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Casque Vz 20

Fiche

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Historique

Au déclenchement de la première guerre mondiale en août 1914, les provinces historiques de Bohême, Moravie et Slovaquie, intégrées au sein de l'empire Austro-Hongrois, se retrouvent incorporées aux côtés des puissances centrales. Toutefois chacune de ces provinces comporte une forte mouvance séparatiste au sein des milieux intellectuels.
Au sein de l'armée Austro-Hongroise, les troupes tchèques et moraves portent l'uniforme autrichien alors que les soldats slovaques font partie pour une majorité d'entre eux de la Honved hongroise, dépendant de Budapest.
Du coté de Paris, dès le début de la grande guerre, la mouvance tchécoslovaque voit avec l'éclatement du conflit un espoir de libérer sa patrie. Dès lors une réunion de toutes les associations tchécoslovaques conclut une décision d'engagement immédiat des hommes en âge de porter les armes. Ainsi le 28 août 1914, 200 hommes sont acceptés au sein de l'armée française dans la cour des Invalides et sont incorporés au régiment de marche de la Légion étrangère alors en cours de formation.
Une compagnie tchèque et slovaque est rapidement constituée, connu dès 1915 sous le nom de Nazdar (signifiant Salut, qui est entre autre le mode usuel de présentation entre les officiers et la troupe).
Dès l'adoption du casque Adrian modèle 15 au sein de l'armée française, les troupes tchécoslovaques sont équipées du modèle général peint de couleur beige dans le but de s'harmoniser avec l'uniforme de la Légion. Ces hommes s'illustreront sur divers fronts du théâtre d'opération français.
En août 1917, le gouvernement français prend la décision de former une armée tchécoslovaque en France. Cette armée voit officiellement le jour le 16 décembre 1917, alors que les régiments sont en cours de formation à Cognac. Leurs effectifs seront grossis par la suite avec des hommes venant de Russie (Sibérie), Roumanie, Serbie et des Etats-Unis. Les rangs seront par ailleurs grossis à partir du début de l'année 1918 par des prisonniers issus du front italien, ayant fait défection à l'empire Austro-Hongrois.
Un premier régiment est rapidement formé, le 21ème, suivi d'un second le 22ème, pour devenir ensemble la première brigade d'infanterie tchécoslovaque.
Ces hommes sont équipés d'uniformes bleu horizon français, bien qu'ils portent leurs propres marques de grades. Le casque en dotation est l'Adrian modèle 15 de couleur bleu horizon muni d'un attribut spécial. Cet insigne métallique estampé représente en relief les emblèmes de chacune des quatre provinces dont sont issus les volontaires tchécoslovaques. Au centre le blason de la Bohême, à droite la Silésie, à gauche la Moravie puis en haut la Slovaquie. Il constitue le blason de l'armoirie de l'état tchécoslovaque.
En juin 1918, la brigade est transportée dans les Vosges, secteur de Darney et Attigny où elle restera en faction jusqu'à l'armistice du 11 novembre.
A noter que des forces tchécoslovaques virent le jour sur le front de l'Est aux cotés de l'armée impérial russe, ainsi que sur le front italien aux côtés de l'Italie, se dotant de casques modèle 16 auprès de son allié italien et de casques austro-hongrois de prise. En Russie, après l'éclatement de la révolution bolchévique, les troupes tchécoslovaques furent engagées auprès de l'armée blanche durant la guerre civile.
Au lendemain de la guerre, le traité de Versailles crée la République Tchécoslovaque. Ces troupes conservèrent le casque Adrian modèle 15, symbole de la victoire, alors que de nombreux casques de prise sont utilisés par la nouvelle armée tchécoslovaque. Ainsi on retrouve un grand nombre de casques modèle 17 austro-hongrois et de casques modèle 16 de fabrication allemande.
Aussitôt le nouvel état tchécoslovaque créé, celui-ci se retrouve en conflit avec ses voisins polonais et hongrois, respectivement pour des désaccords engendrés par le traité de Versailles à propos du district de Tesin et de Bela Kun en Slovaquie. Les casques utilisés sont allemands, autrichiens et français en fonction des unités engagées dans ce conflit.
En 1920, une fois les tensions géopolitiques résolues, l'armée tchèque pris la décision de remettre de l'ordre dans son équipement avec l'adoption d'un nouvel uniforme de couleur brun beige. Les casques sont alors uniformisés avec la nouvelle tenue de l'armée. Les casques Adrian modèle 15 sont conservés tels quels, et les casques allemands modèle 16 et modèle 17 sont reconditionnés.
L'armée tchécoslovaque est dotée d'un nombre plus important de casques modèle 17 austro-hongrois que de casques modèle 16 allemand. On peut supposer qu'il existe deux raisons à cela. La première, les troupes tchèques déployées durant la première guerre ont fait face à plus de troupes austro-hongroises qu'allemandes et ont donc récupéré plus de matériel de ce premier pays dès 1918. La seconde raison pourrait être liée à la configuration du casque modèle 17 austro-hongrois pour lequel l'emplacement des pontets de jugulaire est plus adaptée à la position de la jugulaire.
Quoiqu'il en soit, on rencontre un nombre beaucoup plus important de casques modèle 17 d'origine austro-hongroise en dotation dans l'armée tchécoslovaque dès 1920, comme l'atteste les photos d'époque.
Ainsi, ces casques, que l'on peut qualifier de "stahlhelm" afin de généraliser les deux modèles, ont été reconditionnés dès 1920 par l'intendance tchèque.

