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Casque Modèle TTA 51

Fiche


Casque TTA 51 1er type - 1951-52.


Casque TTA 51 2ème type - 1952-58.


Casque TTA 51 3ème type - 1958-78.

[Fiche] - [Historique] - [Constitution : le casque lourd] - [Constitution : le sous-casque] - [Divers]

Historique

Casque Adrian modèle 26, coiffe datée 1949, de l'artillerie.
Casque Adrian modèle 26, coiffe datée 1949, de l'artillerie.
Casque US M-1 utilisé en Indochine.
Casque US M-1 utilisé en Indochine.
Casque modèle 45 de l'Armée de l'air.
Casque modèle 45 de l'Armée de l'air.
Utilisation de casques US M-1 en Indochine. Utilisation de casques US M-1 en Indochine. Utilisation de casques US M-1 en Indochine. Utilisation de casques US M-1 en Indochine.
Utilisation de casques US M-1 en Indochine.

Durant la seconde guerre mondiale, les forces françaises libres furent rééquipées de matériels d'origine américaine ou britannique. Cependant, chaque fois que cela fut possible, on privilégiât les coiffures françaises pour se distinguer des alliés. En Afrique du Nord (AFN), les stocks de casques Adrian modèle 26 et modèle 35 étaient encore conséquents et furent distribués. Le symbole de l'armée de libération est un homme en uniforme US, coiffé d'un casque français.
De son coté, le régime de Vichy avait lancé le concept de l'Armée nouvelle et adopté le casque à bandeau frontal comme symbole de modernité. Il figurait sur toutes les affiches de recrutement. Pour mener à bien cette idée, il fallait modifier le casque modèle 35/37 en casque toutes armes. C'est ce qui fut fait avec le mythique casque modèle 41. Plus enveloppant que le modèle 35, il se caractérisait par le retour d'un petit cimier.
Curieusement ces deux tendances se rejoignirent, lorsqu'en 1945 le général de Gaulle voulut doter l'armée française d'un nouveau casque de conception nationale, dans la lignée des modèles précédents. Le casque modèle 45 TTA qui en résultat, était un développement du Mle 41. La coque un peu plus volumineuse, dépourvue de perforation pour attribut, recevait un fin cimier soudé. La coiffe était maintenue par quatre lames en T, également soudées. Sa silhouette évoquant vaguement le casque "bassinet" qu'elle portait, il fut surnommé "Jeanne d'Arc". Fabriqué à partir de 1946, le gros de la production fut réalisé après 1948 pour atteindre environ 20 à 30 000 exemplaires, la plupart pour le compte de l'Armée de l'air.
Mais le symbole de la modernité était désormais le casque US M-1 avec son système de liner amovible et c'est lui qui fut préféré pour équiper le corps expéditionnaire en extrême orient. L'armée de l'air utilisa toutefois ses Mle 45 en Indochine et l'arme du Train en fit un casque de conducteur, véhicule ou moto.
Le casque modèle 45 sera le dernier avatar des casques à cimier pour l'armée. L'intégration de la France dans l'OTAN amena, dans un souci d'harmonisation, de nouvelles normes d'équipements militaires. La plupart des Européens s'équipèrent de clones du casque M-1. Les établissements Franck à Aubervilliers tentèrent un prototype, reprenant une coque de type M-1 avec la coiffe et les lames ressort du Mle 45, ainsi que sa jugulaire en cuir, héritée du casque Adrian Mle 26.
Finalement l'Intendance se prononça pour un casque inspiré du casque M-1, une coque métallique avec un sous-casque amovible, tout en gardant une identité nationale. L'avantage du double casque, résidait dans la possibilité, une fois dissociés, de disposer d'un récipient multi usages, avec la coque métallique et d'une coiffure légère, avec le sous-casque porté seul. Ces possibilités furent largement exploitées par nos soldats.
Les spécifications du nouveau casque furent données en mars 1951 et il fut dénommé "Casque TTA (Troupes Toutes Armes) modèle 51 OTAN".
Le casque Mle 51 diffère du M-1 par sa forme plus sphérique, une visière plus courte et un couvre-nuque plus évasé. Il est constitué d'une coque en acier au manganèse amagnétique, ayant une forte capacité d'étirement, évitant ainsi la projection de métal en cas d'impact, mais ayant comme corollaire de se cabosser facilement. La coiffe est assurée par un sous-casque en fibres compressées ou en matière plastique.
Il sera utilisé principalement par l'Armée de terre mais aussi par l'Armée de l'air et la Marine Nationale. Introduit progressivement en Extrême Orient, il n'y supplanta pas les casques M-1. Les unités aéroportées quant à elles utilisaient le casque M-1.
En EO, il s'agissait principalement de coques M-1 munies de liners M-1 C, puis devant la pénurie, de liners M-1 munis de mentonnières en toile, type M-1 C. En métropole prévalait le M-1, à la coque du quel on soudait un pontet supplémentaire à l'arrière et qui était muni d'une jugulaire en deux pièces, coulissant l'une dans l'autre pour former une mentonnière. La notice du Mle 51 prévoyait un "sous-casque à mentonnière spéciale", du type M-1 C. Il sera fabriqué en 1953 et en 1956. Associé à un casque lourd du modèle général, il est connu des collectionneurs sous la désignation "Mle 51 TAP". Il ne connut une réelle utilisation qu'au cours de l'opération Suez en 1956. On lui préféra un casque lourd muni d'une jugulaire mentonnière à trois points d'attache, comme le M-1 des "paras métro". Ceci aboutit au casque modèle 56 TAP, distribué significativement à compter de 1959.
Le casque TTA de son coté, continua d'évoluer. Il est communément admis de classer le casque lourd en trois types successifs, il en va de même pour le sous-casque. Il s'agit d'une commodité non officielle.
La Gendarmerie nationale sera aussi équipée de casque TTA Mle 51 plus tardivement, vers la fin des années 50. Les premiers exemplaires adoptés par la Gendarmerie, seront des casques de type 2, reconditionnés intégralement aux standards de ce corps, par les ateliers de légion. Puis les fournisseurs livrèrent des casques du 3ème type, au standard Gendarmerie, à partir de 1964.
Le casque Mle 51 connut également un franc succès à l'étranger, que se soit sous sa forme française (Afrique, Irak...), en modèles d'exportation des entreprises Dunois ou en versions locales fabriquées sous licence (Portugal, Afrique du sud...).
La période de fabrication du Mle 51 s'étale de 1951 à 1976. Tous les fournisseurs n'ont pas produit durant toutes ces années. Richard Haas, par exemple, n'a produit que des sous-casques en 1955. Dunois a, quant à lui, couvert la plus grande période de 1952 à 1976. Il a continué à produire ses modèles d'exportation bien au-delà, étant devenu Dunois-Gallet. Il a même fourni un lot complémentaire de sous-casques Mle 51, pour la Gendarmerie, en 1986.
Le casque TTA Mle 51 resta en dotation jusqu'aux années 80, même après l'adoption du casque F1, qui fut dans un premier temps réservé aux unités participant aux opérations extérieures.

