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Casque M35/53

Fiche

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[1951] M40 reconditionné pour la "BGS", coiffe I-50.

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[1954] M42 reconditionné pour la "BGS", modifié dans un 2ème temps avec une coiffe I-53, les trous des rivets sont bouchés.

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[1954] M35-53 LS, premier type avec évents, de la "BGS", coiffe I-53.

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[1961] M35-53 LS, 5ème casque de la "Bepo" de Berlin, sans évent, coiffe I-53.

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[1973] M35-53 LS, deuxième type sans évent, coiffe I-53, jugulaire renforcée, testé en 1973 mais non selectionné par le GSG9.

[Fiche] - [Historique] - [La coque M53] - [La coiffe I-53] - [Les accessoires] - [Peintures et insignes] - [Les précurseurs] - [Exemples]

Historique.

En 1945, l'Allemagne est partagée en quatre secteurs, occupés chacun par un des alliés. Tandis que le secteur Est est attribué aux Soviétiques, les trois secteurs Ouest le sont par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Berlin, enclavé dans le secteur soviétique, est divisé de la même façon.
Tandis que les Soviétiques installeront dans leur secteur la République Démocratique d'Allemagne (RDA), les alliés occidentaux permettront l'installation de la République Fédérale d'Allemagne (RFA), sur leurs trois secteurs réunis. Son territoire est divisé en "Länder" (provinces) jouissant d'une certaine autonomie et chapeautés par un gouvernement fédéral installé à Bonn. Le territoire de Berlin-Ouest, enclavé dans la RDA, est considéré comme un "Land".
Lors de sa création en 1949, la République Fédérale d'Allemagne n'a pas le droit de posséder une armée, mais simplement des forces de police. Selon les instructions du "Conseil de la haute commission des alliés pour l'Allemagne", la taille de cette formation ne devrait pas dépasser les 2 000 fonctionnaires en service. Ce chiffre étant trop faible de l'avis du gouvernement fédéral, le chancelier Konrad Adenauer donne l'ordre de vérifier la validité juridique, de la formation d'une gendarmerie fédérale. Après que la légalité en soit décidée au sein du gouvernement, la demande de constituer une gendarmerie fédérale est déposée le 28 avril 1950 auprès des trois hauts commissariats.
Au lieu de cela, le 28 juillet 1950, est approuvé l'établissement d'une formation de police mobile, forte de 10 000 hommes, au niveau des "Länder". Son hébergement doit être assuré en casernes. Cette force est dénommée "Bereitschaftspolizei" (police anti-émeutes) ou plus couramment par l'acronyme : "Bepo". Le 3 août 1950, les "Länder" sont informés par lettre, que le coût de l'équipement serait pris en compte au niveau fédéral.
Dans le cadre des négociations, un contingent de 500 hommes, propre au gouvernement fédéral, est également accordé.
Le 19 septembre 1950, à la conférence des secrétaires d'état de New York aux Etats-Unis, les trois secrétaires d'état occidentaux approuvent le chiffre de 30 000 hommes, au niveau des "Länder". Mais seulement 10 000 hommes seront disponibles d'ici le 31 mars 1951 (ce chiffre ne sera réellement atteint qu'en 1956).
Finalement, le gouvernement fédéral réussit à obtenir du haut commissariat, une police fédérale des frontières qui devrait représenter une force de 10 000 hommes et qui pourrait plus tard être étendue à 20 000 hommes. Cette force est dénommée "Bundesgrenzschutz" (police fédérale des frontières) ou plus couramment par l'acronyme : "BGS". La loi sur la "Bundesgrenzschutz" est promulguée le 16 mars 1951.

Les casques de la "BGS" :

1951
L'installation de la "BGS", revêtant une urgence particulière, elle a recours à de vieux casques SH35 de la "Wehrmacht", essentiellement des casques M40 et M42. Récupérés dans des parcs à ferraille ils sont reconditionnés avec une peinture rugueuse et une nouvelle coiffe I-50, de type "Riddel", assez rudimentaire.

1954
La coiffe I-50 ne donnant pas satisfaction, elle est remplacée par une nouvelle coiffe produite par la firme Schuberth. Dénommée I-53, cette coiffe n'est plus maintenue à la coque par trois rivets (dont les trous seront le plus souvent bouchés), mais par une vis sommitale soudée dans la bombe. La jugulaire est fixée à deux pontets soudés dans la coque.
Des casques neufs seront livrés entre 1954 et 1956, probablement lors de l'augmentation de l'effectif de la "BGS" à 20 000 hommes.
Les coques sont de type M40, dans les seules tailles 64 et 66, et sont munies d'une coiffe I-53. On les dénomme M35/53 ou M53.

