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Casque Fedayin Saddam

Fiche

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Historique

Observé pour la première fois début 2003 sur une vidéo diffusée par la chaine Aljazeera (dont est extraite la photo avec le véhicule ci-dessous), ce casque a intrigué aussi bien les autorités que les collectionneurs de casques.
Ce n'est qu'en avril 2003, lors de la bataille de Bagdad, que des soldats américains appartenant à 3ème division US découvrent dans la cour d'une école, une centaine de ces casques abandonnés. Quelques rares combattants équipés de ce casque, seront par la suite capturés, confirmant son existence ainsi que la nature des soldats à qui il était destiné. Tous ces casques ont bien entendu été conservés et ramenés aux États-Unis par les soldats américains en guise de trophée.
La ressemblance avec le casque du personnage de Dark Vador, dans la saga "la guerre des étoiles", est évidente et il ne fait aucun doute qu'il a directement inspiré sa réalisation. Le responsable du matériel de l'armée irakienne chargé d'équiper les "Fedayin Saddam", tenait à les munir d'un casque particulièrement impressionnant, propre à susciter la peur et le respect de la population Irakienne. Son choix s'est très logiquement porté sur le casque de Dark Vador. Oudaï, fils aîné de Saddam Hussein, aurait été un grand fan de la saga.
Mais qui sont ces Fedayins ?
Le mot Fedayin définissait dans un premier temps les combattants Palestiniens qui menaient des actions de guérilla en Cisjordanie, souvent à partir des pays voisins. Les fedayin (aussi écrit feddayin, pluriel de feda'i qui signifie "celui qui se sacrifie pour quelque chose ou quelqu'un", martyr) sont de petits groupes de commandos palestiniens ne reconnaissant pas Israël et qui s'y opposent par les armes. Souvent mentionnés dans les années 1970, ils sont à la base des mouvements comme le Hamas, ou le Jihad islamique. La signification du mot a ensuite été étendue à l'ensemble des combattants arabes opérants de la même manière dans de nombreux pays.
En Irak, les "Fedayin Saddam" sont créés en 1995. Il s'agit d'une milice paramilitaire loyale au parti Baas et non intégrée à l'armée régulière Irakienne. Ils dépendent directement du palais présidentiel et sont commandés par Oudaï, fils ainé de Saddam Hussein. Il ne s'agit pas d'une force d'élite, ils sont souvent mal formés, et ne possèdent pas d'armes lourdes. Ils font néanmoins partie des organisations les plus fidèles au régime de Saddam Hussein, ce sont pour l'essentiel des Musulmans Sunnites et sont fiables pour les opérations d'intimidation et d'assassinat contre les opposants politiques. Certaines rumeurs parlent de massacre extrajudiciaire commis par l'organisation, en particulier une campagne d'anti-prostitution, dans laquelle plus de deux cents femmes auraient été exécutées.
Pour replacer cette milice au milieu des autres organisations gouvernementale, voici la liste des organisations paramilitaires non intégrées à l'armée.
Au plus près du dictateur, on trouve les plus fidèles : al-Mourafikin (l'unité des compagnons). Composée de quelques dizaines d'hommes, elle fournit à Saddam ses gardes du corps. Ils sont très bien entraînés et aussi loyaux qu'il est possible puisque beaucoup sont des orphelins, sauvés de la rue par le dictateur. Ensuite, l'amn el-Khass, la "sécurité privée" dirigée par le fils préféré Qoussaï. Elle compte de 8 000 à 10 000 hommes, chargés de la protection de Saddam. Puis la Garde républicaine spéciale (20 000 hommes) et la Garde républicaine au sens large (60 000 hommes). Et enfin, les 30 000 à 40 000 hommes des "Fedayin Saddam", unité organisée par le fils aîné, cagoulée de blanc ou de noir selon les saisons, et chargée notamment de la répression. Le dernier élément de l'organisation sécuritaire est la moukhabarat, la police secrète, omniprésente.

Casque modèle 80/03.
Casque modèle 80/03 d'où est issue le système de coiffe.
Fedayin Saddam. Fedayin Saddam. Fedayin Saddam. Fedayin Saddam.
Fedayin Saddam. Fedayin Saddam.