Tentative de reprise du casque US M-1 par la société FRANCK.(Collection R.M)
Tentative de reprise du casque US M-1 par la société FRANCK.(Collection R.M)

Une expérimentation en situation réelle a eu lieu au Sud-Vietnam en fin 1951. Elle portait sur un contingent de 1000 casques mle 51, réparti dans différents corps choisis dans quatre armes: Infanterie, ABC, Artillerie et Génie. Les résultats, recueillis début 1952 (voir annexe), semblent indulgents en rapport des principaux reproches faits ultérieurement par les utilisateurs.
Tout au long de sa carrière, il lui sera surtout reproché: son inconfort en position tireur couché et le manque de cohésion casque / sous-casque, ce dernier brinquebalant facilement dans la coque. On lui reprochera également son instabilité sur la tête, bien que le problème soit surtout du à l'ignorance de l'utilisateur quant au réglage correct de la coiffe.
Sa forme semi-sphérique, à l'allure encombrante, lui vaudra divers surnoms tel que "pot de chambre" ou "boule de fromage".
Certains diront que rien ne ressemble plus à un Mle 51 qu'un autre Mle 51... et pourtant, avec 25 ans de production, 3 types et 14 fournisseurs* pour le lourd, 3 types et 30 fournisseurs* pour le léger (Cf. listes en annexe), sans compter les réparations et les modifications, les variations sont infinies.

* Fournisseur est le terme employé dans les documents officiels. Nous le privilégierons donc, car tous ne sont pas fabricants de l'intégralité du casque qu'ils fournissent.

    Plus

Notes officielles sur les essais !

Constitution : le casque lourd

La bombe :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Intérieur.
Intérieur.
Ebauche en cours de formage.
Ebauche en cours de formage.

La bombe du casque lourd n'existe qu'en une seule taille, le réglage du sous-casque pouvant s'adapter à tous les tours de tête. Elle affecte une forme hémisphérique. Un décrochement au niveau de l'axe transversal, surélève la visière. Le couvre nuque est bas et très évasé.
Ses dimensions intérieures, sont les suivantes :
    - Profondeur 174 mm.
    - Axes mesurés sur un plan horizontal distant de 138 mm du sommet : Grand axe = 240 mm, petit axe = 214 mm. Une tolérance de ± 1mm est admise.
Elle est emboutie, en deux ou trois passes, dans un flan de tôle d'acier spécial au manganèse (teneur en Mn de 11 à 14%) amagnétique de 1,2 à 1,3 mm d'épaisseur. Elle subit une trempe à l'eau vers 1050°, après chaque passe, y compris la dernière.
Ce procédé permet de conserver, à l'acier au manganèse, toutes ses propriétés y compris sa capacité de subir un allongement considérable sans rupture. L'avantage est qu'un projectile déforme le casque sans le percer, et perd ainsi une grande partie de son énergie. Le corollaire est de se bosseler facilement suite aux petits chocs. Ce défaut sans gravité se répare facilement par un débosselage doux au maillet de bois.
Les tests effectués au mouton et au pistolet de 9 mm, démontrent que le casque mle 51 présente un seuil de perforation bien supérieur à celui du M1 US. En effet les Américains pratiquent un emboutissage à froid sans retrempe. L'acier au manganèse ainsi traité est plus dur et moins déformable, sa limite d'élasticité est plus vite atteinte et la perforation qui se produit, prend l'aspect d'une cassure nette, comme à l'emporte-pièce. (Voir annexe)
La bombe est ensuite détourée. Elle est cerclée d'un jonc en acier inoxydable de 0,4 mm d'épaisseur, de 9 mm de large (avant pliage central), raccordé à l'arrière et soudé électriquement sur la face interne. Sept points de soudure (puis neuf à/c de 1958) sont exigés: deux à la jonction, un à l'opposé et quatre (six en 58) intermédiaires. Les extrémités du jonc peuvent être superposées ou simplement jointes bord à bord.
La bombe nue, avant la pose du jonc et des pontets, doit peser 0,840 kg au minimum (limite portée à 0,900 kg en 1953). Celles d'un poids inférieur sont éliminées.

Jonc joint bord à bord.
Jonc joint bord à bord.
Soudure.
Soudure.
Jonc superposé.
Jonc superposé.
Soudure.
Soudure.

Les systèmes d'attache de la jugulaire, sont d'abord des pontets en U, de fil d'acier doux de Ø 2 mm, aux extrémités aplaties, soudés électriquement à la partie la plus basse du pourtour.
Ce dispositif, identique à celui des premiers M-1, s'avère rapidement très fragile, comme ce fut le cas sur le casque américain. En effet, chaque fois que l'on pose le casque à plat, ce sont les pontets qui encaissent le choc. Ils se courbent peu à peu vers l'intérieur, gênant l'introduction du sous-casque dans la bombe, et finissent par se rompre.
Il est préconisé, dès 1952, de le remplacer par des passants mobiles.