1961
Un complément de dotation en M53, est livré entre 1961 et 1964. Ils sont identiques aux précédents mais dépourvus d'évent. Au fil du temps, le casque d'acier ne sera plus utilisé que pour des occasions particulières. Le casque M35/53 sans évent sera majoritaire de la fin des années 60 jusqu'à son obsolescence vers 1990.

SH 35 de la Polizei, avant 1945.
Casque SH 35 de la "Polizei", avant 1945.

Les casques de certaines "Bepo".

1954
La "Bepo" de Berlin perçoit des casques M35/53, de couleur marron-vert.

1956
Les casques de la "Bepo" de Berlin sont désormais gris, suite au passage à la couleur bleu pour les tenues.

1961
La "Bepo" de Berlin perçoit des casques M35/53 sans évent, de couleur gris-bleu. D'autres polices ou "Bepo" perçoivent des M35/53 sans évent de couleur vert foncé, comme par exemple, à Hambourg.

1964
Les "Bepo" des "Länder Nordrhein-Westfalen" et "Rheinland-Pfalz" se procurent des casques M35/53 sans évent, marron-vert, de fabricant inconnu.

A noter : Deux fabricants ont fourni les casques M35/53 : Linnemann & Schnetzer à Ahlen, sigle "LS" et une firme indéterminée, marquage "71".


Constitution

Les premiers casques de la "BGS" sont des coques issus de la "Wehrmacht" récupérées et reconditionnées avec une coiffe I-50 assez rudimentaire.
La coiffe I-50 ne donnant pas satisfaction, elle est remplacée en 1953, par une nouvelle coiffe produite par la firme Schuberth. Dénommée I-53, cette coiffe n'est plus maintenue à la coque par trois rivets, dont les trous seront le plus souvent bouchés, mais par une vis sommitale soudée dans la bombe.
Des casques neufs, conçus pour la nouvelle coiffe, seront livrés entre 1954 et 1956, Les coques sont de type M40, dans les seules tailles 64 et 66. On les dénomme M35/53 ou M53.
Outre la "BGS", ces casques seront livrés à diverses "Bepo".

La coque M35/53 :

1er type.

Les nouvelles coques sont du type M40 à bords retournés et évents emboutis, mais sont dépourvues des trous de fixation de la coiffe.
Une pièce métallique est soudée à l'intérieur, au sommet de la bombe. Elle comporte deux ergots latéraux et une vis centrale.
Deux pontets mobiles de jugulaire sont soudés dans la coque. Ils sont du même type que ceux que l'on rencontre sur les casques US M-1 : une embase triangulaire repliée sur elle-même et enchappant un anneau rectangulaire.

Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessous, la bordure est retournée.
Vue de dessous, la bordure est retournée.
Event embouti, extérieur et intérieur.
Event embouti, extérieur et intérieur.
Pontet de jugulaire et ancrage sommital.
Pontet de jugulaire et ancrage sommital.

2ème type.

Un deuxième type apparaît dans les livraisons complémentaires à partir de 1959. Il est totalement identique au premier hormis qu'il est dépourvu d'évent. La coque est désormais totalement vierge de toute perforation.

Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
       Pontet de jugulaire et ancrage sommital.
Pontet de jugulaire et ancrage sommital.

Fabricants et marquages :

Le casque est fabriqué presque exclusivement par Linnemann & Schnetzer à Ahlen. On trouve cependant, des M35/53 sans évent, marron-vert, aux "Bepo" de "Nordrhein-Westfalen" et "Rheinland-Pfalz". Ces casques de fabricant inconnu, portent pour tout marquage, le nombre 71 sous le couvre-nuque.

Fabricant inconnu.
Fabricant inconnu.
Linnemann &  Schnetzer, taille 64.
Linnemann & Schnetzer, taille 64.
Linnemann &  Schnetzer, taille 66.
Linnemann & Schnetzer, taille 66.
Linnemann & Schnetzer, 1ère série sans évent datée 1959.
Linnemann & Schnetzer, 1ère série
Linnemann & Schnetzer, 1ère série sans évent datée 1959.
sans évent datée 1959.