Casque Adrian modèle 15.
Casque Adrian modèle 15.

Au départ un "cimier à la française" est appliqué à ces casques, avec remise en peinture et adjonction d'une coiffe et d'une jugulaire de fabrication tchèque.
Le cimier est rapidement abandonné, sans doute dans un souci de simplification du reconditionnement.
Désigné comme casque Vz 20, ce casque est en quelque sorte le premier casque à doter de manière généralisée l'armée tchécoslovaque.
Il sera utilisé jusqu'en 1938 au sein des unités d'artillerie bien que le casque Vz 32 ait été adopté au sein de l'armée quelques années plus tôt.

Casque Vz 20. Casque Vz 20. Casque Vz 20. Casque Vz 20.
Casque Vz 20. Casque Vz 20.

La présentation technique du casque tchécoslovaque Vz 20 s'en tient aux modifications apportées par l'intendance de l'armée tchèque au lendemain de la première guerre mondiale. Etant donné que le casque Vz 20 est le reconditionnement d'un casque fabriqué par une nation étrangère (Allemagne et Autriche-Hongrie), la description technique ne portera pas sur le casque modèle 16 allemand ou le modèle 17 austro-hongrois.
Cependant, afin de mieux comprendre la remise en condition de ces casques, un bref descriptif est effectué afin d'introduire la transformation de ces casques.
En raison de l'absence d'une fabrication intégrale effectuée en Tchécoslovaquie, la description de ce casque se bornera seulement à des exemplaires considérés comme référence, bien qu'il existe de nombreuses différences entre chaque exemplaire.

Constitution

La coque :

Vue avant (modèle 17 austro-hongrois).
Vue avant (modèle 17 austro-hongrois).
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Cimier soudé - vue avant.
Cimier soudé - vue avant.
Téton d'aération - support plaque de blindage.
Téton d'aération - support plaque de blindage.
Riveté à la coque.
Riveté à la coque.
Casque Vz 20 sans cimier (modèle 16 allemand).
Casque Vz 20 sans cimier (modèle 16 allemand).

