fr", alors que pour le fabricant "MENESA", cette disposition inverse sera systématique et maintenue jusqu'à la fin de sa production en 1955.
![]() Disposition inversée - Franck 1951. |
![]() Disposition normale - HR 1953. |
![]() Disposition inversée - Menesa 1952. |
![]() Disposition inversée - Menesa 1953. |
Les casques TTA modèle 51 sont recouverts en sortie d'usine d'une peinture verte mate antireflet d'apparence granuleuse à l'extérieur et satinée à l'intérieur. La granularité est obtenue en y mélangeant de la sciure plus ou moins fine, et plus ou moins dense (Il n'est pas rare de retrouver sur des casques neufs des reliquats de sciure à l'intérieur de la coque). |
![]() Peinture granitée - 1951-61. |
![]() Peinture lisse - 1962-76. |
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![]() Thibault - 1952. |
![]() Carpentier Cusset - 1953. |
![]() Ducellier - 1953. |
![]() Franck - 1953. |
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![]() HR - 1953. |
![]() Japy - 1953. |
![]() Cie Labbe Fr - 1953. |
![]() M.AM.OU - 1953. |
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![]() Menesa - 1953. |
![]() SAUF - 1953. |
![]() Lu Messei - 1959. |
![]() Lu Messei - 1962. |
Pour le plus grand bonheur des collectionneurs, tous les casques Mle 51 sont marqués du tampon du fabricant et de l'année de production à la peinture blanche au fond de la bombe. Des variations sont possibles au cours des années pour un même tampon, par exemple pour la firme "JAPY" qui aura un tampon "JAPY Voujaucourt" en 1952 puis uniquement "JAPY" par la suite. Chez Dunois ce sera "J.DUNOIS & FILS VINCENNES" puis "DUNOIS COUSANCE" à partir de 1970.
A noter que dans les coques du fabricant HR figure un numéro supplémentaire à l'encre noire (en général sur le coté au niveau d'une attache jugulaire). Nous n'avons pu, malheureusement, trouver la signification de ce numéro.
![]() 52 |
![]() 101 |
![]() 303 |
![]() 305 |
![]() 319 |
![]() 344 |
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La bombe du casque TTA modèle 51 est fabriquée en taille unique, c'est grâce à un système de sous-casque (lui aussi, bien entendu, en taille unique) que le soldat va pouvoir adapter le casque à sa tête.
Comme pour le casque lourd, tous les sous-casques sont marqués du nom du fabricant, de la date et du code matière à la peinture blanche (la matière est parfois notée en pleine lettre en relief dans le sous-casque, due à une incrustation du moule de fabrication et selon le fabricant).
Il existe trois principales variantes de fabrication du sous-casque modèle 51 :
- Le premier type avec nuquière rapportée par boutons-pression, comme sur les liners des casques US M-1 model 41, 43 et 51. Ce type de sous-casque sera fabriqué de 1951 à 1954.
- Le second type avec nuquière non amovible et cousue (1953 - 1960).
- Le troisième type qui ne possède plus de nuquière. Les rivets retenant la coiffe seront remplacés par des écrous/vis (1959 - 1976). A noter une production spéciale pour la gendarmerie par DUNOIS Cousance en 1986.
Tout comme le casque lourd, les sous-casques sont livrés enveloppés dans du papier Kraft, la jugulaire en cuir est simplement attachée à une de ses extrémités ou est alors nouée à la suspension de la coiffe.
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![]() Sous-casque type 1. |
![]() Sous-casque type 2. |
![]() Sous-casque type 3. |
Les sous-casques radio char modèle 51 (1er et 2ème type) et modèle 65 sont conçus pour s'emboîter dans le casque d'acier modèle 51, mais l'utilisation du casque lourd sera peu usitée.