La coiffe I-53 :

La garniture intérieure I-53 ("Innenausstattung" 53) est un dispositif à fixation sommitale, formé de cinq arceaux soutenant un cerclage réglable, sur lequel est fixée la coiffe proprement dite. Elle existe en deux dimensions correspondant aux tailles des coques : 64 pour les tours de tête 53 à 57 et 66 pour ceux de 57 à 61.

Vue intérieure.
Vue intérieure.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue avant.
Vue avant.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue avant dépliée.
Vue avant dépliée.
Vue arrière dépliée.
Vue arrière dépliée.

L'armature se compose de cinq arceaux en acier, de 2 cm de large, rigidifiés par une rigole longitudinale emboutie. Ils sont soudés à une plaque circulaire en acier de 6 cm de diamètre. Elle présente une cuvette, au centre de laquelle est enchâssé un écrou non ferreux, tournant librement. Il est entouré de deux trous de 4 mm (ou quatre trous suivant les variantes).
Elle est doublée intérieurement par un tampon de mousse circulaire (7 cm de diamètre pour 1 cm d'épaisseur), dans lequel est pratiquée une ouverture ovale, permettant d'atteindre l'écrou avec un outil de vissage.
Ce dispositif permet de visser la coiffe sur la vis de la pièce sommitale de la bombe, dont les ergots pénètrent dans les trous et l'empêchent de pivoter.
Chaque arceau a son extrémité libre recourbée et percée, pour y riveter une lamelle d'acier flexible de même largeur. Chaque lamelle est perforée à son extrémité de trois trous, dont le central est plus grand. Ces trous permettent de fixer le cerclage au bout des lamelles. Les lamelles latérales reçoivent un gros rivet dans le trou central, tandis que la lamelle frontale reçoit deux petits rivets dans les trous extérieurs.
Le cerclage est fait d'une bande d'acier flexible de 2 cm et de 64 ou 66 cm de long suivant la coque de destination. Ses extrémités sont dotées d'un système de fermeture réglable. L'extrémité droite comporte un petit bouton métallique suivi à 18 mm d'un ergot cylindrique. L'autre extrémité est percée de deux trous suivis de cinq boutonnières, chacune permettant de fermer le cerclage sur un des cinq tours de tête prévus. L'ergot consolide la fermeture en s'engageant dans un des deux trous, ou pour les plus petites tailles dans une boutonnière.

Tampon sommital et écrou.
Tampon sommital et écrou.
Verso, écrou bondérisé.
Verso, écrou bondérisé.
Variante, écrou métal nu et 2 perforations au lieu de 4.
Variante, écrou métal nu et 2 perforations au lieu de 4.
Cerclage verrouillé sur la taille 57.
Cerclage verrouillé sur la taille 57.
Coté gauche.
Coté gauche.
Côté droit.
Côté droit.
Cerclage verrouillé, envers.
Cerclage verrouillé, envers.
Coté gauche, envers.
Coté gauche, envers.
Coté droit, envers.
Coté droit, envers.
Armature avant recto.
Armature avant recto...
verso.
verso.
Armature latérale recto.
Armature latérale recto...
verso.
verso.

Le cuir est dérivé du modèle 31 en usage pendant la guerre. Il est formé par un bandeau de cuir, festonné sur un bord en neuf dents de loup. Chacune est perforée de cinq trous d'aération disposés en quinconce. Les extrémités des dents sont arrondies et comportent une petite perforation destinée au passage du cordon de serrage. Cette perforation est renforcée par une rondelle de cuir collée sur l'envers. Il possède un dispositif anti-oppression composé de quatre rangées de vingt neuf perforations frontales.
Le bandeau est coupé à la même longueur que le cerclage correspondant. Le cuir est fixé sur le cerclage, dans sa longueur, par 11 attaches parisiennes en aluminium à large tête et à chaque extrémité par un petit rivet tubulaire. Ce bandeau n'est pas cousu à l'arrière pour permettre aux deux dents extrêmes de glisser l'une sur l'autre en fonction du réglage.
Un cordonnet de coton blanc permet le serrage du sommet de la coiffe et par là même, son réglage en profondeur.

Vue avant.
Perforations anti-oppression à l'avant du cuir.
Vue arrière.
Recouvrement variable à l'arrière du cuir.

