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Casque Modèle 31

Fiche

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Exemplaire ayant eu son insigne retiré et remis en peinture.

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Exemplaire intégralement reconditionné pour le compte de la "Sivilforsvaret".

Historique

Neutre durant la première guerre mondiale, la Norvège surveilla tout de même les avancées technologiques apparues durant le conflit et s'intéressa rapidement au casque d'acier. Ainsi la Norvège acheta durant le conflit 10 000 casques Mark I britanniques, qui furent observés pour la première fois au sein de la garde de la neutralité à Randosund en avril-mai 1917. Officieusement adopté par l'armée norvégienne, d'autres casques Mark I furent acquis auprès de l'Angleterre au lendemain de la guerre.
A la fin des années 20, la Norvège chercha à renouveler le casque Mark I pour un modèle plus adapté à un conflit moderne et lança à cette occasion un appel d'offre dans le but de fournir son armée. Dans cet optique, plusieurs modèles européens furent mis à l'essai, comme le casque Vz 20 tchécoslovaque et modèle 27 hollandais, tous deux conjointement utilisés avec les casques Mark I britannique déjà en service.
Souffrant d'un problème d'image, le casque représentant l'identité nationale du soldat, la Norvège s'approcha de la Suède dans le but d'adopter un nouveau casque au profil plus "baltique", étant particulièrement intéressé par le nouveau casque suédois modèle 26. Le 20 septembre 1930, une lettre officielle du service de l'équipement général de campagne informait, suite à la décision du département de la défense du 11 avril, que 100 casques du type "baltique", de taille moyenne, ont été commandé auprès de la Suède. Cette même lettre informait d'emblée que les essais sur d'autres casques devaient être abandonnés au profit du casque suédois qui était préféré. En effet, l'état-major estimait que le casque suédois était particulièrement adapté au climat nordique et qu'il fallait donc concentrer l'expérimentation sur ce casque uniquement.
Le 21 janvier 1931, une lettre du ministère de la défense au quartier général traitait de l'avancement des études du casque suédois et stipulait la réception par le contrôleur des informations de fabrication du casque suédois envoyées par les aciéries Eskiltuna de Suède, dans le cadre d'une fabrication dans les usines de munitions de Rausfoss. Cette même lettre informait les coûts de production et des droits de fabrication au sein de la société suédoise Steelpress. Les droits s'élèvent à 6,25 couronnes par casque pour une commande minimum de 10 000 unités sans les accessoires (coiffe et jugulaire). Ces droits sont réduits à 5 øre par casque au-delà. Dans le cadre de la recherche d'un fabricant pour le futur casque norvégien, la firme allemande Zwickauer Machinenfabrik fut contactée pour la fabrication d'un casque en taille unique complété de sa coiffe et sa jugulaire pour un coût de 11 000 øre.
Aussi, il était révélé que la matière première pouvait être produite en cas de guerre par la société Chirstiania Spigerwerk d'Oslo et par la société A.S.Norsk Blikvalseverk. En temps de paix, l'approvisionnement des plaques d'acier nécessaire à la fabrication pouvait être effectué par les usines suédoises Sandvikens Järnverk pour un prix de 2,85 øre par casque. Il devient vite évident que la production de ce casque ne serait pas plus coûteuse si elle était effectuée sur le territoire nationale, ou directement importée des aciéries suédoises d'Eskiltuna.
Cette lettre se terminait donc par une suggestion d'une première commande de 2 000 exemplaires pour expérimentation, menée durant l'hiver 1930-31. Les essais furent concluants et ce casque fut adopté officiellement le 1er avril 1931 par le département de la défense après quelques modifications et désigné comme modèle 31. Dès le départ, il est suggéré que l'on estampe à l'avant du casque l'emblème national symbolisant les armes de la Norvège.
Une première commande de 2 000 exemplaires fut passée aux usines de munitions norvégiennes Raufoss à titre d'essai. Malheureusement, la société Raufoss connut des difficultés à produire cette commande en raison du retard d'acquisition des machines-outils. Dans le but de soulager la firme Rausfoss, le département de l'équipement suggéra que la coiffe intérieure en cuir soit fabriquée dans les ateliers de l'ordonnance générale. Dans le but de palier le retard, le gouvernement norvégien offrait la possibilité à d'autres firmes de soumissionner une partie ou l'intégralité de la production. C'est ainsi que la société Koningsberg se joigna à la firme Raufoss pour la fabrication du modèle 31.
En 1933, l'usine Rausfoss éprouva des difficultés à appliquer une peinture mate requise dans la fabrication du casque modèle 31. De nombreux essais furent menés, dont l'application de peinture destinée aux caisses de munitions qui n'était malheureusement pas de la même couleur. Une lettre de l'inspecteur général L'Orange au quartier-maître général traitait de ce problème le 13 décembre 1933, déclarant que les casques devenaient brillants après nettoyage ou simplement par usage. Chaque unité devait alors repeindre ses casques dès lors qu'ils devenaient trop brillants. Il fut alors conseillé de mélanger du sable à la peinture pour obtenir un aspect granité et de la sécher à 100°C au four.

