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Casque Modèle 53 - Police

Fiche

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Présérie.
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1er type.
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2ème type.

Historique

Casque Mle 36 de la Sureté nationale.
Casque Mle 26 de la police de Vichy.
Casque Mle 36 de la Préfecture de police de Paris.
Casque Mle 36 de la Préfecture de police de Paris.
Casque Mle 26 de la police de Vichy.
Casque Mle 36 de la Sureté nationale.

Contrairement à la Gendarmerie qui est un corps militaire, en France, la police est un corps civil. Le maire a le pouvoir de police dans sa commune, c'est pourquoi, avant la guerre, la police est municipale, sauf à Paris où elle dépend de l'état sous l'autorité du préfet de police. La loi du 5 avril 1884, définit les compétences de la police municipale : le maire nomme les agents et inspecteurs de police qui ont donc le statut d’agents communaux, alors que les commissariats de police municipale sont dirigés par des commissaires nommés par le gouvernement. Il existe en outre, des commissaires cantonaux nommés par le Préfet dans les villes de moins 6 000 habitants et par le Président de la République pour les villes de plus de 6 000 habitants. Enfin, des commissaires départementaux coiffent l'ensemble du dispositif.
Cependant, dans les années 30, certains maires de grandes villes, comme Nice, Strasbourg, Metz et Toulouse, demandent et obtiennent l'étatisation de leur police.
Par la loi du 23 avril 1941, le Gouvernement de Vichy étatise d'autorité les polices municipales des communes urbaines (plus de 10 000 habitants), où les anciens policiers municipaux prennent le nom de gardiens de la paix et sont désormais recrutés par l'état.
Ce nouveau corps prend l'appellation de "Police nationale" et est placé sous l'autorité des préfets au lieu des maires, sauf pour la police parisienne, qui reste sous l'autorité du préfet de police de Paris. Les structures de la police sont alors remaniées et ses diverses missions clairement identifiées : police judiciaire, renseignements généraux (RG) et sécurité publique. Le territoire est réparti en trois échelles d'autorité: la région est associée au préfet de région, le district (un département) au préfet, la circonscription au commissaire. Cette organisation sera conservée sous les IVe et Ve Républiques. En 1944 cette administration prend le nom de Sûreté Nationale. Parallèlement, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR) donnent naissance aux Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).
Finalement, la loi du 10 juillet 1966 crée l'actuelle Police nationale en y incluant la Préfecture de police de Paris.

Casque modèle 45 des CRS.
Casque modèle 45 "Jeanne d'Arc" des CRS.

Au début des années 50 on trouve donc la Direction de la Sureté Nationale, dont dépendent les polices urbaines et les CRS et la Préfecture de police de Paris (PP) dépendant directement du ministre de l'intérieur.
Ils sont équipés :
    - pour la préfecture de police, du casque modèle 36 (modèle 26 allégé).
    - pour les CRS depuis 1948, d'une version spécifique du casque modèle 45.
    - pour les autres du modèle 26 dans sa version police.
La préfecture de police se dote alors d'un nouveau matériel anti-émeute, parmi lequel un casque antichoc, moulé en fibre de verre imprégnée de résine thermodurcissable phénolique (bakélite).
Un prototype est d'abord élaboré qui reprend la forme d'un liner M1 aux bords évasés. La coiffe est celle du Mle 51, les tétons de jugulaire sont déplacés au bout de deux flasques triangulaires en cuir. La jugulaire est à deux points d'attache. Un passant en cuir formant mentonnière lui est adjoint. Le casque est coiffé d'un cimier type Adrian en aluminium. Il est destiné à absorber les coups par déformation et abrite deux trous d'aération.[La présérie]