Pontet en U.
Pontet en U.
Pontet en U courbé par l'usage.
Pontet en U courbé par l'usage.
Pontet en U cassé.
Pontet en U cassé.
Enchapure Cie Labbé freres.
Enchapure Cie Labbé freres.
Enchapure MENESA.
Enchapure MENESA.
Enchapure commune , envers.
Enchapure commune , envers.
Enchapure commune, endroit.
Enchapure commune, endroit.

Il faut savoir cependant, que les modifications sont portées à la connaissance des fournisseurs, par des notes de l'Inspection de l'Habillement, qui leur sont adressées soit directement, soit par l'entremise du "Syndicat National du découpage et de l'emboutissage - section casques". Elles sont ensuite entérinées et précisées dans la réédition suivante de la notice technique. Il peut s'écouler un laps de temps important entre les deux.
Dans le cas présent la notice a été rééditée en avril 1953, précisant la forme de l'enchapure à réaliser. C'est pourquoi l'on trouve en 1952/53 des enchapures "personnalisées" chez certains fournisseurs. Nous qualifieront ces modèles de transitoires. C'est le cas de la Cie LABBE Fr. à St-Florent du Cher en 1952 et 1953, et de MENESA à Neunkirchen. en 1953. D'autres utilisent une enchapure originale, commune à plusieurs fournisseurs.
On la retrouve soudée à l'endroit comme à l'envers, chez DUNOIS & Fils à Vincennes en 1953, soudée à l'endroit chez FRANCK à Aubervilliers en 1952, MAMOU à Marseille en 1952 et enfin soudée à l'envers chez JAPY à Voujaucourt, THIBAULT à Montreuil sous bois.

Enchapure conforme - A.
Enchapure conforme - A.
Enchapure conforme - B.
Enchapure conforme - B.
Enchapure conforme - C.
Enchapure conforme - C.

Les derniers enfin adoptent une découpe inspirée du M-1 américain. La notice d'avril 1953, qui fixe définitivement le modèle à adopter, leur donnera raison. Elle précise en effet que la bombe est munie sur chaque coté intérieur, aux extrémités de l'axe transversal, d'une enchapure en tôle d'acier doux de 6/10 èmes, supportant un passant rectangulaire de 22 x 10 mm, en fil d'acier doux de 2,7 mm de section.
L'enchapure est découpée de façon à former trois pattes opposables qui s'intercalent une fois pliées. Chaque patte est fixée par un point de soudure électrique. Le pli extérieur de l'enchapure est situé à environ 5 mm du bord du casque. Le passant et son enchapure peuvent être aussi réalisés en acier inoxydable. Ce n'est ni plus ni moins que la définition du passant mobile du M-1 !

Enchapure conforme - D.
Enchapure conforme - D.
Enchapure conforme - D, soudure HR.
Enchapure conforme - D, soudure HR.
Enchapure conforme - E.
Enchapure conforme - E.
Enchapure conforme - F.
Enchapure conforme - F.

Malgré tout, ce texte donne encore matière à interprétation, ce qui aboutira à plusieurs petites différences.
Au final, on peut classer les enchapures conformes, en cinq modèles employés par un ou plusieurs fournisseurs. Un même fournisseur pouvant utiliser plusieurs modèles au fil du temps.
    A - Enchapure employée par DUNOIS & Fils à Vincennes en 1957, 1958, LU à Messei en 1954 et MENESA à Neunkirchen. en 1954, 1955.
    B - Enchapure employée par AG à Paris en 1954, 1955.
    C - Enchapure employée par CARPENTIER à Cusset de 1953 à 1958, DUCELLIER à Issoire en 1953 et MENESA à Neunkirchen. en 1955.
    D - Enchapure employée par AG à Paris en 1953, FRANCK à Aubervilliers en 1952, 1953, 1954, HR en 1953, 1954, 1955, LU à Messei en 1953 et MAMOU à Marseille en 1952, 1953, 1954.
    E - Enchapure employée par JAPY en 1953, 1954, MAMOU à Marseille en 1956, SAUF à Paris en 1953.
    F - Même enchapure trouvée soudée à l'envers chez JAPY en 1953.

Un nouveau pontet fixe, déjà fabriqué pour le casque modèle 56 TAP, est entériné pour le Mle 51 par la notice de mars 1958.
Le pontet est fixé au même niveau que précédemment, mais à proximité du jonc. Il a la forme d'un oméga, dont les extrémités aplaties sont soudées électriquement par résistance, sur toute la surface de contact. La pliure des extrémités est arrondie.
Il est réalisé en fil d'acier doux de 3,4 mm de section. Le passage libre est de 20 x 8 mm, chaque extrémité soudée mesure 12 mm de long.
Le pontet doit être incliné par rapport au support, de façon à être vertical lors du port du casque.
Du fait de la forte section du fil d'acier, de la surface soudée conséquente, ainsi que de la forme adoptée, ce pontet est le système d'accrochage de la jugulaire le plus performant des trois.

Pontet en oméga.
Pontet en oméga.
Pontet en oméga.
Pontet en oméga.
Vue de profil.
Vue de profil.

La peinture :

La bombe métallique munie de son jonc et de ses attaches de jugulaire, est ensuite phosphatée. Le procédé de phosphatation est laissé au libre choix du fournisseur. La première couche de peinture est appliquée immédiatement après.
De 1951 à 1961, la bombe reçoit une couche intérieure et deux couches extérieures de peinture synthétique kaki mate séchée au four. La peinture de l'une des couches appliquées extérieurement, contient des particules de liège qui donnent à la surface de la bombe un aspect granuleux. La nuance de la peinture, la densité et la grosseur des particules de liège, sont donnés par des spécimens-types déposés dans les Services des Fabrications de l'Habillement.
Malgré cela, les disparités entre fournisseurs sont nombreuses, comme on peut le constater sur les exemples ci-dessous :

Thibault - 1952. Carpentier Cusset - 1953. Ducellier - 1953. Franck - 1953.
Thibault - 1952.
Thibault - 1952.
Carpentier Cusset - 1953.
Carpentier Cusset - 1953.
Ducellier - 1953.
Ducellier - 1953.
Franck - 1953.
Franck - 1953.
HR - 1953. Japy - 1953. Cie Labbe Fr - 1953. M.AM.OU - 1953.
HR - 1953.
HR - 1953.
Japy - 1953.
Japy - 1953.
Cie Labbe Fr - 1953.
Cie Labbe Fr - 1953.
M.AM.OU - 1953.
M.AM.OU - 1953.
Menesa - 1953. SAUF - 1953. Lu Messei - 1959. Lu Messei - 1962
Menesa - 1953.
Menesa - 1953.
SAUF - 1953.
SAUF - 1953.
Lu Messei - 1959.
Lu Messei - 1959.
Lu Messei - 1962
Lu Messei - 1962.