Casque Mark I de fabrication britannique.
Casque Mark I de fabrication britannique.

Le problème de la peinture est corrigé au début de l'année 1934, la peinture de couleur gris-vert foncé mat (référence N°7376 F) était fournie par la firme Alf Bjerke.
Alors que le casque modèle 31 est presque symétrique d'avant en arrière, il est suggéré de placer à l'avant du casque un insigne aux armoiries de la Norvège afin de distinguer l'avant et ainsi uniformiser le port du casque et ce n'est qu'en 1934 que la question est traitée. Il est estimé dans une lettre au commandant général en date du 20 août 1934 que le coût de l'attribut placé pendant la fabrication du casque serait d'environ 10 øre supplémentaires, en plus du coût de 350 øre pour l'investissement de la machine outil. La pose d'attributs pour les casques déjà livrés coûterait environ 55 øre par casque, plus les frais d'expédition. Afin de palier le problème des casques en dotation, les usines Rausfoss suggèrent l'application d'un emblème au pochoir, qui ne fut pas acceptée. Pour ne pas trop encombrer le futur insigne de trop de détails, le général commande Ruge écrivit au quartier-maître général le 4 septembre 1934 qu'il serait préférable d'utiliser le "riksvåpen løve", les armoiries du pays, à l'instar du bouton du képi pour officier qui a aussi un lion comme emblème.
Le 19 février 1935, le ministère de la défense décida de placer un attribut frontal de forme ovale représentant le lion national. Les casques existant étaient alors modifiés lors de leur retour en atelier. Le coût était alors de 0,10 øre par casque pour les nouvelles productions, et 0,05 øre par attribut placé sur les anciens casques. Toutefois, les contraintes budgétaires ne permirent pas d'équiper l'ensemble des anciens casques.
En 1935 furent menés des essais pour un casque modèle 31 plus léger, fabriqué en duralumin et ne pensant qu'un tiers du poids du casque en acier, ce modèle fut fabriqué à peu d'exemplaire.
Au déclenchement de la seconde guerre mondiale en septembre 1939, la Norvège est soucieuse d'établir un stock suffisant pour équiper l'ensemble des unités combattantes, alors que les délais de fabrication des usines norvégiennes sont particulièrement longs. Afin de palier à ce manque, l'inspecteur général de l'infanterie rappela que le casque anglais était une alternative au casque modèle 31 norvégien lors de son adoption.
Dans le but d'équiper l'ensemble de son armée, la Norvège passa une commande de 30 000 casques auprès de la société suédoise Otto Ruben Aktiebolag de Stockholm. Les dates d'expédition depuis Eskiltuna en Suède jusqu'à Oslo étaient prévues pour une expédition de 12 500 unités au mois de mars/avril, puis 12 500 autres unités en mai et enfin les 5 000 derniers exemplaires avant le 10 juin 1940.
L'invasion allemande débutée le 9 avril 1940 ne permit à l'armée norvégienne d'entrer en possession que d'un petit nombre de ces casques. Le Sud du pays est rapidement aux mains des troupes allemandes, néanmoins les troupes norvégiennes appuyées des troupes franco-britanniques tiennent tête à l'ennemi dans le reste du pays pendant 62 jours.
Le 7 juin, le roi Haakon VII et son gouvernement quittèrent le pays pour se rendre en Grande-Bretagne avant la chute inexorable du pays afin de continuer la lutte aux côtés des alliés.
Durant l'occupation, de nombreux jeunes norvégiens quittèrent le pays pour rejoindre les forces norvégiennes libres dans les camps alliés d'Angleterre, du Canada, d'Islande et de Suède. Les troupes norvégiennes évoluant au sein des troupes alliées étaient équipées de casques britanniques Mark II, portés sans insigne.
Plus proche du territoire national, les jeunes norvégiens avaient la possibilité de se rendre en Suède afin de rejoindre les camps d'entraînement de la police de réserve. Cette police de réserve fut créée au printemps 1943 et à l'automne 1944 comptait 15 000 hommes. Cette troupe était équipée par l'armée suédoise et était coiffée de casques modèle 26 suédois marqué de chaque côté au pochoir de la lettre N pour Norvège.
Durant l'occupation s'émancipe le parti d'Unité Nationale ("Nasjonal Samling" - NS) dirigé par Vidkun Quisling, qui se rangea du côté des forces occupantes dans le but d'obtenir le pouvoir. Mis à l'écart jusqu'au 1er février 1942, date à laquelle Vidkung Quisling fut nommé par Hitler chef et ministre-président, le "Nasjonal Samling" fit main basse sur la police d'état ("Statspoliti") dont elle expurgea toute personne non sympathisante envers le N.S. Le casque en dotation au sein de cette force de police collaborante était le casque modèle 31 de couleur grise portant sur le flanc gauche l'insigne du parti N.S. Cette décalcomanie représente un aigle surmontant une croix solaire entourée de feuilles de chênes. Cet insigne était argenté pour la police terrestre et dorée pour la police maritime. Dès sa prise du pouvoir, Vidkung Quisling s'entoura d'une garde personnelle aussi équipée de casques modèle 31 portant sur le flanc gauche le monogramme "VQ".
Dissoutes au lendemain de la guerre, le casque modèle 31 fut remplacé au sein de l'armée en reconstruction par le casque Mark II d'origine britannique ou le casque allemand reconditionné. Les casques existants furent en majorité reversés au sein de la défense passive ("Sivilforsvaret") dans laquelle ils furent repeint en jaune arborant à l'avant l'insigne de cette organisation.