![]() Acétate de cellulose. |
Les premiers sous-casques sont fabriqués en acétate de cellulose. Cette matière épaisse et rigide est rapidement abandonnée, car suite aux premières utilisations en Indochine, il s'est avéré que sous l'effet de la chaleur (dès 35°) cette matière ramollissait et sous l'effet de la tension des sangles sur les rivets, le sous-casque se déformait pour donner ces extraordinaires exemplaires communément surnommés "tête de yéti". |

On revient donc très rapidement au coton bakélisé thermoformé, méthode utilisée dans la fabrication des liners des casques US M-1 model 41, 43 et 51. Ce matériau de fabrication, nommé Céléron est distribué sous trois marques commerciales, visible en relief au fond du liner (le marquage est gravé au fond du moule utilisé lors de la fabrication). On retrouve donc la dénomination "Celoron" et "Durochoc" chez le fabricant "FD", "Textolite" chez les fabricants "AT" et "Lu Messei". |
![]() Céléron. |
![]() Céléron peint. |
![]() AT. |
![]() Dunois. |
![]() Japy. |
![]() Thibault. |
![]() FD. |
![]() Franck. |
![]() Inapo. |
![]() Rilsan. |
![]() Nylon. |
Parallèlement (et parfois concurremment pour certains fabricants) sont fabriqués des casques légers en matière plastique injectée. Deux matières sont employées : le Rilsan et le Nylon (identifiés respectivement par "R" et "N"). |
![]() Liner Rilsan HS. |
![]() Liner Rilsan HS. |
![]() Liner Rilsan HS. |
![]() PB - Pont de Buis. |
![]() RH et Cie. |
![]() S.I.A./SIA.J.E. Le Mans. |
![]() SAE. |

![]() Numéro estampé sur un exemplaire fabriqué par THIBAULT en 1952. |
Il est intéressant de noter que les sous-casques fabriqués par BAHRMANN & Cie, et occasionnellement certains sous-casques fabriqués par THIBAULT, comportent un numéro estampé à froid, en bordure de celui-ci et au niveau d'une des deux fixations de la jugulaire. |
![]() Teinte extérieure. |
![]() Céléron peint. |
![]() Céléron. |
![]() Céléron. |
Les sous-casques sont tous de couleur kaki (sauf pour des fabrications destinées à la gendarmerie et à l'armée de l'air). Ils sont soit teintés dans la masse (en ce qui concerne les fabrications en nylon ou rilsan), soit peints ( ce qui est aussi le cas des premières fabrications en plastique). La peinture intérieure n'est pas systématique, voire partielle jusqu'au niveau de la suspension de coiffe.
Il est intéressant de noter que "FRANCK" a produit des sous-casques avec une peinture granuleuse (il n'est pas impossible qu'il y en ait d'autres).
![]() Sous-casque granité - FRANCK 1953. |
![]() Sous-casque granité - FRANCK 1953. |
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Le sous-casque type 1 du modèle 51 fut fabriqué de 1951 à 1954, le système de coiffe est identique à celui du liner des casques US M-1 model 41,43 et 51.
L'extérieur du sous-casque laisse apparaître la tête des rivets de fixation de la suspension de coiffe et des deux supports de la petite jugulaire en cuir. Ces têtes ( d'un diamètre de 9 mm) sont semi sphériques pour les rivets de coiffe et plats, légèrement plus grands (10 mm), pour les autres.
A environ 2 centimètres au-dessus du rivet avant se trouve un petit trou serti d'un œillet. Ce trou, hérité du liner du casque M-1, sans réelle utilité, ni utilisation, sera cependant maintenu jusqu'au bout.