En 1962 le kaki est abandonné au profit du "Vert Armée" (appelé également vert OTAN), pour tous les équipements de l'Armée de terre. Les casques Mle 51 sont alors peints dans cette teinte avec une peinture lisse peu sensible aux infrarouges. La norme est fixée dans la notice de mai 1963.
La bombe munie de ses pontets ainsi que les accessoires sont recouverts intérieurement et extérieurement de deux couches de peinture synthétique vert armée, séchée au four. La réflectance aux infrarouges doit être comprise entre 25 et 40%.
Les casques fabriqués pour les besoins de la Gendarmerie sont revêtus de deux couches de peinture bleu-nuit brillante.
En plus d'un cahier de prescriptions spéciales, indiquant la couleur du revêtement, des spécimens types, de nuance et de matité, sont déposés dans les Services des Fabrications de l'Habillement.

Spécimen déposé par Dunois en 1969.
Spécimen déposé par Dunois en 1969.
Etiquette de dépôt.
Etiquette de dépôt.
Peinture vert armée lisse - 1962-76.
Peinture vert armée lisse - 1962-76.

La jugulaire :

Les deux éléments de la jugulaire sont de type M1, confectionnés en toile tubulaire de 19 mm de large, d'une couleur assortie à celle du casque, c'est à dire kaki.
La longueur développée du grand élément doit être de 36 cm minimum, celle du petit 29 cm minimum. Il n'est pas donné de maximum ce qui entrainera quelques disparités dans les fabrications, comme par exemple chez LUCHAIRE en 1952.
Les deux éléments de la jugulaire sont fixés aux pontets par un rivet éclaté qui prend trois épaisseurs de sangle, l'extrémité ayant été repliée sur elle-même, après avoir fermé l'enchapure.
La fermeture se fait au moyen d'un crochet spécial en fil d'acier (corde à piano à/c de 1958) de 2,5 mm de section et d'une plaque ajourée en tôle d'acier doux de dimension 66 x 24 x 1,5 mm, dans laquelle il vient s'engager. Le crochet est maintenu sur l'élément le plus court, par un rivet éclaté qui prend quatre épaisseurs de sangle. Il se forme ainsi un repli de protection suffisamment long pour toucher le pli de l'enchapure de la plaque ajourée, lorsque la jugulaire est fermée. L'élément le plus long, qui porte la plaque ajourée, est réglable en longueur au moyen d'un coulant métallique qui constitue en même temps l'embout de la sangle.

Coté crochet anormalement long.
Coté crochet anormalement long...
Chez Luchaire en 1952
..chez Luchaire en 1952.
Crochet riveté.
Crochet riveté.
Variante, Franck 1951.
Variante, Franck 1951.
Rivetages vus de profil.
Rivetages vus de profil.
Rivetage au pontet, extérieur.
Rivetage au pontet, extérieur.
Rivetage au pontet, intérieur.
Rivetage au pontet, intérieur.
Plaque ajourée.
Plaque ajourée.
Plaque ajourée montée.
Plaque ajourée montée.
Embout faisant office de coulisseau.
Embout faisant office de coulisseau.
Exemple de couture: AG.
Exemple de couture: AG.
Exemple de couture: Dunois.
Exemple de couture: Dunois.
Exemple de couture: Franck.
Exemple de couture: Franck.
Exemple de couture: HR.
Exemple de couture: HR.
Exemple de couture: LU.
Exemple de couture: LU.
Exemple de couture: SAUF.
Exemple de couture: SAUF.
Exemple de couture: Thibault.
Exemple de couture: Thibault.
Crochet de fermeture cousu.
Crochet de fermeture cousu.

Dès 1952 (en même temps que les passants mobiles), il est préconisé de remplacer les rivets éclatés, sensibles à la corrosion, par de fortes coutures d'arrêt transversales en fil de coton câblé.
Ces dispositions sont confirmées dans la notice d'avril 1953 et reprises dans toutes les notices suivantes.
Des disparités existent bien entendu :
    - En 1952 et 1953, La Cie LABBE frères utilise des coutures en X dans un carré, sur tous ses casques.
    - En 1952, les établissements LUCHAIRE, utilisent un crochet cousu par une couture similaire à celle de Labbé, sur une jugulaire rivetée normalement. Ils font de même en 1953 sur des jugulaires cousues normalement au passant.
    - En 1953, CARPENTIER et DUCELLIER bien qu'ayant adopté les passants mobiles, y fixent encore des jugulaires entièrement rivetées.

Carpentier 1953, jugulaire encore rivetée...
Carpentier 1953, jugulaire encore rivetée...
comme pour Ducellier 1953.
...comme pour Ducellier 1953.
Couture de crchet LU 1952...
Couture de crochet LU 1952...
...et LU 1953.
...et LU 1953.
Coutures en X Labbé 1952et 1953.
Coutures en X Labbé 1952 et 1953.
Jugulaires vert arméeà partir de 1962.
Jugulaires vert armée à partir de 1962.

A compter de 1962 (entériné par la notice de 1963), la couleur de la sangle devient vert-armée et bleu marine pour la Gendarmerie.

De 1951 à 1961, les accessoires métalliques de la jugulaire, peuvent être vernis kaki ou noir après phosphatation. Ils peuvent également être réalisés en laiton bronzé noir. On retrouve fréquemment sur un même casque, un crochet kaki avec les autres éléments noirs.
A partir de 1962, le vert armée remplace le kaki, le noir demeure ainsi que le laiton bronzé.