Casque modèle 31. Casque modèle 31. Casque modèle 31. Casque modèle 31.
Casque modèle 31. Casque modèle 31.
Casque modèle 31. Casque modèle 31. Casque modèle 31.

Constitution

La coque :

Modèle fabriqué à partir de 1935 :

Vue de biais.
Vue de biais.
Vue avant.
Vue avant.

Exemplaire reconditionné :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Crête sommitale.
Crête sommitale.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Insigne frontal (riksvåpen løve) appliqué à partir de 1935.
Insigne frontal ("riksvåpen løve") appliqué à partir de 1935.
Insigne retiré, où l'on note les quatre points de soudure.
Insigne retiré, où l'on note les quatre points de soudure.

La bombe du casque norvégien est très similaire à celle du casque suédois modèle 26 sur lequel il est calqué. Elle s'en distingue néanmoins par la présence d'une crête formée au sommet du casque lors de la mise en forme et ses côtés sont plus évasés.
La coque est fabriquée en trois tailles par emboutissage progressif d'une feuille d'acier chromé-nickelé :
    - Taille I : grande taille, 72 cm de circonférence.
    - Taille II : taille moyenne, 69 cm de circonférence.
    - Taille III : petite taille, 66 cm de circonférence.
Après mise en forme de la bombe, la bordure est découpée puis ébavuré afin d'adoucir le tranchant de celle-ci.
Cinq trous sont percés : deux pour la jugulaire, (un de chaque côté) et trois pour la fixation de la coiffe montée sur un cerclage métallique à l'aide de rivet fendu ou tubulaire (un à l'arrière et un de chaque côté à l'avant). Lorsque la jugulaire fut directement maintenue au cerclage, les trous latéraux disparurent.
A partir de 1935, une plaque métallique de forme ovale emboutie, représentant en relief les armoiries du pays (lion debout tenant une hache à deux mains), est appliquée à l'avant du casque par 4 points de soudure électrique aux points cardinaux de l'insigne.
Les casques produits avant cette période ont été en parti équipé de cet insigne lors de leur retour en atelier, la plupart du temps pour remise en peinture.
En effet, les exemplaires produits jusqu'en 1933 étaient peints de couleur gris métallique dont la peinture était diluée au lynol. Cette peinture avait la fâcheuse tendance à devenir brillante par usure ou par simple nettoyage du casque. Les casques produits à partir de cette date furent peints de couleur gris-vert foncé mat, dont la peinture était additionnée de sable afin d'obtenir une surface granitée. Après application, la peinture était séchée au four.
La bombe ne comporte aucun marquage identifiant le fabricant, toutefois la taille du casque (estampée sur le cerclage métallique de la coiffe) pouvait être reprise sur la partie intérieure de la visière à l'aide d'un tampon de couleur noire.