Les "Fedayins de Saddam" englobent l'unité spéciale de "La brigade d'execution", chargée d'éradiquer l'opposition irakienne. Les "Lionceaux de Saddam" ("Ashbal Saddam"), un autre groupe, réservé aux Irakiens de 10 à 16 ans crée en 1998, parmi lesquels sont recrutés les futurs fedayins et enfin "Les brigades d'al-Qods" qui compte l'essentiel des effectifs.
D'après certaines sources le contrôle des Fedayins aurait été transféré un temps au second fils de Saddam Hussein, Qoussaï, en septembre 1996, après qu'Oudaï ait transféré des armes sophistiquées de la garde républicaine aux Fedayins sans l'accord de Saddam Hussein. En mars 1998, le commandement aurait été confié à Musahim Saab Al-Hasim (un puissant proche de Saddam). Oudaï aurait repris le contrôle juste avant la chute du régime.
Lors de l'opération "Iraqi Freedom", les Fedayins ont tenté de défendre les villes irakiennes mais leur armement léger était inefficace contre les forces de la coalition. Ils se sont donc rapidement fondus dans la population civile et ont continué la lutte sous forme de guérilla. Beaucoup sont morts pendant les combats.
Le 30 novembre 2003, une centaine de Fedayins portant leur uniforme d'origine ont mené un guet-apens contre un convoi de l'armée américaine à Samarra. Ce sera leur dernière apparition en uniforme et en unité organique.
Concernant le casque lui-même, il ne faisait pas partie de l'uniforme standard des Fedayins, seuls quelques centaines auraient été produits et distribués, uniquement à la garde personnelle de Saddam. Il ne s'agit pas d'un casque de combat, il est fabriqué en fibre de verre et n'a aucune qualité balistique.

Casque Fedayin Saddam. Casque Fedayin Saddam. Casque Fedayin Saddam. Casque Fedayin Saddam.
Les 4 photos ci-dessus sont reproduites avec l'aimable autorisation de Joseba Revuelta © www.cascoscoleccion.com.
Casque Fedayin Saddam. Casque Fedayin Saddam. Casque Fedayin Saddam. Casque Fedayin Saddam.
La découverte de ces casques a immédiatement "inspiré" les soldats américains.

Nous vous présentons cet exemplaire, qui bien que n'étant pas dans son état "sortie d'usine" au niveau de la coiffe, nous semble présenter un certain nombre de garanties quant à son origine. Il a été cédé par un soldat américain à un officier français (avec qui nous avons pu communiquer), avant l'apparition des copies de coques, et bien avant l'apparition des copies d'insigne de cette qualité.
Comme nous vous l'expliquerons en fin de fiche, les exemplaires récupérés par les soldats Américains ont pour la quasi-totalité été dépourvus de leur insigne, car c'était la condition pour pouvoir les conserver. Néanmoins un certain nombre d'exemplaire sont passé au travers car les colis n'étaient pas systématiquement fouillés. Ce règlement surprenant a occasionné très rapidement une prolifération de copies d'insigne, car les soldats ont voulu compléter leurs exemplaires.
En l'absence de tout document d'origine, pour un casque qui à ce jour a à peine dix ans, et qui est déjà intégralement copié. Il est malheureusement déjà presque impossible d'être certain de l'authenticité d'un exemplaire. Il faut aussi partir du principe que la quasi-totalité des attributs sont des copies, heureusement les premières ne sont pas conformes au niveau de la matière employée (il n'y avait pas volonté de tromper), depuis peu par contre, elles sont totalement conformes.
Sur la dizaine d'exemplaires observés, nous avons pu constater de nombreuses différences de fabrication, ce qui n'est pas en soi un problème, car étant donné le très faible nombre d'exemplaires, il n'est pas exclu que la fabrication ait été tout à fait artisanale.
Certains sont d'évidence des copies intégrales, un bon nombre est au mieux juste douteux. Nous éviterons donc d'être trop affirmatifs, sauf quand les affirmations sont étayées par des témoignages, et restons ouvert à toute critique ou complément d'information.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Détail visière.
Détail visière.

La coque est moulée en fibre de verre d'une épaisseur de 6/10éme. Elle est ensuite percée de pas moins de 17 trous.
    - 6 pour la fixation de la coiffe.
    - 2x 3 trous pour les pontets de jugulaire.
    - 3 trous pour la nuquière.
    - 2 trous pour l'attribut.