Le coté de fermeture, lui, n'est précisé qu'à partir de 1958 (joue gauche du porteur), c'est pourquoi avant cette date, on trouve des jugulaires fermant sur une joue ou l'autre, y compris pour un même fournisseur comme chez LABBE en 1952. On trouve des jugulaires inversées chez FRANCK de 1951 à 1952, et sur toute la production MENESA de 1952 à 1955.

Jugulaire bleue de la Gendarmerie.
Jugulaire bleue de la Gendarmerie.
Parties métalliques vernies kaki.

Parties métalliques vernies kaki.
Parties métalliques bronzées noir sauf le crochet verni kaki.
Parties métalliques bronzées noir sauf le crochet verni kaki.
Parties métalliques vernies noir.
Parties métalliques vernies noir.
Parties métalliques vernies vert armée.
Parties métalliques vernies vert armée.
Disposition normale- Labbé 1952.
Disposition normale- Labbé 1952.
Disposition inversée - Labbé 1952.
Disposition inversée - Labbé 1952.
Disposition inversée - Franck 1951.
Disposition inversée - Franck 1951.
Disposition inversée - Franck 1952.
Disposition inversée - Franck 1952.
Disposition inversée - Menesa 1952.
Disposition inversée - Menesa 1952.
Disposition inversée - Menesa 1953.
Disposition inversée - Menesa 1953.
Disposition inversée - Menesa 1954.
Disposition inversée - Menesa 1954.
Disposition inversée - Menesa 1955.
Disposition inversée - Menesa 1955.

Les marquages:

Les fournisseurs de casques lourds, sont au nombre de 14. Les marquages qui figuraient timidement et sporadiquement dans les casques Adrian, sont désormais imposés par les notices successives.
De 1951 à 1958, il y est demandé que le casque lourd comporte une marque d'origine, faite à la peinture blanche, à l'intérieur et au sommet de la bombe. Elle doit indiquer la raison sociale et l'année de fabrication en caractères de 10 à 12 mm. La forme est laissée libre et chaque fournisseur en aura une voire plusieurs.
Des variations sont possibles au cours des années pour un même fournisseur. Par exemple "JAPY VOUJAUCOURT" en 1952 puis uniquement "JAPY" par la suite, ou encore "J.DUNOIS & FILS VINCENNES" dans un ovale puis en cercle.
A noter que dans les coques du fournisseur HR, figure un numéro supplémentaire à l'encre noire (en général sur le coté au niveau d'une attache jugulaire).
Autre exemple, une lettre est estampée dans le fond de quelques bombes "FRANCK" de 1954. Nous n'avons pu, malheureusement, trouver la signification de ces marquages.

Lettre B estampée, Franck 1954.
Lettre B estampée, Franck 1954.
Lettre C estampée, Franck 1954.
Lettre C estampée, Franck 1954.
Utilisation à tort d'un tampon destiné	 au sous casque.
Utilisation à tort d'un tampon destiné
au sous casque
au sous casque.
Année surchargée, Franck 1954.
Année surchargée, Franck 1954.
Japy, marquage initial.
Japy, marquage initial.

Japy marquage utilisé en 1953 et 1954.
HR 52 HR 101 HR 303 HR 305 HR 319 HR 344
Un numéro supplémentaire à l'encre noire, figure dans les coques du fournisseur HR.

A compter de 1959, les marquages doivent être contenus dans un cercle de 50 à 60 mm de diamètre et en caractères de 6 à 8 mm. L'année de fabrication est remplacée par celle du contrat.
A cette date, il ne reste que trois fournisseurs : CARPENTIER, DUNOIS et LUCHAIRE.
CARPENTIER modifie son marquage, qui a déjà la forme requise, en l'entourant d'un cercle. DUNOIS ne modifie son marquage qu'en 1975 lors de son déménagement de Vincennes à Cousance. LUCHAIRE ignore le changement et continue à apposer le même marquage datant de 1952.

Marquage Carpentier avant 1959.
Marquage Carpentier avant 1959.
Marquage Carpentier à partir de 1959
Marquage Carpentier à partir de 1959.
Le marquage des Ets Luchaire...
Le marquage des Ets Luchaire...
...reste identique de 1952 à 1963.
...reste identique de 1952 à 1963.
Dunois Dunois Dunois Dunois
Evolution du marquage Dunois : l'application des normes de 1959 ne se fait qu'en 1975.

Bien qu'aucun marquage n'y soit prévu, on trouve (rarement) quelques tampons à l'encre noire sur les jugulaires. C'est le cas sur des jugulaires en toile de la MAMOU. De par la nature du support, ils sont indéchiffables. Il existe aussi des tampons du service de l'Habillement (H.I.N.) dont la signification est inconnue.

Tampons sur jugulaires MA.M.OU 1952 et 1953.
Tampons sur jugulaires MA.M.OU 1952 et 1953.
Tampon de l'Habillement.
Tampon de l'Habillement, JAPY 1953.

La réception:

Emballage papier huilé.
Emballage papier huilé.

Emballage papier Kraft.
Emballage papier Kraft.