Les marquages :

Tailles 53 à 57.
Tailles 53 à 57 (coques 64).
Tailles 57 à 61.
Tailles 57 à 61 (coques 66).
Tampon du Polizeipräsidium Berlin-Großberlin.
Tampon du "Polizeipräsidium Berlin-Großberlin".

La jugulaire :

Jugulaire, recto-verso.
Jugulaire, recto-verso.

La jugulaire est dérivée de celle du casque M35, elle se fixe aux deux passants mobiles de la coque.
Elle est taillée dans de la sangle de cuir de 1,5 cm de large. Le côté extérieur est verni noir tandis que l'intérieur est verni havane.
Le segment le plus long, mesure environ 45 cm et présente une extrémité perforée de 13 trous de forme ronde. A l'autre extrémité sont pratiquées deux boutonnières. Elles permettent de fixer la sangle au pontet au moyen d'un bouton en acier.
Le segment le plus court, mesure 12 cm. A une extrémité, sont pratiquées deux boutonnières permettant la fixation au pontet par un bouton en acier, comme pour l'autre segment. L'autre extrémité enchape une boucle à un ardillon en acier. L'enchapure est fermée par un rivet tubulaire. Ce segment est situé sur la joue gauche.

Jugulaire, boucle.
Jugulaire, boucle.
Jugulaire, vue de profil.
Jugulaire, vue de profil.
Jugulaire, boutonnage au pontet.
Jugulaire, boutonnage au pontet.
Marquage 1974.
Marquage 1974.

Il n'y a aucun marquage sur les jugulaires. Une seule exception est connue, pour un lot de jugulaires de rechange datant de 1974. La mention "MS BUND 74" est estampée sur l'envers du cuir près de la boutonnière du petit segment.

Casques d'essai pour le GSG9 :

M35/53 2ème type à jugulaire renforcée.
M35/53 2ème type, à jugulaire renforcée.
Vue globale.
Vue globale.

En 1973, la "BGS" essaye sur le M53, une jugulaire renforcée pour équiper son groupement d'intervention, le G9. Cet équipement ne sera pas retenu.
Il s'agit de deux bavolets et d'une sangle mentonnière montés sur un casque classique modèle 53 avec sa garniture I-53.
Chaque bavolet est constitué par une pièce en "U", en matière plastique noire semi-rigide, recouverte de cuir noir vers l'extérieur et de cuir clair, genre chamois, du côté en contact avec le visage. Les oreilles du porteur sont complètement dégagées.
Les extrémités non recouvertes, servent d'attaches. Celles des branches avant du "U", sont courtes et percées de deux boutonnières permettant de les refermer sur les pontets de jugulaire de la coque, à l'aide d'un bouton double en acier. Ces pontets sont pour l'occasion, ressoudés plus en avant.
A l'arrière elles sont plus longues et percées de trois boutonnières, permettant un réglage en longueur. Elles se fixent sur des languettes du même plastique noir, prises dans les rivets situés au milieu des arceaux de la coiffe. Cette fixation se fait avec un bouton double, similaire à celui employé à l'avant, engagé dans une des trois boutonnières, suivant la longueur désirée.
La fermeture est assurée par une sangle supportant une mentonnière à coque en plastique sans aération. Cette sangle est reliée au milieu de la branche avant de chaque bavolet. Elle s'y attache du côté droit par une boucle à ardillon rivetée sur le bavolet et à gauche par une double boucle anti-étranglement, copiée sur le M1A1 de la "Bundeswehr", et rivetée de la même façon.

Attache avant, extérieur.
Attache avant, extérieur.
Attache avant, intérieur.
Attache avant, intérieur.
Attaches arrières, fixation aux arceaux de la I-53.
Attaches arrières, fixation aux arceaux de la I-53.
Réglage en longueur de l'attache arrière.
Réglage en longueur de l'attache arrière.
Partie haute du bavolet.
Partie haute du bavolet.
Vue d'ensemble intérieure.
Vue d'ensemble intérieure.
Sangle mentonnière de fermeture de la jugulaire.
Sangle mentonnière de fermeture de la jugulaire.

En cours d'essai, quelques jugulaires ont été modifiées pour les rendre plus efficaces et plus confortables. Les boucles de la sangle mentonnière ont été déplacées et re-rivetées au bas de bavolets, tandis qu'une sangle nuquière, réglable par une boucle à ardillon, a été rajoutée à l'arrière.