Une première différence apparaît très rapidement. En effet, il existe des rivets à tête plate en alliage argenté, et des rivets à tête bombée en alliage doré. A noter que sur les casques modèle 80 et modèle 80/03 d'où est récupéré le système de coiffe, ces rivets sont bombés sur le M80 et plats sur le M80/03.
Sur un second exemplaire "réputé authentique", les rivets sont identiques à ceux-ci. Cette remarque ne signifiant en aucun cas que les exemplaires avec des rivets plats ne seraient pas authentiques. La coiffe étant identique sur le M80 et 80/03, seule la jugulaire est simplifiée sur le 80/03.

Sur cet exemplaire, la peinture noire a été appliquée avant montage des pièces rapportées (les têtes de rivet ont été peintes séparément), sur d'autres exemplaires elle a été appliquée après montage de tous les éléments, y compris l'insigne.

L'insigne :

L'insigne est moulé en caoutchouc teinté noir dans la masse. Ce fait est confirmé par les soldats américains qui en ont eu en main sur place et qui parlent de "rubber insignia". De ce fait il présente une certaine élasticité, et la peinture ne tient pas dessus. (Les premières copies sont en résine rigide, peinte en noir).
L'insigne de cet exemplaire avait reçu une couche de peinture dorée qui n'a pas tenu à l'usage. Nous n'avons aucune explication à proposer quant à la raison ou la signification de cette teinte (à supposer qu'il en existe une). La peinture a dû être appliquée par l'utilisateur, elle avait débordé sur la coque. En l'absence d'explication, il ne faut pas en tenir compte. L'insigne est noir brute sur tous les autres casques rencontrés.

L'insigne de 44 x 31 mm présente au dos deux picots qui viennent prendre place dans les deux trous ménagés cet effet sur le côté droit de la coque. Ces picots ne servent que de guide de positionnement et ne suffisent à maintenir l'attribut. Celui-ci est collé sur la coque avec plus ou moins de soin. Ceci explique les nombreux casques avec seulement une partie de l'insigne, le démontage s'étant soldé par sa destruction.

Picots de l'insigne.
Revers de l'attribut avec les deux picots et la colle.

Autour de la silhouette de la tête Saddam Hussein, figurent les 3 mots suivants : Allah al-Watan al-Qa'id
Qui pourrait se traduire par : "Allah, la patrie, le leader".
Il semble que de nombreux casques aient été peints après mise en place de l'attribut, car sur plusieurs exemplaires où il a été arraché, on distingue parfaitement la teinte brute de la fibre (dans ce cas l'insigne porte des traces de peinture).

Insigne de l'exemplaire présenté.
Insigne de l'exemplaire présenté.
Insigne et points de fixation.
Insigne et points de fixation (Exemplaire non garantie).
Détail fibre de la bombe.
Détail fibre de la bombe (Exemplaire non garantie).

La coiffe :

La coiffe est du modèle 80/03, identique à celle du M80 hormis la jugulaire simplifiée. Il s'agit d'une copie conforme de celle du casque US M-1 M73. Elle se compose d'une suspension de type "Cradle" en toile forte de couleur vert très foncé (l'exemplaire présenté possède une coiffe très délavée ou exposée longuement au soleil, voire remplacée). En aucun cas elle n'est noire comme pour pourraient le laisser penser certaines photos.

Intérieur bombe.
Intérieur bombe.
Tête de rivet.
Tête de rivet bombée et platte.
Disque de fixation de coiffe.
Disque de fixation de coiffe.

La suspension est constituée d'un cerclage en toile, sur lequel sont fixées par couture les trois sangles de maintien en profondeur. Celles-ci se croisent en leur milieu dans la surépaisseur de la sangle longitudinale. Elles sont fixées par couture à l'avant et maintenues à l'arrière par trois boucles coulissantes, chacune fixée à une petite patte de toile, elle-même fixée par couture à l'arrière du cerclage de toile : ce dispositif permet le réglage en profondeur de la coiffe.

Suspension de type Riddel.
Suspension de type Cradle.
Revers.
Revers.
Croisement de la suspension.
Croisement de la suspension.

A chaque intersection du cerclage et des sangles de maintien en profondeur, est fixé un clip riveté (consolidant par la même occasion l'ensemble), dans lequel viendra s'enchâsser le bouton correspondant fixé dans la coque, rendant l'ensemble extractible.

Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Clip de maintien.
Clip de maintien.
Vue de biais.
Vue de biais.
Rivet de fixation.
Rivet de fixation.

Le maintien sur la tête est assuré par un bandeau de sudation (calqué sur la "sweatband" américaine), constitué d'une bande de toile forte d'une longueur d'environ 60 centimètres, sur laquelle est cousue une bande de cuir (ou de simili cuir) de couleur marron ou noire. La fermeture de ce bandeau est assurée par une boucle coulissante à double-fente, cousue à l'extrémité droite, permettant également le réglage du tour de tête, la coiffe étant fabriqué en taille unique.
La fixation du bandeau de tête à la suspension est assurée par six pinces métalliques bronzées, permettant de la fixer au cerclage de toile. Elles passent entre la toile et le cuir du bandeau (des fentes dans le cuir sont prévues à cet effet).

Bandeau de tour de tête (le cuir a beaucoup rétréci avec le temps).
Bandeau de tour de tête (le cuir a beaucoup rétréci avec le temps).
Clip de fixation.
Clip de fixation.
Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Coiffe d'origine.
Exemple de coiffe dans sa teinte d'origine.

La coiffe est complétée d'une "neckband" copiée sur les liners US fabriqués à partir des années 60, empêchant le basculement du casque vers l'avant.
La "neckband" est fabriquée à partir d'un morceau de toile forte d'une longueur de 12 centimètres pour une largeur de 3,5, dont les deux extrémités repliées en triangle, sont chacune cousues à une sangle plus étroite de 15 cm. Une troisième petite sangle est cousue perpendiculairement au milieu de la "neckband".
Ces trois petites sangles se glissent dans les trois boucles coulissantes fixées dans la coque, autorisant le réglage de la "neckband". L'ensemble de la coiffe ne semble présenter aucun marquage (comme pour les coiffes M80/03).

Bande de maintien au niveau de la nuque.
Bande de maintien au niveau de la nuque.
Bande nuquière.
Bande nuquière.
Boucle de fixation.
Boucle de fixation.
Autre vue.
Autre vue.
Coiffe.
Coiffe.

La jugulaire :

Rivets du pontet de jugulaire.
Rivets du pontet de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.

Les pontets de jugulaire sont fixés par trois rivets tubulaires à tête bombée.
L'extrémité de chaque demi-jugulaire subit un retour de 1cm puis est fixée au pontet articulé par une couture simple droite traversant les trois épaisseurs.
Le système de fixation très simple s'effectue à l'aide d'un simple crochet plat, s'insérant dans une boucle plate.
Le crochet est découpé dans une plaque métallique munie d'une fente et dont l'extrémité affinée et arrondie est simplement repliée.
La boucle est une simple plaque carrée, munie également d'une fente, dans laquelle est pratiquée une ouverture en demi-lune destinée à recevoir le crochet.

Passant de jugulaire.

L'extrémité libre de la jugulaire gauche est repliée sur elle-même sur 6 cm, formant une boucle servant de tirette, puis forme une autre boucle plus petite de 2 cm qui, après être passée dans la fente du crochet, est retournée une dernière fois, puis les 4 épaisseurs sont fixées par une couture unique qui maintient tout l'ensemble.
L'extrémité droite, passe d'abord dans une seule des fentes d'une boucle à double fente, destinée au réglage en longueur et au maintien de l'excédent de jugulaire. Elle traverse ensuite la boucle de fermeture, puis de nouveau, dans les deux fentes cette fois-ci de la boucle double. Le bout est finalement replié deux fois sur lui-même et cousu pour former un arrêtoir, empêchant la sangle de sortir de la boucle à double fente.

Partie réglable avec boucle de fermeture.
Partie réglable avec boucle de fermeture.
Crochet de fermeture.
Crochet de fermeture.
Jugulaire fermée.
Jugulaire fermée.