Le poids moyen du casque lourd terminé (après peinture et pose de la jugulaire), est de 1,100kg. Il ne doit pas excéder 1,200kg.
Les bombes métalliques sont livrées au service de l'Habillement, par lot de 2000 (plus tard 2500) enveloppées soit dans un papier Kraft soit dans un papier huilé, et conditionnées dans des caisses à claire-voie de 25 casques (38 kg). Elles peuvent aussi être stockées, munies d'un sous-casque enveloppé de même, également par caisse de 25 (52 kg).
Les fournisseurs de casques lourds ne fabriquant pas tous des sous-casques il n'est pas obligatoire d'avoir un casque et un sous-casque du même fournisseur. A noter que la jugulaire du casque lourd est encastrée entre le sous-casque et le casque lourd et que la jugulaire du sous-casque est simplement attachée à une de ses extrémités ou nouée à la suspension de coiffe.
Comme tout matériel acquis par l'armée, les Mle 51 sont examinés par une commission de réception et subissent une série de tests. Plusieurs notices successives en fixent les modalités. Elles émanent des Services de l'Habillement avec un durcissement au fil des ans.
Dans les années 50, la vérification se fait sur une sélection aléatoire de bombes métalliques. Sur chaque lot de 2000 livré on en prélève 30 que l'on répartit par poids et parmi ceux-ci deux lots de 3 de poids croissant. Un des lots subira les tests l'autre étant conservé pour une éventuelle contre expertise.
La résistance du métal est vérifiée par l'épreuve du mouton. Le mouton est constitué par un poids de 4,5 kg muni d'un poinçon cylindrique à bout arrondi que l'on lâche en chute libre de hauteurs prédéfinies. Il tombe sur une enclume cylindrique dont le plateau à bords arrondis comporte une alvéole dans laquelle pénètre le poinçon. La zone du casque à tester est maintenue en contact avec le plateau et le poids est libéré. Le métal doit être embouti sans perforation.

La peinture est testée de deux manières : d'abord, aux points d'impact du mouton, elle ne doit pas s'écailler ou craqueler au delà de 1 cm du point d'impact. Les casques échantillons sont ensuite immergés d'un tiers dans de l'eau distillée maintenue à 40° pendant 10 minutes. La peinture ne doit pas ramollir ni changer de nuance, son adhérence ne doit pas s'altérer.
A partir de 1958, la sélection se fait sur 100 casques (au lieu de 30) prélevés dans les lots de 2500 (au lieu de 2000) pièces. Les tests du mouton s'effectuent de la même façon sur 3 exemplaires. Une centaine de casques est prélevée au hasard dans différentes caisses du lot pour subir les 7 contrôles prévus. Trois d'entre eux doivent subir l'épreuve du mouton (plus en cas de contre-épreuve), destinée à vérifier la résistance au choc.
Les contrôles de la peinture sont complétés par une exposition de 150 heures à un brouillard salin. Aucune trace de rouille ne doit apparaître.
D'autres tests sont effectués :
    - Tous les 100 casques prélevés doivent peser entre 0,960 kg et 1,200 kg.
    - Les dimensions des bombes de 10 casques sont vérifiées par rapport à celles données dans la notice avec une tolérance de ± 1 mm.
    - La résistance des pontets à l'arrachement est testée. Un bras de levier de 1,74 m au bout duquel est suspendu un poids de 10 kg est appliqué aux pontets des trois casques passés au mouton et de trois autres casques.
    - La qualité de la sangle est vérifiée sur les jugulaires des 3 casques passés au mouton par rapport à la résistance mesurée sur un échantillon venu d'usine.
    - La qualité du fil à coudre est également vérifiée.

A partir de 1963 un ultime test est rajouté, pour les casques de couleur vert armée. Chaque lot livré est accompagné de deux plaquettes de tôle d'acier doux, de 100 x 60 mm et de 0,6 à 1 mm d'épaisseur, ayant reçu en même temps que les casques, le même revêtement de protection. Elles sont utilisées pour vérifier le pouvoir de réflection infrarouge.
Tous les lots n'ayant pas satisfait à la totalité des contrôles sont ajournés.

Test du mouton Test du mouton Test du mouton
Casque TTA modèle 51 ayant subi le "test du mouton". (Collection Cascophile)

Les différents types de casques lourds:

Entre 1951 et 1976, le casque Mle 51 a évolué, on l'a vu. Cependant sa désignation officielle n'a jamais changé. Pour y pallier, un système officieux de désignation, initié par P. Pivetta, a été adopté par tous.
Pour les casques lourds, on distingue trois types successifs, en fonction de l'évolution des attaches de jugulaire :
    - Le type 1, bombe munie de pontets fixes en U, produit en 1951 et 1952-53.
    - Le type 2, bombe munie de passant mobiles, produit dès 1952 et jusqu'en 1958.
    - Le type 3, bombe munie de pontets fixes en oméga, produit de 1959 jusqu'à la fin, en 1976.

Le casque lourd type 1 :

On qualifie de type 1, les coques munies de pontets fixes en U, qui sont soudés à la bombe par leurs extrémités aplaties. Cette fixation se révèlera fragile à l'usage, par arrachement au niveau des soudures.
Leurs jugulaires sont montées à l'aide de trois rivets éclatés. Les premiers casques sont produits en 1951. Nous ne connaissons à ce jour que des productions des établissements AG PARIS et FRANK AUBERVILLIERS.
A partir de 1952 d'autres fournisseurs produisent le casque en type 1, ce qui porte leur nombre à onze :
    - A.G. PARIS : 1951, 1952, 1953.
    - CARPENTIER CUSSET : 1952, 1953.
    - DUCELLIER ISSOIRE : 1952, 1953.
    - J.DUNOIS & FILS VINCENNES : 1952.
    - E.P.C. PARIS : 1952.
    - JAPY VOUJAUCOURT : 1952.
    - FRANCK AUBERVILLIERS : 1951, 1952.
    - L.U. MESSEI : 1952.
    - M.AM.OU MARSEILLE : 1952.
    - MENESA NEUNKIRCHEN : 1952.
    - THIBAULT MONTREUIL : 1952.

Coque de type 1, Franck 1951.
Coque de type 1, Franck 1951.
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Les fournisseurs du casque lourd type 1 et caractéristiques !

Le casque lourd type 2 :

Coque de type 2, MAMOU 1952.
Coque de type 2, MAMOU 1952.

On qualifie de type 2, les coques munies de passants de jugulaire mobiles. Les jugulaires sont montées par coutures.
Ces deux caractéristiques ont été modifiées concomitamment dès 1952.
13 fournisseurs ont produit des casques lourds de type2 :
    - A.G. PARIS : 1953, 1954, 1955.
    - CARPENTIER CUSSET : 1952 à 1958.
    - J.DUNOIS & FILS VINCENNES : 1953 à 1958.
    - DUCELLIER ISSOIRE : 1953.
    - FRANCK AUBERVILLIERS : 1952, 1953, 1954.
    - HR : 1953, 1954, 1955.
    - JAPY VOUJAUCOURT : 1953, 1954.
    - Cie LABBE Fr. St-Florent du Cher : 1952, 1953.
    - L.U. MESSEI : 1953, 1954.
    - M.AM.OU MARSEILLE : 1952, 1953, 1954, 1956.
    - MENESA NEUNKIRCHEN : 1953, 1954, 1955.
    - SAUF PARIS : 1953.
    - THIBAULT MONTREUIL : 1952.

