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Casque Modèle 34

Fiche

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Historique

C'est avec la chute de la royauté lors des élections municipales du 12 avril 1931 invitant le roi Alphonse XIII a abandonné le pouvoir, chose qu'il fera 3 jours plus tard espérant épargner une guerre civile à son pays, que la république deuxième du nom fut proclamée.
Bénéficiant d'un large soutien lors de sa création, tant le peuple espagnol souhaitait du changement, la nouvelle république espagnole s'effrita rapidement les mois suivants en raison des divers intérêts et courants, qui l'avaient mise en place, étaient trop contradictoires.
Ainsi dans cette forte instabilité, qu'éclatèrent des incidents, émeutes, grèves aux quatre coins du pays durant la période 1931 à 1936, pendant laquelle certaines provinces en profitèrent pour déclarer une large autonomie.
C'est à l'occasion d'une émeute armée menée par les syndicats de mineurs dans les Asturies en 1934, que le casque modèle 26 fit son triste baptême du feu lors de la sanglante répression organisée par l'armée.
En 1932, devant l'augmentation des émeutes et de l'insécurité ambiante qui régnait dans les villes sous contrôle des groupes révolutionnaires, que le gouvernement créa une milice chargée du maintien de l'ordre et de la répression de ces émeutes, parallèlement à l'augmentation des effectifs au sein de la "Guardia Civil".
Cette nouvelle milice, se plaçant entre l'armée et la "Guardia Civil", nommé "Guardia de asalto de la Republica" (garde d'assaut), fortement armée et préparé au combat rapproché et même au combat de rue.
C'est sans doute dans le but d'équiper cette nouvelle milice, que fut mis au point un nouveau casque par l'arsenal d'Eibar dans la province basque du Gipuzkoa calqué sur le casque modèle 26 "con ala" adopté en 1930.
De fabrication plus légère que le modèle 26 "con ala", ce nouveau casque était plus agréable à porter, offrant à son porteur une plus grande liberté de mouvement plus apte aux combats de rues.
Fabriqué à partir de 1934, sa production s'est arrêtée avec l'éclatement de la guerre civile, cependant il sera utilisé essentiellement durant la guerre civile et sera stocké après reconditionnement en 1943 pour le compte des réservistes jusqu'aux années 50.
Désigné comme casque Eibar, localité basque où il est supposé avoir été fabriqué dans l'arsenal de cette localité, il peut être désigné comme casque modèle 34 en rapport à son année d'adoption, ou comme modèle 38 en rapport à son année de distribution.

Modèle 26 con ala.
Modèle 26 "con ala".
Modèle 34. Modèle 34. Modèle 34.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Rivet creux.
Rivet creux.

La coque du casque modèle 34 est formée d'un bloc, par emboutissage progressif d'une feuille d'acier plus fine que celle employée dans la fabrication des casques modèle 26, expliquant pourquoi le casque modèle 34 est plus léger.
La forme de ce casque est plus allongée que son prédécesseur le casque modèle 26 "con ala", et son dôme est plus élevé pour permettre une meilleur aération du crâne. Aussi, le casque modèle 34 est plus effilé que le deux variantes du modèle 26 afin d'obtenir un meilleur contact entre la coiffe et la tête du porteur.
Ensuite, le casque est percé en son sommet pour la fixation de la coiffe à l'aide d'un rivet sommital (c'est d'ailleurs ce seul rivet qui permet de différencier extérieurement et en un seul coup d'œil le casque modèle 34 d'un casque modèle 26 "con ala".
Les casques modèle 34, fabriqués avant et durant la guerre civile, étaient peints de couleur kaki marron et ne possédaient pas la fixation pour l'insigne de l'armée de terre ("Ejército de Tierra").
Le premier modèle de casque est peint en brun et le rivet qui maintient la coiffe est creux.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Support insigne franquiste.
Support insigne franquiste.

On reconnaît les casques restaurés après la guerre civile par leur couleur vert kaki et l'ajout d'une petite patte métallique, coudée en son centre et fixée à la coque par deux points de soudures électrique. Ce support de fixation servait à la fixation de l'insigne franquiste créé en 1943.

Insigne Franquiste.
Insigne Franquiste.

La coiffe :

Rivet de fixation.
Rivet de fixation.
Armature métallique.
Armature métallique.
Point de fixation.
Jointure cerclage.
Fixation cerclage.
Fixation cerclage.
Rivet.
Rivet.

La coiffe est constituée de quatre pattes en cuir, découpées en forme de "T", comportant à leur base un trou pour le passage du lacet de réglage en profondeur. Ces quatre pattes en cuir, comportant un petit morceau de feutre cousu en leur centre afin de protéger le cuir du contact abrupte du rivet de fixation, sont fixées à un cerclage en cuir par couture.
Ce cerclage en cuir est fixée sur un cerclage métallique, lui même fixé à deux arceaux croisés. La fixation du cerclage métallique, de la coiffe en cuir sur son cerclage en cuir et des deux arceaux métalliques est effectuée aux quatre points cardinaux à l'aide de rivets mécaniques.
Les deux arceaux, percé en leur centre, permettent la fixation de la coiffe au fond de la bombe à l'aide d'un rivet mécanique sommital. La fixation de la coiffe sur son armature métallique est aussi renforcée par un épais rond de cuir.

Patte de coiffe - revers.
Patte de coiffe - revers.
Patte de coiffe.
Patte de coiffe.
Coiffe.
Coiffe.

A noter que le rivet sommital d'une production d'avant la guerre civile comporte un petit trou au niveau de la tête, alors que les rivet de fixation des casques reconditionnés à partir de 1943 ont une tête parfaitement plate.

La jugulaire :

Patte rivetée.
Patte rivetée.
Passant.
Passant.
Autre modèle de passant.
Autre modèle de passant.
Boucle à ardillon.
Boucle à ardillon.
Jugulaire fixée.
Jugulaire fixée.

La jugulaire, identique à celle posée sur les variantes du casque modèle 26, est composée de deux parties, fabriquée à partir de deux bandes de cuir (de couleur noire ou marron) large de 1,4 centimètres. La partie la plus longue, mesurant environ 38 centimètres, comporte environ 6 trous pour se fixer à la boucle à ardillon fixée à l'extrémité de la partie la plus courte, mesurant environ 15 centimètres.
La jugulaire est fixée au casque à deux passants mobiles, constituées d'une boucle rectangulaire, dont la base est prise dans une patte en laiton repliée sur elle-même. Ce support en laiton est ensuite percé afin de pouvoir être riveté aux rivets latéraux du cerclage de la coiffe.

En raison du reconditionnement effectué après la guerre civile, on peut rencontrer des passants de jugulaire différents sur un même casque : un pouvant avoir été changé, ou même les deux avec deux passants différents.