"Nasjonal Samling" :

Vue de biais.
Vue de biais.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Insigne du Nasjonal Samling.
Insigne du "Nasjonal Samling".
Autre exemplaire, où l'on note bien le vernis.
Autre exemplaire, où l'on note bien le vernis.

Durant l'occupation allemande, les casques de la police d'état ("Statspoliti"), sous contrôle du parti collaborationniste "Nasjonal Samling" dirigé par Vidkung Quisling, étaient peints de couleur grise et portaient sur le flanc gauche l'insigne du parti NS. Cet insigne décalcomanie représente un aigle surmontant une croix solaire cerclée de feuilles de chêne et était de couleur argentée pour les forces de police terrestre et dorée pour les forces de police maritime. Une fois le support papier du décalcomanie retiré, une couche de laque est passée sur l'insigne, qui en séchant donne à la décalcomanie de la dureté et une protection qui la préservera des chocs et de l'usure. Aujourd'hui très bien copié, ces casques sont à considérer avec beaucoup de recul.

Les casques de la garde personnelle de Vidkung Quisling étaient peints de couleur gris-bleu et arboraient sur le côté gauche le monogramme du chef du parti ("VQ", de forme géométrique).

"Sivilforsvaret" :

Vue de biais.
Vue de biais.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Insigne de la Sivilforsvaret.
Insigne de la "Sivilforsvaret".
Casquette.
Casquette.
Marquage.
Marquage.
Brassard.
Brassard.
Marquage.
Marquage.
Document.
Document.
Masque à gaz dans sa sacoche de transport.
Masque à gaz dans sa sacoche de transport.

Après la seconde guerre mondiale, une grande majorité des casques modèle 31 fut reversée à la défense civile ("Sivilforsvaret"). A cette occasion, ces casques furent reconditionnés aux couleurs de cet organisme. La bombe était alors repeinte de couleur jaune vif et l'insigne de l'organisme était appliqué à l'avant du casque par décalcomanie (écusson bordé de noir dans lequel trois bombes noires tombent sur les créneaux d'un château).
On note des reconditionnements complets où la coiffe était démontée et l'ensemble des parties métalliques peintes de couleur jaune (la coiffe était alors recousue au cerclage) et de remise en peinture extérieure uniquement.

La coiffe :

Taille 1, fixation par rivet fendu.
Taille I, fixation par rivet fendu.
Taille II, fixation par œillet métallique.
Taille II, fixation par œillet métallique.
Taille III, fixation par œillet métallique.
Taille III, fixation par œillet métallique.
Point de fixation latéral.
Point de fixation latéral.
Patte de coiffe en cuir.
Patte de coiffe en cuir.
Dos avec compartiment de rembourrage.
Dos avec compartiment de rembourrage.
Cerclage métallique, fixation patte en cuir par couture, et détail fermeture du compartiment de rembourrage.
Cerclage métallique, fixation patte en cuir par couture, et détail fermeture du compartiment de rembourrage.

La coiffe du casque norvégien modèle 31 est très semblable à celle équipant le modèle 26 suédois, à l'exception que la coiffe norvégienne est montée sur un cerclage métallique fixé en trois points dans la bombe (au lieu de 6 pour le casque suédois).
Le cerclage métallique est constitué d'une bande d'acier large de 3 cm, dont la longueur extérieure est repliée sur elle-même et sous laquelle une gouttière est formée lors du processus de fabrication. Les extrémités du cerclage sont jointives à l'arrière par superposition et emboitement au niveau de la pliure du cerclage. Il est peint de couleur similaire à la bombe.
Le cerclage est percé de trois trous disposés à peu près au trois tiers, avec un des trous percé à l'arrière d'un diamètre plus petit (Ø 3 mm). Les trous latéraux étant plus gros (Ø 5 mm) afin d'avoir une marge d'erreur lors du montage de la coiffe dans la bombe.
Trois séries de onze paires de trous sont percées aux trois tiers du cerclage à l'emplacement des trois pattes de coiffe. Deux autres tous centrés et décalés d'un centimètre sont destinés à la ficelle de fermeture des coussinets. Les pattes de coiffe sont cousues à l'extérieur du cerclage à l'aide d'un gros fil à ces séries de trou, puis repliés par dessus. La bordure extérieure du cerclage repliée sur elle-même évite la déchirure du cuir.
Chaque patte de coiffe est fabriquée en cuir et la base de chacune d'elle se scinde en deux parties terminées d'un trou sans œillet pour le passage du lacet de réglage en profondeur.
Le dos de chaque patte comporte un compartiment en toile cousu (sur les côtés ce compartiment est cousu par repli du cuir de la patte de coiffe), possédant un rabat non cousu sur le côté proche du cerclage de coiffe. Ces compartiments permettent le rembourrage de chaque patte de coiffe avec du crin de cheval. L'insertion du rabat dans le compartiment permettant ainsi le maintien du crin de cheval, formant ainsi un boudin parcourant la largeur de chaque patte de coiffe. La fermeture est assurée par un petit lacet en gros fil, passé dans le cerclage.
La coiffe montée sur son cerclage est ensuite insérée dans la bombe et maintenue à l'aide de trois rivets fendus à tête légèrement bombée. Par la suite, la coiffe fut maintenue à l'aide de rivet tubulaire, dont la fixation était assurée par une petite plaque métallique en laiton, le côté riveté est arrondi.