La coque du casque modèle 17 de fabrication austro-hongroise est fabriquée de manière similaire à son homologue le casque allemand modèle 16. La bombe est formée par emboutissage progressif d'une feuille en alliage d'acier laminée, d'une épaisseur de 1 millimètre.
La forme du casque est identique à celle du casque allemand modèle 16, on constatera les mêmes différences qu'entre deux fabricants allemands. La principale différence immédiatement visible est la position des rivets de pontets. Sur le casque austro-hongrois modèle 17, ils sont positionnés à 5,5 cm de la base contre 2,5 cm pour le modèle allemand (en moyenne). A noter qu'il existe un casque type Mle16 de fabrication hongroise: sur celui-ci le cerclage métallique est différent et supporte la jugulaire, il n'y a donc aucun rivet prévu à cet effet. (Le cerclage est démontable après avoir retiré les deux pontets amovibles et l'agrafe arrière). Nous n'avons pour l'instant curieusement trouvé aucun de ces casques reconditionnés en VZ20.
La bordure du casque est adoucie en étant retournée manuellement à l'intérieur du casque, ce procédé de fabrication forme un léger bourrelet à l'extérieur du casque. La bombe est percée à 7 reprises : 3 trous répartis aux trois tiers du casque pour la fixation de la coiffe, 2 trous de part et d'autre du casque pour la fixation des passants de la jugulaire et enfin 2 autres trous effectués de part et d'autre de l'avant du casque pour la fixation des tourillons.
La dimension des tourillons du casque varie en fonction de la taille du casque à l'instar du modèle allemand. Ils sont destinés à l'aération du casque, et à la fixation du plaque frontale de blindage amovible, essentiellement utilisée par les guetteurs et les mitrailleurs durant la première guerre mondiale. Ils sont maintenus à la bombe par rivetage renforcé par une large rondelle, le tourillon composant la tête du rivet.
Les passants de jugulaire sont rivetés de part et d'autre du casque à l'aide de rivets mécaniques à tête hémisphérique, et renforcé à l'intérieur à l'aide d'une rondelle. En ce qui concerne le casque allemand modèle 16, la jugulaire, héritée du casque modèle 1895, est fixée à deux tourillons à index rivetés de part et d'autre du casque.
La bombe du casque modèle 17 austro-hongrois est peinte de manière satinée de couleur marron beige, dénommé feldbraun, contrairement au feldgrau (vert gris) allemand appliqué sur les casques modèle 16.

Les casques modèle 16 allemands sont estampées à froid au niveau du décrochement de la visière, coté droit du casque. Ce marquage comprend les initiales ou le logo du fabricant suivis de la taille de la coque. Ainsi on retrouve les marquages suivants : B.F., E.T., K., K&M, G., G.B.N, G.L., N.J., Si, "Cloche + L", "S et H superposés", Si, T.J., W., et Q.
Pour ces casques, on peut retrouver un numéro précédé d'une lettre estampé au fond de la bombe. Cette inscription correspond au numéro de lot d'acier fournit par le laminoir. On retrouve donc : R, B, Bi.
Les casques austro-hongrois ne sont pas estampés, les fabricants apposant leur marque et la taille du casque à l'aide d'un tampon encreur. Le sommet du casque peut cependant présenter un numéro de lot d'acier fournit par le laminoir.

Lors de la récupération de ces casques par la Tchécoslovaquie au lendemain de la guerre, une partie fut reconditionnée par l'ajout d'un cimier "à la française". Ce cimier, proche de celui du casque Adrian modèle 15 utilisé par la légion tchèque, ne comporte pas d'échancrure pour l'aération de la bombe, et pour cause, puisqu'il n'existe pas d'ouverture au sommet de la coque.
Il est directement soudé à la bombe, ce qui inclut que celle-ci devait être préalablement décapée puis repeinte après soudure.
Pour les casques allemands modèle 16, les tourillons à index, maintenant la jugulaire d'origine, sont supprimés au profit d'un passant de jugulaire calqué sur ceux appliqué dans les casques modèle 17 austro-hongrois.
Cependant, la couleur des uniformes de l'armée tchèque étant marron beige à partir de 1920, un grand nombre de casques modèle 16 allemand ou modèle 17 austro-hongrois furent remis en peinture après guerre, d'une couleur très proche de celle d'origine pour les casques Mle 17. Toutefois, on note des cas d'utilisation de peinture tirant plutôt sur le vert kaki.
Rapidement, le cimier ne fut pas conservé sur le casque Vz 20 désigné comme tel lors du renouvellement des uniformes de l'armée tchèque en 1920.

La coiffe :

Tête de rivet bombée.
Tête de rivet bombée.
Tête de rivet plate.
Tête de rivet plate.
Cerclage de coiffe métallique fixé par 3 rivets fendus.
Cerclage de coiffe métallique fixé par 3 rivets fendus.
Cerclage métallique troué au niveau de chaque patte de coiffe, patte de coiffe maintenue coincée sans couture.
Cerclage métallique troué au niveau de chaque patte de coiffe, patte de coiffe maintenue coincée sans couture.
Compartiment de rembourrage.
Compartiment de rembourrage.
Coussinet de rembourrage.
Coussinet de rembourrage.
Coussinet dans son compartiment noué.
Coussinet dans son compartiment noué.
Autre exemple.
Autre exemple.
Patte de coiffe.
Patte de coiffe.
Coiffe.
Coiffe.