Le casque de série, dénommé casque de police modèle 53, est présenté à la presse le 15 février 1954. Il a été fabriqué par la Manufacture d'isolants et d'objets moulés (M.I.O.M) de Vitry sur Seine (93). C'est une filiale de la CGE spécialisée dans le moulage en "Cégéite", une bakélite élaborée par la CGE. Elle en extrapole conjointement, un sous-casque destiné aux casques modèle 51 faisant partie du matériel d'intervention de la police judiciaire parisienne.
La forme de ce casque de série est un peu moins évasée que celle du prototype, la coiffe de type "Riddel" est en toile kaki avec bandeau de sudation en cuir jaune. Les tétons de jugulaire sont revenus à leur place classique, mais ils sont protégés par une plaque de caoutchouc mousse. La jugulaire est désormais quatre points, avec mentonnière, maintenue à l'arrière par deux passants de cuir enfilés sur la sangle nuquière. Un tampon amortisseur rond en caoutchouc mouse est d'autre part collé dans le sommet de la bombe. Deux trous sur l'avant, accueillent l'attribut de la préfecture de police.
Les fabrications ultérieures de ce casque, à partir de 1954, sont légèrement différentes. La forme devient plus proche du sous casque modèle 51, la bakélite utilisée devient de plus en plus rigide et épaisse au fil du temps. Sur les dernières fabrications la trame de la fibre n'apparaît plus, le casque offre une surface lisse et brillante. La toile employée pour la coiffe est bleu marine, le bandeau reste en cuir jaune. La sangle nuquière est réglable par une boucle. La dotation de ce casque est étendue en 1960 aux CRS, et progressivement aux autres polices urbaines.
Devenu célèbre suite aux évènements de Mai 68, le modèle 53 se verra adjoindre une visière bulle amovible en plexiglas en 1970. Il est remplacé dans au début des années 90 par le casque modèle 1991 plus moderne, comparable au G1 de la Gendarmerie. Cependant, il reste en dotation dans les unités à l'entrainement dans les casernes non encore équipées de modèles plus récents.

Casque modèle 53. Casque modèle 53. Casque modèle 53.
Casque modèle 53. Casque modèle 53. Casque modèle 53. Casque modèle 53.

Constitution

La coque :

1er type.

Profile gauche.
Profil gauche.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Fixation de l'attribut.
Fixation de l'attribut.
Tampon amortisseur et aération.
Tampon amortisseur et aération.

La coque est moulée d'une seule pièce en fibre de verre enduite de "Cégéite" teintée en bleu nuit dans la masse. La "Cégéite" est une bakélite (résine phénolique thermodurcissable) dont le brevet appartient à la compagnie générale d'électricité (CGE). La trame du tissu en fibre de verre est très apparente sur toute la surface de moulage, tant intérieure qu'extérieure. La forme est intermédiaire entre les liners M-1 et modèle 51.
Elle est surmontée d'un cimier de type Adrian en aluminium, maintenu par quatre attaches parisiennes. Il mesure 27 cm de long pour 5 cm à sa partie la plus large. Il recouvre deux trous d'aération de 5 mm de diamètre percés de part et d'autre du tampon amortisseur. Celui-ci est un rond de caoutchouc mousse noir, de 65 mm de diamètre et de 10 mm d'épaisseur, revêtu de sa peau de moulage. Il est collé au sommet de la bombe.
La coque est percée par ailleurs, des neuf trous traditionnels qui reçoivent les rivets de la coiffe. Deux autres trous latéraux reçoivent les tétons de jugulaire, tandis que deux trous frontaux sont destinés aux pattes de l'attribut de la préfecture de police. Enfin un dernier trou, sur le coté droit, reçoit le rivet maintenant la patte de transport au ceinturon.

2ème type.

Profil gauche.
Profil gauche.
Crête et aérations.
Crête et aérations.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Fixation de l'attribut.
Fixation de l'attribut.
Intérieur de la crête et tampon amortisseur.
Intérieur de la crête et tampon amortisseur.

La coque du casque modèle 53 du 2ème type est un peu plus sphérique et moins évasée. La visière est plus courte. La forme se rapproche plus du sous-casque modèle 51.
Une arête est moulée sur le haut de la coque, elle est recouverte par le cimier. Celui-ci est dorénavant fixé par des rivets tubulaires est du fait de forme moins effilée de la bombe, il mesure 30 cm de long pour 5 cm à sa partie la plus large. A l'intérieur le moulage en creux de cette arête, forme une rigole dans la quelle sont percés les deux trous d'aération.
Le tampon amortisseur est de 70 mm de diamètre. Il peut parfois occulter les trous d'aération, mais l'air circule quand même par la rigole.
Au fil du temps, la bakélite est de plus en plus épaisse et la fibre de verre de ce fait moins visible. Les dernières fabrications offrent une surface lisse et brillante. Le reste est inchangé.
Les toutes dernières fabrications, n'ont plus de trous pour l'attribut, celui-ci étant autocollant.