Jugulaire modifiée, côté gauche.
Jugulaire modifiée, côté gauche.
Jugulaire modifiée, vue globale.
Jugulaire modifiée, vue globale.
Jugulaire modifiée, côté droit.
Jugulaire modifiée, côté droit.

Les accessoires :

Bandeau de manœuvre.

Bandeau de manœuvre. Bandeau de manœuvre. Bandeau de manœuvre. Bandeau de manœuvre.
Bandeau de manœuvre en situation.

Un bandeau de manœuvre réversible, jaune ou rouge, existe dans la continuité de celui de la "Wehrmacht".
Il est formé de deux bandes de tissu de chaque couleur, cousues dos à dos. Il se referme en anneau, par une petite bande de tissu élastique également bicolore. Ce montage permet de l'ajuster aux deux tailles de coques.
Trois petites bandes de tissu élastique blanc sont cousues à l'arrière et sur les côtés. Elles sont terminées par des crochets métalliques destinés à se fixer sur le jonc du casque.

Bandeau de manœuvre.
Bandeau de manœuvre.
Bande de tissu élastique.
Bande de tissu élastique, côté rouge et côté jaune.
Crochet.
Crochet.
Coté rouge.
Coté rouge.
Arrière.
Arrière.
Coté jaune.
Coté jaune.

Artifices de camouflage.

Début des années 50. Début des années 50. Début des années 50. Début des années 50.
Début des années 50, utilisation de la bretelle du "Brotbeutel" comme support de camouflage.

Au début des années 50, des équipements et des accessoires de la "Wehrmacht" sont encore utilisés à la "BGS" et notamment des sacs à pain ("Brotbeutel"). Leurs bretelles sont utilisées, comme au temps de la guerre, pour fixer feuilles et branchages sur le casque.

1955. 1955. 1955.
1955. 1955. 1955.
1955, utilisation de capuches ou de morceaux de toile de tente comme couvre-casques.

Il n'existe aucun couve-casque réglementaire. Les couvre-casques sur le modèle "Wehrmacht" proposés parfois à la vente, sont soit des initiatives locales, soit des initiatives commerciales lancées, outre-Rhin, par des marchands de surplus militaires.
Lors de manœuvres on relève souvent la présence de casques revêtus d'une capuche de veste camouflée ou tout simplement d'un morceau de toile de tente, la plupart du temps agrémentés d'un morceau de chambre à air.

Capuche de veste, côté droit et côté gauche.
Capuche de veste, côté droit et côté gauche (motif "Sumpftarn").
Capuche de veste utilisée comme couvre-casque.
Capuche de veste utilisée comme couvre-casque.
Emploi du filet réglementaire. Emploi du filet réglementaire. Emploi du filet réglementaire.
Emploi du filet réglementaire. Emploi du filet réglementaire. Emploi du filet réglementaire. Hiver 1968, filet + tissu blanc.
A partir de la fin des années 50, emploi du filet réglementaire.

Le seul accessoire de camouflage réglementaire est le filet distribué à partir des années 60.
Ce filet spécifique à la "BGS", est fabriqué en cordelette vert foncé, de 2,5 mm de diamètre. Les mailles de 25 mm de côté, sont disposées en quinconce. Le tout forme un manchon cylindrique ouvert aux deux bouts. Un morceau de cordelette passé dans les mailles de l'extrémité supérieure permet de le resserrer au sommet du casque. Une cordelette plus longue (environ 80 cm) passe dans les mailles de l'extrémité inférieure, puis est refermée sur elle-même par deux manchons métalliques sertis. Six crochets métalliques sont également enfilés sur cette cordelette.
Le montage sur le casque se fait de la façon suivante : le filet est emmanché sur la bombe et les crochets répartis sur le jonc, il reste à serrer la cordelette sommitale pour tendre l'ensemble.

Informations.

Attention : ce filet n'a pas d'équivalent dans la "Wehrmacht". Tous les exemplaires vendus comme tels sont en fait des filets "BGS", maquillés ou non.

Coté gauche.
Coté gauche.
Arrière. Noter le sertissage du cordon de fixation.
Arrière. Noter le sertissage du cordon de fixation.
Coté droit.
Coté droit.
Crochets.
Crochets.
Crochet en place.
Crochet en place.
Crochet en place, intérieur.
Crochet en place, intérieur.
Ligature sommitale.
Ligature sommitale.

Peintures et insignes :

La "Bundesgrenzschutz".