La coiffe est assurée par une suspension "Riddel", copiée sur le liner du casque US M-1. Cette suspension est maintenue au liner à l'aide de six rivets mécaniques, renforcés d'une plaque en acier en forme de "A". Cette plaque est brute ou peinte en noir sur les sous-casques de type 1, elle peut être soit brute, soit peinte en noir ou vert sur les sous-casques de type 2 et 3. |
![]() Suspension de type Riddel. |
![]() Plaque de maintien riveté. |
![]() Détail suspension. |
![]() Détail suspension. |
![]() Plaques de maintien. |
![]() Rivet semi-sphérique. |
Comme sur le liner du casque US M-1, une dernière bande est fixée à l'arrière de la même manière que la suspension, à l'aide de trois rivets renforcés d'une plaque métallique chacun. Cette bande supporte la nuquière qui est fixée à chaque extrémité par deux boutons-pression. La nuquière est réglable par échange de cette pièce, ce qui sera très peu effectué dans la pratique, ce qui entraînera la simplification du type 2.
![]() Nuquière fixée par boutons-pression. |
![]() Détails des boutons-pression. |
![]() Détail du support de la nuquière. |
Le maintien et le réglage pour le tour de tête est obtenu grâce au bandeau de sudation, qui vient se fixer par l'intermédiaire de six agrafes plates sur la suspension. Ces "pinces de coiffe" sont en acier ou en laiton et sont de couleur brute ou peinte en noir sur les sous-casques de type 1, elles peuvent être soit brute, soit peinte en noir ou vert sur les sous-casques de type 2 et 3.
Ce bandeau est constitué d'une bande de tissu avec à l'une des extrémités une boucle plate, l'autre extrémité étant libre de manière à pouvoir se glisser dans la boucle (cette extrémité est traitée ou pas contre l'effilochement). Une bande en cuir marron foncé (ou fauve) est cousue sur cette bande de toile, recouvrant l'un des cotés (celui vers l'extérieur du casque), l'autre étant droit. Les agrafes sont passées entre le tissu et le cuir. A noter que le fil utilisé pour coudre le cuir sur le bandeau est assorti à la couleur du cuir.
![]() Boucle de réglage. |
![]() Boucle de réglage. |
![]() Agrafe de fixation. |
![]() Rivet plat de la fixation de jugulaire. |
![]() Ergot de fixation. |
Enfin le sous-casque est équipé d'une petite jugulaire en cuir de couleur marron, identique à celle du liner du casque US M-1. Celle-ci permettant le port du sous-casque seul et participant activement au maintien du sous-casque dans le casque lourd après passage par-dessus la visière. |
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Le deuxième type de sous-casque est presque identique au sous-casque premier type, si ce n'est que la bande nuquière n'est plus fixée par bouton-pression, mais désormais fixée de façon définitive par couture, rendant, de ce fait, tout réglage impossible. Le sous-casque de type 2 apparaît dès 1953 et sera produit jusqu'en 1960. |
![]() Nuquière cousue de manière définitive. |
![]() Détail couture. |
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![]() Configuration type 3. |
![]() Fixation bandeau de tête sur la nuquière. |
La principale caractéristique du sous-casque de type 3 est la suppression de la nuquière. La coiffe est désormais fixée plus bas dans le sous-casque. |
![]() Suppression de la nuquière. |
![]() Plaque de maintien et vis. |
![]() Ecrou. |
![]() Vis et écrous. |
![]() Suspension de type Riddel. |
![]() Boucle de réglage. |
![]() Agrafe de fixation. |
![]() Agrafe fixée. |
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Le lacet, permettant le réglage en profondeur de la suspension de la coiffe, est en coton tressé d'une longueur approximative de 27 centimètres. Il est soit simplement coupé sans terminaison anti-effilochage ou terminé proprement comme des lacets de chaussures (systématique pour le fabricant HR). On rencontre diverses épaisseurs, couleurs pour les lacets de coiffe.
![]() Lacet en place. |
![]() Diverses couleurs. |
![]() Lacets terminés avec anti-effilochage. |
La petite jugulaire en cuir du sous-casque s'inspire très largement du modèle américain, mais a la particularité d'être plus épaisse (de 1 à 2 millimètres).