La coiffe :

1er type.

Suspension de type Riddel.
Suspension de type Riddel.
Tampon amortisseur latéral (recto).
Tampon amortisseur latéral (recto).
Tampon amortisseur latéral (verso).
Tampon amortisseur latéral (verso).
Nuquière et passants de jugulaire.
Nuquière et passants de jugulaire.
Passant fixé par couture.
Passant fixé par couture.
Rivet de fermeture du passant.
Rivet de fermeture du passant.
Bandeau de sudation.
Bandeau de sudation.
Lacet de réglage.
Lacet de réglage.

La coiffe est la même que celle du sous-casque modèle 51 du 1er type. Constituée d'une suspension type "Riddel", elle est confectionnée en ruban de toile à chevrons kaki, de 25 mm de large.
Le support de coiffe est formé par un ruban circulaire sur le quel, les extrémités des trois rubans en V sont fixées par six rivets-œillets. L'ensemble est maintenu dans la bombe par six rivets tubulaires, se refermant à l'intérieur sur six plaques de maintien triangulaires. Un ruban, sur lequel la sangle nuquière est maintenue par quatre pressions, est fixé de la même manière en trois points. Deux passants de 3 cm de passage, formés par une bande de cuir marron de 15 mm de large, maintenue pliée par un rivet, sont enfilés sur le ruban support de nuquière. Ils sont fixés sur celui-ci, de part et d'autre de la nuquière, par deux coutures en zigzag. Enfin une plaque de caoutchouc mousse noir, de dimension 80 x 30 mm et de 4 mm d'épaisseur, est fixée par deux rivets éclatés, sur le ruban support de coiffe au niveau des tempes.
Le bandeau de sudation, est en basane de cuir beige cousue sur un ruban de toile kaki de 60 cm, se refermant par une boucle coulissante, permettant de régler le tour de tête. Il est fixé au support de coiffe par six pinces métalliques non peintes. Les rubans en V sont solidarisés, au sommet de la coiffe, par un lacet de nylon kaki sans embout, permettant de régler la profondeur de coiffe.

2ème type.

Suspension de type Riddel.
Suspension de type Riddel.
Tampon amortisseur latéral (recto).
Tampon amortisseur latéral (recto).
Tampon amortisseur latéral (verso).
Tampon amortisseur latéral (verso).
Nuquière et passants de jugulaire.
Nuquière et passants de jugulaire.
Rivet de fermeture du passant et boucle de réglage de la nuquière.
Rivet de fermeture du passant et boucle de réglage de la nuquière.
Passant libre.
Passant libre.
Boucle de réglage de la nuquière.
Boucle de réglage de la nuquière.
Lacet de réglage.
Lacet de réglage.
Bandeau de sudation.
Bandeau de sudation.
1955, passant cousu.
1955, passant cousu.
1958, un rivet est commun.
1958, un rivet est commun.

La coiffe de 2ème type est identique à l'exception de quelques détails.
La toile employée est de couleur bleu marine, y compris pour le bandeau de tour de tête dont le cuir reste beige. Les pinces sont laquées noir. Sur les dernières fabrications, la coiffe est maintenue par des rivets éclatés. La nuquière n'est plus fixée par des boutons pressions, mais cousue. D'autre part, elle est réglable à l'aide d'une boucle coulissante. Les passants de cuir ne sont plus cousus sur la nuquière et peuvent coulisser librement. Toujours en lanière de 15 mm de large, leur passage utile varie de 30 mm à 45 voire 50 mm, suivant les fabricants et les époques.
On peut trouver quelques exceptions sur des fabrications précoces. Par exemple, sur un casque de 1955, des passants immobilisés par coutures, ou encore, en 1958, une nuquière rivetée, dont l'un des rivets ferme, de chaque coté, le passant et le maintient en place.

Passant de grande taille.
Passant de grande taille.
Fabrication tardive, rivet éclaté.
Fabrication tardive, rivet éclaté.