M53 1er type.
M53 1er type.
M53 2ème type.
M53 2ème type.
BGS/See.
"BGS/See".

Tous les casques de la "BGS", reçoivent une peinture grenelée vert foncé mate. Ceux utilisés par la branche maritime, "BGS/see", peuvent être repeints en gris bateau.
Aucun insigne n'est porté sur les casques.

La "Polizei".

Bepo Berlin avant 1956.
"Bepo" Berlin avant 1956.
M 50 modifié M 53.
M50 modifié M53.
Bepo Berlin après 1956, 1er type.
"Bepo" Berlin après 1956, 1er type.
Bepo Berlin après 1961, 2ème type.
"Bepo" Berlin après 1961, 2ème type.
Bepo des Länder Nordrhein-Westfalen et Rheinland-Pfalz (71).
"Bepo" des "Länder Nordrhein-Westfalen" et "Rheinland-Pfalz" (71).
Polizei et Bepo Hambourg.
"Polizei" et "Bepo" Hambourg, 2ème type.

Les casques de la police sont recouverts d'une peinture lisse.
En ce qui concerne Berlin, la peinture est un marron-vert jusqu'en 1956 date à laquelle ils deviennent gris-bleu pour suivre le changement de couleur des uniformes. Les nouveaux M35/53 sans évent livrés en 1961 seront aussi de cette couleur.
Les casques "71" des "Bepo" des "Länder Nordrhein-Westfalen" et "Rheinland-Pfalz" sont aussi marron-vert. Pour les autres "Länder", la couleur est le vert foncé.
Les insignes sont portés dans les mêmes conditions que pour les M35/50.

Informations.Attention bidouilles! Il circule des casques tout à fait fantaisistes munis d'autocollants touristiques, comme par exemple de Berlin ou du Schleswig-Holstein

Fausse décoration du Schleswig-Holstein.
Fausse décoration du Schleswig-Holstein.
Fausse décoration de Berlin.
Fausse décoration de Berlin.

Les précurseurs.

Lors de l'installation de la "BGS" en 1951, on a recours dans l'urgence, à de vieilles coques de SH 35 de la "Wehrmacht", essentiellement des M40 et 42, mais aussi quelques M35. Récupérées dans des parcs à ferraille, elles sont reconditionnées avec une peinture rugueuse et une nouvelle coiffe I-50, de type "Riddel", assez rudimentaire.

Les coques :

Coque SH 35 M35.
Coque SH 35 M35.
Coque SH 35 M40.
Coque SH 35 M40.
Coque SH 35 M42.
Coque SH 35 M42.

Après décapage, les coques retenues sont équipées de pontets de jugulaire. En grande majorité, ces pontets sont soudés fixes, en U, du type des premiers pontets du casque US M-1. On trouve également, en plus petit nombre, des pontets mobiles de cerclage I-31, rivetés à la coque.

Position des pontets dans la coque.
Position des pontets dans la coque.
Pontet dans un SH 35.
Pontet dans un SH 35.
Pontet dans un SH 35/42.
Pontet dans un SH 35/42.
SH 35/42 équipé d'un pontet de I-31.
SH 35/42 équipé d'un pontet de I-31.
Pontet de I-31.
Pontet de I-31.
Rivet du pontet I-31.
Rivet du pontet I-31.
Vert sombre satiné, 1ère couleur des casques BGS.
Vert sombre satiné, 1ère couleur des casques "BGS".
Vert granité, couleur définitive des casques BGS.
Vert granité, couleur définitive des casques "BGS".
Sigle L&S.
Sigle L&S.

En dernière étape, les coques sont repeintes, dans un premier temps, en vert sombre satiné. Cette couleur est rapidement abandonnée au profit de la peinture granitée vert foncé, qui restera en usage sur les M53 jusqu'à leur retrait du service.
Certaines de ces coques sont frappées du sigle L&S à la peinture noire, signe qu'elles ont été reconditionnées par la firme Linnemann & Schnetzer à Ahlen. On ignore quelles firmes sont intervenues sur les coques non marquées.

La garniture I-50 :

Vue de profil.
Vue de profil.

Les garnitures I-31 sont purement et simplement abandonnées et remplacées par une nouvelle garniture, mise au point par la firme Schuberth. Il s'agit d'un hybride entre la garniture à cerclage acier et la coiffe de type "Riddel", que l'on peut dénommer I-50.
Elle ne donnera pas entière satisfaction et Schuberth fabriquera, dès 1953, la I-53 à fixation sommitale, qui la remplacera avantageusement.

Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.

Le cerclage.

La garniture I-50 est basée sur un cerclage en acier zingué, à circonférence réglable, de 35 mm de large. Six passants du même métal, de 10 mm de large, sont rivetés sur son pourtour. Onze trous, également répartis, sont percés sur un des bords. Ils sont destinés aux attaches parisiennes qui fixeront le cuir. Les deux extrémités du cerclage sont occupées par le système de réglage, décrit plus bas.
Il existe deux tailles de cerclage :
    - Un pour les coques 62 et 64, réglable aux cinq tours de tête allant de 53 à 57.
    - Un pour les coques 66 et 68, réglable aux cinq tours de tête allant de 57 à 61.
Certaines variantes ne proposent que quatre tailles : 54-57 et 58-61.
Un ruban d'acier souple de 15 mm de large, d'une longueur supérieure au pourtour de la coque glisse librement dans les passants du cerclage. Il est refermé sur lui-même par deux rivets. Il forme de ce fait, six circonvolutions variables, qui une fois introduites dans la coque maintiendront le cerclage et feront office d'amortisseurs. Plus la taille choisie sur le cerclage est petite, plus ces circonvolutions sont grandes. Une lumière est pratiquée sur chacune des circonvolutions avant et sur celle arrière. Elles recevront les rivets de fixation à la coque.

Cerclage côté gauche.
Cerclage côté gauche.
Cerclage côté droit.
Cerclage côté droit.
Cerclage vue avant.
Cerclage vue avant.
Cerclage vue arrière.
Cerclage vue arrière.

Fixation de la coiffe sur le cerclage.

La coiffe proprement dite est de type "Riddel". Elle est composée d'un bandeau de cuir de 40 mm de large et d'un autre de feutre de même largeur, cousus ensemble par un bord. Trois sangles de toile de 25 mm de large, disposées en triangle, sont prises également dans cette couture, entre le feutre et le cuir. L'ensemble est fixé au cerclage par onze agrafes parisiennes, passant dans les trous prévus à cet effet. Une cordelette passée dans les sangles de toile, assure le réglage en profondeur.

Fixation du cuir.
Fixation du cuir.
Position de la coiffe sur le cerclage.
Position de la coiffe sur le cerclage.
Vue des têtes des attaches parisiennes.
Vue des têtes des attaches parisiennes.
Les attaches fixent également le feutre et les sangles.
Les attaches fixent également le feutre et les sangles.
Les attaches sont pliées à l'intérieur du cerclage.
Les attaches sont pliées à l'intérieur du cerclage.
Les sangles sont cousues avec le cuir et le feutre.
Les sangles sont cousues avec le cuir et le feutre.
Cordelette assurant le réglage en profondeur.
Cordelette assurant le réglage en profondeur.
Indication de l'échelle des tailles.
Indication de l'échelle des tailles.

Réglage de la taille.

Le dispositif de réglage est composé de deux séries de cinq boutonnières superposées, percées à une extrémité du cerclage, distantes de 1 cm. Deux boutons en laiton sont rivetés à l'autre extrémité. Chaque paire verticale de boutonnières correspond à un tour de tête. La première et la dernière en sont renseignées par des chiffres estampés dans le métal (53-57 ou 57-61).
Sur les variantes à quatre paires de boutonnières, ces chiffres sont peints en noir (54-57 ou 58-61). De plus la mention BP ("Bundespatent") est peinte également sur le cerclage.

Coiffe réglée sur la plus grande taille.
Coiffe réglée sur la plus grande taille.
Coiffe réglée sur la plus petite taille.
Coiffe réglée sur la plus petite taille.
Cerclage à 5 boutonnières.
Cerclage à 5 boutonnières.
Cerclage à 5 boutonnières (envers).
Cerclage à 5 boutonnières, 53 à 57 (envers).
Cerclage à 4 boutonnières, 54 à 57 et marquage Bundespatent.
Cerclage à 4 boutonnières, 54 à 57 et marquage "Bundespatent".
Cerclage à 4 boutonnières, 54 à 57, réglé à la taille 54. Cerclage à 4 boutonnières, 54 à 57, réglé à la taille 54.
Cerclage à 4 boutonnières, 54 à 57, réglé à la taille 54.