La coiffe est identique à celle montée dans les casques modèle 16 allemand à partir de 1917 et dans les casques modèle 17 austro-hongrois.
Bien qu'au départ les coiffes d'origines des casques reconditionnés par l'intendance de l'armée tchèque n'eurent pas forcément été changé, celles-ci sont généralement changées au profit d'une coiffe de fabrication tchèque. Cette coiffe est calquée sur le modèle utilisé dans les casques modèle 16 allemand et 17 austro-hongrois. Elle est montée sur un cerclage métallique, sans doute repris du casque avant reconditionnement.
Le cerclage fabriqué en acier embouti est jointif à l'arrière par encastrement de ses extrémités et peint de couleur proche de celle appliquée au casque (il peut avoir été récupéré sans remise en peinture). Il possède sa bordure en contact avec les pattes de coiffe retournée vers l'extérieur du casque afin de ne pas sectionner les pattes de coiffe en cuir.
Une série de 32 trous sur le cerclage du Mle16 et 18 sur celui du Mle17, est effectuée à chaque tiers du cerclage au niveau des positions des pattes de coiffe, sous la pliure du cerclage.
Trois trous ovalisés sont présents au niveau de chacun des orifices de la coque pour la fixation de la coiffe à l'aide de rivets fendus, semblable à des "attaches parisiennes". La tête de ces rivets peut être bombée ou plate.
Les pattes de coiffe sont fabriquées en cuir épais de couleur brun beige. La base de chacune des pattes de coiffe est scindée en deux parties. Chacune d'elle est percée d'un trou renforcé d'un œillet métallique peint en noir pour le passage du lacet de réglage en profondeur de la coiffe (à noter que les coiffes allemandes produites durant la première guerre mondiale sont dépourvues d'un renfort au niveau de chaque orifice du passage du lacet, cependant ce fut rarement le cas pour les coiffes austro-hongroises).
Les cotés de chaque patte est replié sur lui même et maintenus à l'aide d'une ligne de couture format un U avec l'autre coté de l'élément de coiffe. Cette ligne de couture maintient un compartiment en toile de coton, généralement de couleur blanche ou fabriquée en toile de récupération et pouvant présenter différents motifs imprimés ou brodés.
Ce compartiment est destiné au rembourrage de la coiffe à l'aide de coussinet en toile fourré de crin de cheval ou autre artifice de bourrage.
Chaque coussinet de rembourrage est maintenu dans son compartiment à l'aide d'un lacet plat cousu au centre du sac en toile.
Bien que le cerclage métallique soit muni de trois séries de trous pour la couture de chacune des pattes de coiffe, celle-ci sont seulement maintenues par le retournement du bord du cerclage puis coincées contre la parois du casque, les deux s'adaptant parfaitement l'un dans l'autre.
Le cerclage est par ailleurs disponible en quatre tailles : 62, 64, 66 et 68, correspondant à la circonférence de la bombe.

La jugulaire :

La jugulaire est maintenue à deux passants rivetés de part et d'autre du casque. Ils sont repris du modèle 17 austro-hongrois et sont conservés tel que pour ce modèle. Pour le cas des casques modèle 16 allemand, le tourillon à index est remplacé par ce modèle, placé plus bas en raison de la position d'origine des points de fixation.
Le passant de jugulaire est constitué d'une boucle rectangulaire fabriquée à l'aide d'une tige métallique. Sa base est emprisonnée dans une enchapure métallique jouant le rôle de charnière. Cette enchapure est fabriquée à l'aide d'une pièce métallique plate, pliée en deux et dont la base arrondie est plus étroite au niveau de cette découpe. La base arrondie est percée pour être fixée dans la bombe à l'aide d'un rivet mécanique à tête bombée. Le rivetage est renforcé coté intérieur à l'aide d'un grosse rondelle.
La jugulaire montée à l'origine sur les casques récupérés après guerre par l'armée tchèque est remplacée au profit d'un modèle de conception tchécoslovaque.