La jugulaire :

1er type.

Jugulaire, recto verso.
Jugulaire, recto verso.
Courroie arrière, recto verso.
Courroie arrière, recto verso.
Courroie arrière, bande centrale.
Courroie arrière, bande centrale.
Mentonnière, recto verso.
Mentonnière, recto verso.
Patte de port au ceinturon, recto verso.
Patte de port au ceinturon, recto verso.
Mentonnière PI 55, recto verso. Mentonnière PI 55, recto verso. Mentonnière PI 55, recto verso.
Les mentonnières montées sur les casques du fabricant PI en 1955, sont dépourvues de rivet de renfort.

La jugulaire est fabriquée en lanière de cuir marron de 15 mm de large. Elle se compose d'une jugulaire proprement dite et d'une mentonnière maintenue vers l'arrière par une sangle. Ces deux éléments sont réglables grâce à des boucles coulissantes.
    - La jugulaire proprement dite est en deux parties. Elle se fixe au deux tétons rivetés sur la coque à l'aide d'attaches en fil d'acier, de type modèle 51 sans rouleau. Une première partie de 10 cm, enchape une attache à une extrémité. L'enchapure est fermée par un rivet. A l'autre extrémité, à 1 cm du bout, est sertie la partie mâle d'un bouton pression à cylindre de 10mm.
La deuxième partie mesure 40 cm. A une extrémité est enchapée une boucle coulissante noire, de dimension 21 x 21 mm, maintenue par un rivet. L'extrémité libre, après être passée dans l'autre attache, traverse la boucle coulissante. A 1 cm du bout est sertie la partie femelle du bouton pression de 10mm, permettant de refermer la jugulaire.
La mentonnière est une lanière dont les deux extrémités sont retournées et rivetées de manière à former un passant. Elle mesure 15 cm de longueur utile. Sur chaque passant est sertie la partie mâle d'un bouton pression à cylindre de 10 mm.
    - La sangle arrière est destinée à solidariser la mentonnière, en se boutonnant sur ses pressions, avec l'arrière du casque, en coulissant dans les deux passants de cuir fixés à la nuquière de la coiffe. Elle est composée de quatre parties. Une première de 5 cm enchape, grâce à un rivet, une boucle ovale en fil d'acier noir de 20 x 10 mm. A 1cm du bout est sertie la partie femelle d'un bouton pression de 10 mm. La deuxième partie mesure 25 cm. A une extrémité est enchapée une boucle coulissante noire, de dimension 21 x 21 mm, maintenue par un rivet. L'extrémité libre après être passée dans la boucle ovale, traverse la boucle coulissante et est fixée par deux coutures en zigzag, sur la troisième partie qu'elle chevauche de 2 cm. Cette partie, qui est en contact avec la nuque du porteur, est en cuir plus souple et plus épais. Elle mesure 11 cm. Enfin une quatrième partie prolonge le tout. Elle mesure 20 cm, elle est cousue à la troisième partie et possède une pression femelle dans les mêmes conditions que précédemment.
    - Le crochet de port au ceinturon est constitué des mêmes matériaux que la jugulaire. Une languette de cuir de 7 cm est rivetée au bord droit du casque. Son extrémité enchape une attache de jugulaire en fil d'acier à l'aide d'un rivet. Cette attache est destinée à être passée dans le crochet du ceinturon.
Toutes les têtes de rivets et de pressions ainsi que les attaches de jugulaire sont laquées marron.

2ème type.

Jugulaire, verso.
Jugulaire, verso.
Jugulaire, recto.
Jugulaire, recto.
Courroie arrière, recto verso.
Courroie arrière, recto verso.
Mentonnière étroite (10 mm), recto verso.
Mentonnière étroite (10 mm), recto verso.
Mentonnière large (15 mm), recto verso.
Mentonnière large (15 mm), recto verso.
Patte de port au ceinturon, recto verso.
Patte de port au ceinturon, recto verso.
Mentonnière PI 55, recto verso. Mentonnière PI 55, recto verso. Mentonnière PI 55, recto verso.
Les mentonnières montées sur les casques du fabricant PI en 1955, sont dépourvues de rivet de renfort.