Fixation de la garniture sur la coque.

La garniture I-50 est fixée dans la coque par trois rivets à lames du même modèle que ceux en usage pendant la 2ème guerre mondiale. Ils sont cependant un peu plus rigides. Ils prennent place dans les trois lumières pratiquées dans le ruban ressort du cerclage et sont la plupart du temps utilisés sans contre-rivets. On trouve cependant, des contre-rivets rectangulaires dans les casques estampillés LS. On note aussi l'emploi de rivets utilisés au cours de la 2ème guerre mondiale, toujours sans contre-rivet.

Rivets et contre-rivets Mle 1950.
Rivets et contre-rivets Mle 1950.
Rivets et contre-rivets Mle 1950 dans un casque reconditionné par L&S.
Rivets et contre-rivets Mle 1950 dans un casque reconditionné par L&S.
Rivets Mle 1950 sans contre-rivets.
Rivets Mle 1950 sans contre-rivets.
Rivets D&C 2ème GM sans contre-rivets.
Rivets D&C 2ème GM sans contre-rivets.
Rivets IKA 2ème GM sans contre-rivets.
Rivets IKA 2ème GM sans contre-rivets.

Les casques reconvertis 53 :

A partir de 1953, en attendant que le rééquipement en SH 35/53 soit complet, un certain nombre de casques ex-"Wehrmacht", modifiés 1950, sont remodifiés au standard 1953. Pour ce faire, on soude dans la bombe le système sommital de fixation de la garniture I-53. Ensuite les pontets fixes en U sont arasés et remplacés par des pontets mobiles du type M53. Par contre les pontets mobiles de I-31 sont conservés. Enfin les trous dans la coque réservés aux rivets de fixation de la coiffe I-50 sont bouchés par soudure. In fine le casque est repeint et muni d'une garniture I-53 neuve.


Casque ex-Wehrmacht 1942 modifié 50 et remodifié 53. Les trous des rivets ont été bouchés.
Casque ex-"Wehrmacht" 1942 modifié 50 et remodifié 53. Les trous des rivets ont été bouchés.
L'intérieur est au standard M53.
L'intérieur est au standard M53.
Fixation sommitale de garniture I-53 soudée dans la coque.
Fixation sommitale de garniture I-53 soudée dans la coque.
Pontet mobile du type M53.
Ansi que les pontets mobiles du type M53.
Les pontets mobiles M31 ne sont pas remplacés.
Les pontets mobiles M31 ne sont pas remplacés.
Les trous réservés aux rivets de fixation de la coiffe I-50 sont bouchés à la soudure.
Les trous réservés aux rivets de fixation de la coiffe I-50 sont bouchés à la soudure.

Quelques exemples

Casque M35 reconditionné, les points de soudure des pontets fixes sont trop appuyés. Casque M35 reconditionné, les points de soudure des pontets fixes sont trop appuyés.
Casque M35 reconditionné pour la "BGS", les points de soudure des pontets fixes sont trop appuyés.
Casque M35/42 reconditionné pour la BGS en 1950 et remodifié en 1953.
Casque M35/42 reconditionné pour la "BGS" en 1950 et remodifié en 1953.

Casque M35/53 avec évents, utilisé par la BGS.
Casque M35/53 avec évents, utilisé par la "BGS".

Casque M35/53 sans évent, utilisé par la BGS.
Casque M35/53 sans évent, utilisé par la "BGS".

Casque M35/53 gris bateau sans évent, utilisé par la BGS/See.
Casque M35/53 gris bateau sans évent, utilisé par la "BGS/See".

Casque M35/53 vert marron avec évents, utilisé par la Bepo de Berlin.
Casque M35/53 vert marron avec évents, utilisé par la "Bepo" de Berlin.

Casque M35/53 gris sans évent, utilisé par la Bepo de Berlin.
Casque M35/53 gris sans évent, utilisé par la "Bepo" de Berlin.

Casque M35/53 sans évent, utilisé par la police de Hambourg.
Casque M35/53 sans évent, utilisé par la police de Hambourg.

Casque M35/53 d'essai du GSG9.
Casque M35/53 d'essai du GSG9.


Rédaction et mise en page : Pierre de Hovre (Cascophile)
Photos et documentation : Gilles (Trimaze)

Sources et bibliographie :
- History of the German Helmet, Ludwig Baer.
- Le forum Wehrmacht awards.

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