Coiffe.
Coiffe.

La taille de la coiffe est indiquée par un marquage estampé à froid à l'arrière du cerclage par un chiffre romain (I : grande taille, II : taille moyenne et III : petite taille).

Au cours de la fabrication, la jugulaire fut directement fixée au cerclage métallique qui est entaillé sur les côtés afin d'insérer la jugulaire dans ces orifices.

La jugulaire :

Modèle en cuir :

Pontet de maintien.
Pontet de maintien.

Pour les casques modèle 31 équipés d'une jugulaire en cuir, celle-ci est maintenue dans la bombe à deux passants de jugulaire. Chacun d'eux est constitué d'une boucle rectangulaire fabriquée à l'aide d'un fil métallique et dont la base est prise sur une patte métallique repliée sur elle-même. Cette patte, jouant le rôle de charnière, comporte un trou pour la fixation directe à la coque. Une fois en place, le rivet est recouvert par le cerclage. La jugulaire fabriquée en deux parties, composée de deux bandes de cuir large de 1,7 cm. La partie gauche qui mesure 21 cm se termine par la boucle à ardillon permettant la fixation, cette boucle est de forme rectangulaire à double passant, dont les coins sont arrondis. Le dos de la boucle comporte une pièce de cuir de forme trapézoïdale afin de protéger la peau du soldat de la boucle métallique de fermeture.
L'autre partie de la jugulaire mesurant 30 cm, est percée de 6 trous espacés de 2,5 cm permettant autant de possibilités de position de fixation.
Les deux parties de la jugulaire sont fixées aux deux passants de jugulaire par une couture en "U".
Au cours de la fabrication du casque modèle 31, les pontets articulés maintenant la jugulaire furent supprimés. La jugulaire étant directement montée dans des fentes pratiquées dans le cerclage métallique. Ces casques ne possèdent pas de rivets latéraux.

Boucle à ardillon de fermeture.
Boucle à ardillon de fermeture.
Verso.
Verso.
Partie longue.
Partie longue.

Jugulaire fermée.
Jugulaire fermée.

Modèle en toile :

Par la suite, des casques modèle 31 furent équipés de jugulaire en toile épaisse de 3 mm dont la teinte varie de la couleur grise à écru. Elle est constituée en deux bandes de toile, mesurant 30 x 1,6 cm pour la partie libre et 18 x 1,6 cm pour la partie avec boucle, cousues aux orifices pratiqués dans le cerclage de la coiffe. Ces orifices de forme rectangulaire sont formés à l'emporte pièce sur trois tranches, la partie découpée étant repliée vers le haut pour adoucir le tranchant du métal.
Cette jugulaire se ferme à l'aide d'une boucle à clapet en laiton. L'excédent de jugulaire est maintenu à l'aide d'un anneau en cuir placé dans la partie de la jugulaire terminée par la boucle de fermeture.

Jugulaire fixée au cerclage.
Jugulaire fixée au cerclage.
Jugulaire fixée au cerclage.

Boucle à clapet de fermeture.
Boucle à clapet de fermeture.
Jugulaire en toile fermée par une boucle à clapet.
Jugulaire en toile fermée par une boucle à clapet.

Comparatif entre les casques suédois modèle 21 et 26 avec le casque norvégien modèle 31

Modèle 21 "High" suédois :

Modèle 21 High suédois. Modèle 21 High suédois.
Modèle 21 "High" suédois : vue de biais et intérieur.

Modèle 26 suédois :

Modèle 26 suédois. Modèle 26 suédois.
Modèle 26 suédois : vue de biais et intérieur.

Modèle 31 norvégien :

Modèle 31 norvégien. Modèle 31 norvégien.
Modèle 31 norvégien : vue de biais et intérieur.