Modèle avec boucle à clapet et boucle coulissante.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Boucle coulissante.
Boucle coulissante.
Boucle à clapet.
Boucle à clapet.
Doublure en cuir.
Doublure en cuir.
Boucle à clapet et griffe.
Boucle à clapet et griffe.

Un premier modèle de jugulaire est employé sur le casque Vz 20, calquée sur la jugulaire employée dans les casques austro-hongrois de type Berndorfer et modèle 17, alors fabriquée en toile. Elle est constituée d'une large bande de cuir finement rainurée sur ses bords.
Une de ses extrémités comporte une boucle carrée à l'échelle à double passant, emprisonnée par une ligne de couture transversale et dans laquelle la jugulaire va s'insérer après être glissée dans un des deux passants rivetés à la coque.
La seconde extrémité comporte une boucle plate à clapet. Le clapet formant un levier comporte sa base en contact avec la jugulaire découpée pour former des dents, agrippant mieux le cuir de la jugulaire.
Cette boucle est maintenue par deux lignes de couture à la fente pratiquée dans la base évasée de la boucle. Ces deux lignes de couture maintiennent une large languette de cuir destinée à protéger la joue du soldat du contact de cette partie métallique. Passé de manière similaire à la boucle carrée, cette partie permet de régler assurément la longueur de la jugulaire. L'autre boucle permettant de régler à souhait la longueur de la jugulaire.

Modèle à boucle à ardillon.

On rencontre un second modèle de jugulaire appliqué au casque Vz 20. Cette jugulaire est celle utilisée dans le casque Vz 32, ce qui n'a rien d'anormal pour un casque utilisé jusqu'à la fin des années 30. Cette jugulaire, fabriquée en deux parties, est fixée aux passants de jugulaire à l'aide de rivets à double tête (l'une étant plus plane que l'autre) et peints en noir.
La première partie de la jugulaire est composée d'une bande de cuir d'une longueur de 45 centimètres pour 2 cm de large, dont la partie centrale plus large (3 cm) est évidée au centre afin de constituer une mentonnière.
Un coté de cette partie possède sept trous permettant la fixation à l'aide de la boucle à ardillon présente sur la seconde partie de la jugulaire.
L'autre coté comporte douze trous, rejoints deux à deux par une fente, donnant ainsi 6 positions possibles de fixation au casque à l'aide du rivet à double tête, afin de toujours garder la mentonnière en position centrale.
La seconde partie de la jugulaire comporte la boucle à ardillon, permettant la fermeture, fixée à une bande de cuir longue de 8 centimètres. Cette partie comporte une boucle en cuir, afin de maintenir l'excédent de jugulaire une fois fermée. Un trapèze en cuir est cousu au dos de la boucle afin de protéger la peau du soldat du frottement de la boucle.


A noter que l'on trouve des casques Vz 20, en vente à l'heure actuelle, munis de jugulaire de casque Vz 53 du premier type.
Cette jugulaire est fabriquée en cuir épais (3 mm), d'une largeur de 2 cm. La partie longue située du coté gauche mesure 30 cm et la partie courte, portant la boucle de fixation, mesure 20 cm environ. Elle est fixée aux passants à l'aide d'un rivet fendu, très plat, se repliant sur une rondelle : cette méthode de fixation est reprise du système russe.
La fixation de la jugulaire est assurée par une boucle plate de forme rectangulaire. Un passant en cuir permet de maintenir le surplus de longueur.
Bien évidemment, cette jugulaire n'est pas contemporaine à l'époque d'utilisation du casque et est montée par des vendeurs peu scrupuleux, désireux de compléter le casque pour mieux le vendre.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Rivets à double têtes de fixation.
Rivets à double têtes de fixation.
Jugulaire avec partie fendue, jouant le rôle de mentonnière.
Jugulaire avec partie fendue, jouant le rôle de mentonnière. Détails de la jugulaire, partie à trous.
Détails de la jugulaire, partie à trous. Partie avec boucle à ardillon de fermeture.
Partie avec boucle à ardillon de fermeture.

Quelques exemples

Exemple 1. Exemple 1. Exemple 1.
Casque Vz 20 sans cimier (modèle 16 allemand), avec étiquette au nom de son propriétaire.

Exemple 2. Exemple 2.
Autre modèle (modèle 17 austro-hongrois) sans cimier.