Elle est fabriquée à partir d'une bande de cuir marron, d'une largeur de 1,2 centimètres, pour une longueur d'environ 45 centimètres. Le cuir présente, suivant les fabricants, de nombreuses nuances aussi bien dans l'aspect que dans les teintes. Sa longueur est en fait très largement supérieure à ce qui est nécessaire au port du sous-casque seul. Sa longueur permet de la passer par-dessus la visière du casque lourd ou par-dessus la nuquière. Cette lanière de cuir est repliée à une de ses extrémités et est rivetée, retenant boucle de maintien de forme triangulaire, l'autre extrémité est passée dans une boucle identique puis fixée par un rivet à une boucle de serrage.
La boucle de serrage est copiée sur la boucle à clip américaine, elle est fabriquée en acier, pouvant être bronzé noir, peint en kaki ou soit laissé brute.
A partir de 1961, le cuir sera de teinte verte, ainsi que la boucle (les jugulaires des sous-casques destinés à l'armée de l'air et la gendarmerie seront intégralement noires).
Les deux rivets aux extrémités sont en laiton peint, le plus souvent en brun (vert sur les jugulaires vertes). Certaines rares jugulaires ont été marquées d'un tampon à l'avers.
Durant les années 50, des jugulaires de casque modèle 26 ont été utilisées réglementairement pour palier le déficit de production.
![]() Exemple des diverses jugulaires que l'on peut rencontrer sur le casque TTA modèle 51. |
![]() Boucle de réglage. |
![]() Fixation boucle. |
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![]() Filet de véhicule.(Collection Cascophile) |
Dès le début de l'utilisation du casque TTA modèle 51, celui-ci fut employé avec divers filets afin d'améliorer le camouflage. Parmi eux, on retrouve au cours des années 50 beaucoup de filets M-44 US (Helmet Net, with Band), provenant des nombreux stocks de surplus américain. De plus, beaucoup de morceaux de filets de camouflage de véhicule furent utilisés, souvent accompagnés d'un morceau de chambre à air de véhicule pour un meilleur maintien. Le filet individuel TAP Mle 50 fut lui aussi très utilisé pour le camouflage du casque Mle 51. |
![]() Filet réglementaire. |
![]() Trame. |
![]() Lacet de fixation. |
Avec l'adoption en 1962 de la peinture anti-IR satinée, le couvre-casque "salade" fut largement employé afin de palier le manque de camouflage lié à la nouvelle peinture apposée sur les casques. |
![]() Salade, avec morceau de chambre à air. |
![]() Salade, avec morceau de joint de portière. |
![]() Détail découpe. |
![]() Face printemps/été. |
![]() Face automne/hiver. |
![]() Crochet de fixation. |
![]() Couvre-casque.(Collection Cascophile) |
![]() Couvre-casque.(Collection Cascophile) |
Il n'existe pas de couvre-casque à proprement parler pour le casque TTA modèle 51. Dans un premier temps, la capuche de la veste de saut bariolé Mle 56 fut beaucoup utilisé comme couvre-casque. |
![]() Couvre-casque. |
![]() Fabrication en 4 parties. |
![]() Lacet de fixation. |
![]() Vue de dessus. |
![]() Vue de dessous. |
![]() Fixation. |
![]() Tampon fabricant. |
Le couvre-casque moustiquaire est d'une conception très semblable au modèle US. Ce couvre-casque est fabriqué à partir de toile de couleur kaki clair pour la partie haute. Cette partie est confectionnée à l'aide de six morceaux de toile cousus à partir du centre du couvre-casque. |
![]() Moustiquaire. |
Les casques abîmés n'étaient pas détruits mais réparés (casques lourds et sous-casques). Sur la coque, les réparations les plus fréquentes sont le débosselage, la remise en place des pontets et des jugulaires.
Les jugulaires remisent en place sont souvent rivetées, même sur des types 2 ou 3, ce rivet étant différent du rivet éclaté utilisé sur les casques de type 1.
Si nécessaire, la coque était repeinte avec ou sans décapage préalable, dans ce cas elle reçoit un nouveau tampon du type décrit ci-dessous.