La jugulaire du 2ème type, tout en étant identique dans son ergonomie, diffère dans la fabrication.
Elle est toujours fabriquée en lanière de cuir marron de 15 mm de large. On peut cependant trouver rarement des lanières de 12 à 14 mm de large.
    - La jugulaire proprement dite est en deux parties. Elle se fixe au deux tétons rivetés sur la coque à l'aide d'attaches en fil d'acier, de type modèle 51 sans rouleau.
Une première partie de 11 cm, enchape une attache à une extrémité. L'enchapure est fermée par un rivet. A l'autre extrémité, est sertie la partie mâle d'un bouton pression à cylindre de 10 mm.
La deuxième partie mesure 40 cm. A une extrémité est enchapée une boucle coulissante noire, de dimension 21 x 21 mm, maintenue par un rivet. L'extrémité libre, après être passée dans l'autre attache, traverse la boucle coulissante. Au bout est sertie la partie femelle du bouton pression de 10 mm, permettant de refermer la jugulaire.
La mentonnière est une lanière de 15 mm de large dont les deux extrémités sont retournées et rivetées de manière à former un passant. Elle mesure 18 cm de longueur utile. Coté intérieur, entre les deux passants, elle est doublée par un rembourrage arrondi recouvert de cuir fin. Sur chaque passant est sertie la partie mâle d'un bouton pression à cylindre de 10 mm. On peut trouver des mentonnières plus fines de seulement 10 mm de large.
    - La sangle arrière est destinée à solidariser la mentonnière, en se boutonnant sur ses pressions, avec l'arrière du casque, en coulissant dans les deux passants de cuir fixés à la nuquière de la coiffe. Elle n'est plus composée que de deux parties. Une première de 5 cm enchape, grâce à un rivet, une boucle ovale en fil d'acier noir de dimension 20 x 10 mm. Au du bout est sertie la partie femelle d'un bouton pression de 10 mm. La deuxième partie mesure 42 cm. A une extrémité est enchapée une boucle coulissante noire, de dimension 21 x 21 mm, maintenue par un rivet. L'extrémité libre après être passée dans la boucle ovale, traverse la boucle coulissante. L'autre extrémité possède une pression femelle dans les mêmes conditions que précédemment.
    - Le crochet de port au ceinturon est constitué des mêmes matériaux que la jugulaire. Une languette de cuir, plus courte que sur le type 1, est rivetée au bord gauche du casque (bord droit sur le type 1). Sa longueur varie, de 5 cm dans les années 50, à 4,5 cm ensuite. Son extrémité enchape une attache de jugulaire en fil d'acier à l'aide d'un rivet. Cette attache est destinée à être passée dans le crochet du ceinturon.
Toutes les têtes de rivets et de pressions sont laquées marron, alors que les attaches de jugulaire sont noires.

Sous-casque pour le modèle 51 de la police de Paris :

Vue 3/4 avant.
Vue 3/4 avant.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Coque modèle 51 avec attribut de la préfecture de police.
Coque modèle 51 avec attribut de la préfecture de police.
Photo d'époque, noter l'absence de jugulaire.
Photo d'époque, noter l'absence de jugulaire.

La police judiciaire de la préfecture de police de Paris, dispose à l'intérieur de ses véhicules, de lots de matériels offensifs et défensifs, utilisés surtout en cas de siège. Il comprend des armes, des lances grenades, des haches, des plastrons de protection et des casques.
Ces derniers sont des coques modèle 51 spécialement fabriquées, peintes en noir et munies de l'attribut de la préfecture de police. Pour leur port, la société MIOM extrapole un sous-casque, de son casque modèle 53 du 1er type.
Il s'agit donc d'un type 1 sans cimier et sans attribut. La coiffe et la jugulaire sont inchangées. Cependant les photos d'époque montrent que la jugulaire était démontée, car certainement trop compliquée pour un sous-casque. L'exemplaire examiné, en est dépourvu. Les tampons amortisseurs sont présents. La sangle de port au ceinturon est absente et la perforation prévue pour sa fixation est occultée par un rivet.