Les copies

Dès leur retour aux Etat-Unis, beaucoup de soldats américains ayant pu récupérer de tels casques, ont sans doute regretté de ne pas avoir conservé l'insigne qu'ils ont été obligés de supprimer, afin de pouvoir l'emporter comme trophée. A remarquer tout de même, que sur de nombreuses photos on constate que l'insigne a été détérioré lors de la dépose. Quelques rares exemplaires complets ont pu passer les contrôles. Très rapidement donc est apparu un fac-similé de l'insigne, moulé en résine et vendu comme copie, destiné à compléter les casques, sans aucune volonté de tromperie au départ.
Ce n'est que lors des premières ventes, se rendant compte de la valeur potentielle que l'on pouvait tirer de ces casques (les premiers casques se sont vendus aux alentours de 3000$), que les habituels marchands de contrefaçons s'en sont mêlé. Face à la pénurie chronique d'exemplaires authentiques à compléter, ces marchands se sont rapidement tournés vers la refabrication intégrale du casque. S'agissant d'un simple moulage dans un matériau moderne et facile à mettre en œuvre, il a été très facile, dans un fond de garage, de fabriquer un moule puis de produire les coques en série.
Sur les premières copies, il manque la patine et la peinture est souvent brillante. La coiffe n'est souvent pas du type 80/03 et l'insigne est toujours la copie initiale. Une fois le pot-aux-roses découvert, la cote du casque a immédiatement chuté en dessous de 2000$, ce qui reste toujours beaucoup pour une vulgaire copie.
Ce n'est que très récemment que sont apparues des copies que l'on peut qualifier de presque parfaites. A vrai dire, il est quasiment impossible de les détecter. La coque est parfaite, la peinture tout à fait conforme, la coiffe est bien du modèle 80/03 et surtout, l'insigne est maintenant copié en caoutchouc comme l'original. Ceci entrainant une nouvelle baisse de la cote, il est rare aujourd'hui de voir un de ces casques (original ou non) dépasser les 1000$. Et cette cote va encore chuter.
Nous pouvons donc largement remercier la contrefaçon qui a mis à la portée de toutes les bourses un casque extrêmement rare (ironique !). Bien entendu, pour le collectionneur, sauf à obtenir la source du casque de manière fiable, il n'est plus possible de différencier le vrai du faux.


Ce premier exemple est tiré d'une vente Internet. Le casque a bien été vendu en tant que copie. Vous remarquerez la jugulaire non conforme.

COPIE vue de coté.
COPIE vue de coté.
COPIE détail insigne.
COPIE détail insigne.
COPIE vue de face.
COPIE vue de face (remarquez la mauvaise jugulaire)

Ce second exemplaire, exposé comme authentique, pose un problème. En effet, le pontet de jugulaire n'est fixé que par un unique rivet, alors qu'il devrait y en avoir 3. Nous supposons qu'il s'agit d'une copie maladroite car nous n'avons retrouvé cette configuration sur aucun autre casque (y compris les copies).
Vous pourrez aussi remarquer les nombreuses rayures de la peinture qui laissent apparaître le blanc de la fibre. Cette peinture semble très fragile, sur les originaux, sauf aux endroits où un choc a profondément entamé la structure de la coque, la peinture très épaisse tient parfaitement, une rayure ne suffit pas à laisser apparaître la fibre. De plus la fibre est plutôt blanche jaunâtre et en aucun cas blanche.

COPIE vue avant droit.
COPIE vue avant droit.
COPIE coté droit.
COPIE coté droit.
COPIE détail insigne
COPIE détail insigne.
COPIE vue avant gauche.
COPIE vue avant gauche.
COPIE coté gauche.
COPIE coté gauche.
COPIE intérieur
COPIE intérieur (la coiffe semble authentique et provenir d'un casque 80/03).

Enfin voici la copie récente de l'insigne, réalisée en caoutchouc, les photos sont tirées d'un site de vente italien. Remarquez tout de même que la surface devrait être lisse, ce qui n'est pas le cas ici.

COPIE insigne.
COPIE insigne vue de face.
COPIE insigne.
COPIE insigne vue de dos.

En guise de conclusion : si vous possédez un exemplaire de ce casque, si vous avez un complément d'information à apporter, ou si vous relevez des erreurs dans notre description, n'hésitez pas à nous contacter. Idem si vous pouvez nous fournir des photos d'exemplaires ou des photos prises en Irak.

In conclusion: If you have an example of this helmet, if you have additional information to provide, or if you encounter errors in our description, do not hesitate to contact us. Idem if you can provide us with pictures of example or pictures taken in Iraq.