Les marquages attestant d'un reconditionnement furent :
- REN ou RENOV suivi de l'année, ENT XX identifiant l'exécutant.
- F.A. reconditionnement par l'armée de l'air (tampon rond avec l'année en dessous).
La réparation du sous-casque se limite à la réparation du système de suspension (détérioré par arrachement) et à une remise en peinture si nécessaire. La réparation de la suspension était difficile à cause des rivets fixes, d'où l'apparition des vis/écrous sur les sous-casques de type 3. Ces sous-casques reçoivent un tampon de rénovation identique à celui de la coque.
![]() Marquage de rénovation blanc (casque). |
![]() Marquage de rénovation noir (sous-casque). |
![]() Marquage de rénovation blanc (casque). |
![]() Rénovation Forces Françaises en Allemagne. |

![]() Jugulaire réparée. |
![]() Jugulaire réparée. |
![]() Sous-casque rénové. |
![]() Sous-casque rénové. |
![]() Sous-casque rénové. |
En 1952, les fabricants Franck et Dunois produisirent les premiers modèle 51 TTA, casques et sous casques, destinés à l'armée de l'air.
Le casque lourd de type 1 se distingue des fabrications pour l'armée par sa jugulaire de couleur bleue.
Le casque léger de type 1 était également peint en bleu, avec le bandeau de sudation de couleur beige, et avec jugulaire marron.
A priori, la jugulaire bleue est abandonnée dès fin 1952 et l'armée de l'air reçoit des casques lourds identiques à ceux de l'armée de terre (jugulaire kaki) et ceci jusqu'à la fin de son utilisation dans ce corps. A notre connaissance il n'existe aucun casque lourd de type 2 et 3 avec jugulaire bleu.
Le sous-casque passe au type 2 comme pour l'armée de terre et continu à être peint en bleu, avec bandeau de sudation marron foncé, et avec jugulaire marron.
Enfin les sous-casques type 3, fabriqués en matière plastique bleu teinté dans la masse, furent employés avec bandeau de sudation et jugulaire de couleur noir en théorie mais souvent marron (esprit de corps ou vieux stocks de rechanges ? La jugulaire reste marron).
Il existe de nombreuses variantes de ces sous-casques visibles sur la fiche annexe correspondante.

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![]() Type 1 |
![]() Type 2 |
![]() Type 3 |
![]() Gendarmerie départementale. |
![]() Sous-casque. |
La gendarmerie perçoit le casque TTA modèle 51 à partir de la fin des années 50, début des années 60. Les premières versions furent des casques de type 2 récupérés, pour ensuite être reconditionnés par les ateliers de corps. Ces premiers casques, récupérés par la gendarmerie, étaient décapés, repeints en bleu nuit, avec l'ajout de jugulaires bleues et l'ajout de fentes pour la fixation de la grenade. Les sous-casques bleus étaient récupérés auprès de l'armée de l'air. |
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L'apposition d'insignes sur les casques modèle 51 n'est pas prévu par le règlement, il a cependant été localement pratiqué. Les plus courants et systématiques sont l'ancre pour la coloniale, la flamme pour la légion, un parachute pour l'aéroporté, ... etc. |
![]() Infirmier.(Collection Cascophile) |
![]() Coloniale.(Collection Cascophile) |
![]() Infirmier. |
![]() Légion. |
![]() Infanterie de l'air. |
![]() Infanterie de marine. |
Quelques exemples :
- Le marquage ONU est soit "UN", soit le logo.
- La police militaire "PM", dans ce cas le sous casque est souvent peint en blanc.
- Peinture rouge pour les piquets incendie.
Les marquages n'étant pas réglementaire et par conséquent non-normé, on peut trouver beaucoup de variations (plus ou moins récentes, donc méfiance).


![]() Police militaire. |
![]() Sous-casque avec grade de capitaine. |
![]() Piquet incendie. |
| (Collection Cascophile) | ||
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