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Les fournisseurs du casque lourd type 2 et caractéristiques !

Le casque lourd type 3 :

On qualifie de type 3, les coques munies de pontets fixes en oméga, soudés à la bombe par leurs extrémités aplaties parallèlement au jonc, tels que définis par la notice de 1958.
Seuls 3 fournisseurs ont produit le casque TTA modèle 51 type 3 :
    - CARPENTIER CUSSET : 1959 à 1964.
    - J. DUNOIS & FILS VINCENNES (puis COUSANCE) : 1959 à 1976.
    - L.U. MESSEI : 1959 à 1963.

Coque de type 3, Dunois 1976.
Coque de type 3, Dunois 1976.
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Les fournisseurs du casque lourd type 3 et caractéristiques !

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Les fournisseurs du casque lourd et caractéristiques !

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Les fournisseurs de casques Mle 51, raisons sociales et récapitulation !

Constitution : le sous-casque

Le sous-casque TTA modèle 51 a sensiblement la même forme que la bombe métallique, dans la quelle il entre à frottement doux.
Il est moulé en matière plastique, dans une seule taille, la coiffe dont il est muni pouvant s'adapter à tous les tours de tête.
Il est composé d'une calotte, d'une coiffe et d'une petite jugulaire en cuir.

La calotte:

Vue de face, avant 1961.
Vue de face, avant 1961.
Vue de coté, avant 1961.
Vue de coté, avant 1961.
Vue de dos, avant 1961.
Vue de dos, avant 1961.
Vue de face, après 1961.
Vue de face, après 1961.
Vue de coté, après 1961.
Vue de coté, après 1961.
Vue de dos, après 1961.
Vue de dos, après 1961.

Les dimensions de la calotte sont les suivantes: axes de la base : 25 x 23,5 cm, profondeur : 15 cm.
La notice de fabrication donne aux fournisseurs, le choix entre quatre procédés différents de moulage pour la calotte.
    1. Toile de coton imprégnée de résine phénolique, moulée à chaud sous pression (Coton bakélisé).
    2. Tissus divers (coton, verre etc.) imprégnée de résine thermodurcissable non- phénolique moulés à haute ou basse pression.
    3. Matières plastiques en feuilles ou en plaques embouties.
    4. Matière plastique thermoplastique, moulée par injection.
Seuls les procédés 1 et 4 ont été employés, tout au long des 25 ans de la période de fabrication du Mle 51.
L'Intendance aurait aimé que les premiers sous-casques soient fabriqués en coton bakélisé, à l'instar des liners US. Mais l'industrie française est en retard en la matière et un seul industriel se lança dans cette fabrication (probablement AG). La production n'était que de 1800 sous-casques par mois et il fallu avoir recours au plastique injecté pour que le plan de réarmement puisse être mis en œuvre.
Les toutes premières calottes sont moulées, dès 1951, en acétate de cellulose injecté sous pression. Les 1000 casques expérimentés au Sud-Vietnam en sont pourvus. On se rend compte très vite que la matière, un plastique rigide mais souple, se ramollit au-delà d'une température de 35°. Refroidie, elle reprend ses caractéristiques mais conserve légèrement les déformations. Les expositions répétées à la température critique, cumule les déformations, la tension des sangles de la coiffe, rétrécit alors le sous-casque, lui donnant une forme conique. Il est pour cela, surnommé "crâne de Yéti". L'utilisation de l'acétate de cellulose est arrêtée, courant 1952.

Calotte en acétate de cellulose.
Calotte en acétate de cellulose, "crâne de Yéti".

L'Intendance, dès 1952, passe commande de calottes auprès d'un industriel spécialisé dans la toile de coton imprégnée de résine phénolique, moulée à chaud sous pression (Coton bakélisé), appelée "céléron". Elle confère au sous-casque la même apparence que celle des liners M1. La marque commerciale de l'industriel spécialisé est moulée dans le fond du sous-casque. Il s'agit de CELORON, DUROCHOC et TEXTOLITE. Ces calottes sont livrées aux différents fournisseurs qui y rajoutent coiffe et jugulaire et y apposent leur marquage.
Leur emploi cesse en 1956, sauf pour le fournisseur FD, qui le prolonge jusqu'en 1960.
Entre 1953 et 1955 quelques fournisseurs se lancent dans le coton bakélisé, mais assez timidement.
Les autres matières plastiques thermoplastiques, moulées par injection, sont le Nylon et le Rilsan. Ils seront utilisés de 1952 à 1975, plus un lot de réassortiment de sous-casques en Nylon, produit en 1986 pour la Gendarmerie.
L'Intendance, comme pour le céléron, commande aussi en 1952, des calottes en Nylon et en Rilsan, qu'elle livre à différents fournisseurs. Elles sont reconnaissables à un cercle moulé au fond du casque contenant une lettre, A, B ou C.
Dès la fin des années 50 des sociétés spécialisées dans le moulage thermoplastique par injection, deviennent fournisseurs de sous-casques. On peut citer par exemple, SIA ou Pont de Buis (voir les tableaux en annexe).
Le Rilsan employé est de diverses natures. D'abord un plastique souple et translucide (parfois teinté en blanc dans la masse), qui tient mal la peinture. Beaucoup d'utilisateurs utiliseront cette particularité, pour y dessiner des insignes de grade ou autres, par grattage.
Un autre Rilsan est rigide et très fragile. De nombreux lots n'ayant pas réussi l'épreuve du mouton, seront ajournés. Il vieillit mal, les sous-casques parvenus jusqu'à nous, à l'état neuf de stock, se sont recouverts d'un fin dépôt blanchâtre. Ils sont cassants comme du verre, éclatant au moindre choc.
A partir du début des années 60, ces défauts sont résolus et le Rilsan devient souple et peu fragile.
A contrario, le Nylon donne toute satisfaction tout au long de la période de production.
La matière utilisée est identifiée par un code, d'une ou deux lettres blanches de 6 à 8 mm de haut, fixée par le service de l'Habillement. (Cf. § Les marquages.)