Les fabricants :

Les fabricants et l'année du marché sont indiqués par un tampon apposé à la peinture blanche dans la bombe.
Les casques modèle 53 du 1er type sont exclusivement fabriqués par la "MANUFACTURE D'ISOLANTS ET D'OBJETS MOULES" (MIOM), filiale de la CGE.
Les casques modèle 53 du second type viennent de plusieurs fabricants. Le plus prolifique est certainement la société "PETITCOLLIN" célèbre pour ses casques de pompiers, dont l'usine d'Etain est devenue la coopérative ouvrière CECOTRAT LIS en 1978.
Vient ensuite "MANOVER", puis quelques petits fabricants : PI, SIDAG, SPR et un dernier non identifié.

MIOM 1953.
MIOM 1953.
P.I. 1955.
P.I. 1955.
S.P.R. 1955.
S.P.R. 1955.
Non identifié 1961.
Non identifié 1961.
PETITCOLLIN 1961.
PETITCOLLIN 1961.
PETITCOLLIN 1963.
PETITCOLLIN 1963.
PETITCOLLIN 1972.
PETITCOLLIN 1972.
PETITCOLLIN 1975.
PETITCOLLIN 1975.
CECOTRAT L.I.S. 1981.
CECOTRAT L.I.S. 1981.
SIDAG 1973.
SIDAG 1973.
MANOVER 1957.
MANOVER 1957.
MANOVER 1958.
MANOVER 1958.
MANOVER non daté.
MANOVER non daté.

Les attributs :

Préfecture de police de Paris, jusqu'en 1970.
Préfecture de police de Paris,
jusqu'en 1970.
Sureté Nationale jusqu'en 1969.
Sureté Nationale,
jusqu'en 1969.
Police Nationale à partir de 1969 et 1970.
Police Nationale,
à partir de 1969 et 1970.
CRS.
CRS.

Les 2 modèles d'attribut des CRS.
Les 2 modèles d'attribut des CRS.

Dans les années 50, les casques modèle 53 portent trois attributs différents : l'écusson de la préfecture de police pour la police parisienne, celui de la Sureté Nationale pour les autres corps urbains et le flambeau pour les CRS.
Le nouvel écusson de la Police Nationale, remplace celui de la Sureté Nationale en 1969 et celui de la préfecture de police en 1970.
Les CRS conservent le flambeau, cependant pour les distinguer facilement dans les manifestations, leur casque est orné, à partir de 1970, de deux liserés jaunes en ruban adhésif. Il existe deux modèles d'attaches pour les flambeaux, un avec les languettes classiques et un autre avec des attaches parisiennes.
Dans les toutes dernières années un insigne autocollant imprimé de la Police Nationale, a été utilisé.

CRS, bandes jaunes à partir de 1970.
CRS, bandes jaunes, à partir de 1970.
Attribut PN autocollant.
Attribut PN autocollant.

Les accessoires :

Lunettes Cébé.
Lunettes Cébé.
Sangle en caoutchouc.
Sangle en caoutchouc.
Vue de face.
Vue de face.

Jusqu'en 1969, le casque est porté dans les manifestations avec des lunettes dites "anti-gaz", pour la protection des yeux.
Les plus répandues sont de marque Cébé, à deux verres distincts, mais d'autres modèles à verre unique, sont aussi portées.

Visière bulle.
Visière bulle.
Visière en place.
Visière en place.
Vue arrière.
Vue arrière.
Joint en caoutchouc mousse, encoche pour le cimier.
Joint en caoutchouc mousse, encoche pour le cimier.
Gouttière emboitée sur le casque.
Gouttière emboitée sur le casque.
Détail de la fixation du bracelet élastique.
Détail de la fixation du bracelet élastique.

En 1970 apparaît une visière amovible en plexiglas.
Elle est constituée par une gouttière en plastique noir qui s'emboite sur l'avant du casque où elle est maintenue par un fort bracelet élastique bleu.
La visière proprement dite, s'y articule, pouvant adopter la position baissée ou relevée.
C'est une bulle de plexiglas bordée dans sa partie supérieure par un joint de caoutchouc mousse.

Ces deux accessoires, lunettes et visière, sont communs avec la Gendarmerie.

La présérie.

Vue de dessous.
Présérie et 1er type, France-soir du 15.2.54.

Sur la photo de presse de France-soir du 15 février 1954, relatant la perception par la Police Parisienne des nouveaux matériels de maintien de l'ordre, un des gardiens est coiffé d'un casque de présérie et l'autre d'un casque du 1er type. Ceci confirme que les deux types de casque ont cohabité en service.

Le casque de présérie, bien que pratiquement semblable aux modèles de série, en diffère cependant par quelques détails remarquables, au niveau de la bombe et de la jugulaire.

Vue de dessous.
Vue de 3/4.

La bombe

Vue de face.
Vue de face.
Vue de profile.
Vue de profil.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Le fond est plat et dépourvu de tampon amortisseur.
Le fond est plat et dépourvu de tampon amortisseur.
Rivets de cimier.
Rivets de cimier.
Attaches de l'attribut.
Attaches de l'attribut.
Variante avec perforations latérales.
Variante avec perforations latérales.

La bombe du casque de présérie est plus évasée et plus enveloppante. La découpe des bords est plus proche du M1 que les casques de série qui tendent plutôt vers la forme du sous-casque mle 51. Le fond de la bombe est dépourvu de la crête de positionnement du cimier et du tampon amortisseur.
Certains casques possèdent sur les ailes, un gros œillet, qui remplit le même rôle que les perforations similaires des casques mle 26 de la Police Parisienne.

A noter que la coiffe est celle du mle 51 1er type de l'Armée de l'Air et ne possède pas de passants de cuir pour le maintien d'une sangle postcrânienne, le casque de présérie en étant dépourvu.

La coiffe est celle du mle 51 1er type de l'Armée de l'Air.
La coiffe est celle du mle 51 1er type de l'Armée de l'Air.

La jugulaire.

Rivets de fixation du flasque en cuir.
Rivets de fixation du flasque en cuir.
Flasque en cuir.
Flasque en cuir.
Têton de jugulaire.
Têton de jugulaire.
Jugulaire complète avec sa mentonnière.
Jugulaire complète avec sa mentonnière.
Parties latérales de la jugulaire.
Parties latérales de la jugulaire.
Détail des boutonnières.
Détail des boutonnières.

La jugulaire est totalement différente des modèles de série. Elle ne comporte pas de sangle postcrânienne et elle se fixe par deux attaches triangulaires du type mle 51. Les tétons de jugulaire sont déplacés au bout de deux flasques triangulaires, en cuir. Ces flasques sont fixés de chaque coté de la bombe par 3 rivets tubulaires.
La jugulaire proprement dite est constituée d'une sangle dont une extrémité est rivée sur une boucle coulissante en H, type mle 26. L'autre extrémité, après être passée dans l'attache triangulaire droite, traverse la boucle coulissante puis l'attache gauche et enfin se referme sur elle-même par un bouton en aluminium introduit dans deux des quatre boutonnières taillées dans le cuir.
Une sangle en cuir formant mentonnière, dont chaque extrémité est cousue en forme de passant, y est également enfilée.

Exemple.

Casque de présérie modifié.

Casque de présérie modifié. Casque de présérie modifié. Casque de présérie modifié.

Ce casque de présérie a été retrouvé au commissariat d'Ivry sur Seine à la fin des années 90. Il a fait l'objet d'une mise au standard du 2ème type, destinée à prolonger son utilisation opérationnelle.
La jugulaire a été déposée et les flasques de cuir soigneusement dérivetés, laissant les six trous latéraux libres. Deux gros rivets à téton support de jugulaire, sont posés de chaque côté dans le trou central. Une patte de port au ceinturon est rivée dans le trou avant gauche. Les trois trous inutilisés sont bouchés par des rivets tubulaires plus petits.
Les deux passants en cuir habituels sont positionnés sur la nuquière, et une jugulaire mentonnière du second type est montée sur le casque.
Un tampon amortisseur est collé au fond de la coque. Seules, les deux protections latérales en mousse n'ont pas été ajoutées à la coiffe.

Côté droit.
Côté droit.
Côté gauche.
Côté gauche.
Côté gauche.
Côté gauche.
Passants de la sangle post-crânienne.
Passants de la sangle post-crânienne.
Détails d'un passant.
Détails d'un passant.
Tampon amortisseur.
Tampon amortisseur.