Rilsan translucide.
Rilsan translucide.
Rilsan cassant.
Rilsan cassant.
Céléron peint.
Céléron peint.
Rilsan translucide.
Rilsan translucide.
Rilsan cassant.
Rilsan cassant.
Céléron nu.
Céléron nu.

La calotte est percée de plusieurs séries de trous :
    - Une série de six trous de Ø 4,2 mm, destinée à maintenir le support de coiffe. Le trou central avant est percé au dessus de la visière, à 18 cm du sommet et le trou central arrière à l'opposé à 14 cm du sommet. Les quatre trous latéraux sont répartis sur la circonférence passant par les deux trous centraux, à raison d'un trou à 9,5 cm de part et d'autre. Ils sont séparés par un intervalle de 14cm.
    - Une série de trois trous de Ø 4,2 mm, destinée au maintien du protecteur de nuque. Le trou central est 5,5 cm en dessous de celui de la série précédente et un trou est percé à 9cm de part et d'autre, sur une ligne horizontale.
    - Une série de trois trous de Ø 4 mm. Un à l'avant, 3cm au dessus du trou central de coiffe est bordé par un œillet métallique de Ø 3,5 mm et fait fonction d'aération. Puis deux trous à 9 cm de part et d'autre et à 3,5 cm du bord du casque sont destinés aux boutons supports de la jugulaire.
Un bouton support de jugulaire de 4 à 4,5 mm, en laiton nickelé, est riveté de chaque coté. La tête du rivet est de 11 mm et elle est vernie dans la nuance de la calotte.

Perforation de 4,2 mm.
Perforation de 4,2 mm.
Œillet d'aération et rivet de coiffe.
Œillet d'aération et rivet de coiffe.
Bouton de fixation de la jugulaire.
Bouton de fixation de la jugulaire.
Rivet plat du bouton de jugulaire.
Rivet plat du bouton de jugulaire.

A partir de 1961, le protecteur de nuque est supprimé et par suite, la série de trois trous, qui lui était dédiée, l'est aussi. Les six trous pour le maintien du support de coiffe sont maintenant répartis de façon équidistante, à environ 11,7 cm les uns des autres, sur une circonférence quasi horizontale. Le trou central avant, étant toujours à 18 cm du sommet, son homologue central arrière, est maintenant à 19 cm du sommet. Le reste est inchangé.

La peinture.

Peinture synthétique kaki.
Peinture synthétique kaki.
Peinture lisse vert armée.
Peinture lisse vert armée.

Peinture synthétique bleue.

Plastique teinté en bleu dans la masse, non peint.

De 1951 à 1961, la calotte reçoit une couche intérieure et deux couches extérieures de peinture synthétique. Elle est de nuance kaki mate sauf pour les sous-casques destinés à l'Armée de l'air qui sont peints en bleu marine.
Les nuances de la peinture, sont données par des spécimens-types déposés dans les Services des Fabrications de l'Habillement. A noter que les calottes en céléron sont souvent laissées sans peinture intérieure.
Aucune granulosité n'est prévue pour les sous-casques, cependant FRANCK et INAPO livrent en 1953, des calottes revêtues de peinture liégée.
Vers la fin des années 50, les matières plastiques employées sont teintées dans la masse, de la même nuance que la peinture qui lui sera appliquée. Par suite les calottes sont peintes, uniquement à l'extérieur, de deux couches de peinture synthétique.

A partir de 1962 le kaki est abandonné au profit du "Vert Armée" (appelé également vert OTAN), pour tous les équipements de l'Armée de terre.
Les sous-casques Mle 51 sont alors peints dans cette teinte avec une peinture lisse peu sensible aux infrarouges. La norme est fixée dans la notice de mai 1963. La réflectance aux infrarouges doit être comprise entre 25 et 40%.
En plus d'un cahier de prescriptions spéciales, indiquant la couleur du revêtement, des spécimens types, de nuance et de matité, sont déposés dans les Services des Fabrications de l'Habillement.
Cependant quelques calottes présentent une surface de moulage finement grenelée dans la masse. C'est le cas de MPMP, de la SIAI et de la SAE.
Les calottes bleu marine sont dispensées de peinture, si la surface de la matière plastique injectée, présente une matité venant de moulage suffisante, ainsi qu'une nuance conforme aux plaquettes type.

Sous-casque granité - FRANCK 1953.
Sous-casque granité - FRANCK 1953.
Sous-casque granité - FRANCK 1953.
Sous-casque granité - FRANCK 1953.
Moulage grenelé, peint vert armée.
Moulage grenelé, peint vert armée.
Moulage grenelé bleu non peint.
Moulage grenelé bleu non peint.

La coiffe:

De 1951 à 1954, sous casque kaki.
De 1951 à 1954, sous casque kaki.
De 1951 à 1954, sous casque bleu.
De 1951 à 1954, sous casque bleu.
De 1953 à 1960, sous casque kaki.
De 1953 à 1960, sous casque kaki.
De 1953 à 1960, sous casque bleu.
De 1953 à 1960, sous casque bleu.

De type "Riddel", elle est confectionnée en ruban de toile à chevrons, de 28 mm de large. Les nuances vont de kaki clair, voire sable, à kaki très foncé. La toile est bleu marine pour les sous-casques de même nuance. Les découpes sont faites aux ciseaux cranteurs, pour éviter l'effilochement.

- Le support de coiffe comprend un ruban de pourtour de 64 cm et 3 rubans de fond pliés en V, de 25 cm chacun.
Les rubans de fond sont assemblés à celui de pourtour par six œillets de 4 mm en laiton bronzé noir. L'un d'eux maintient également les deux extrémités du ruban de pourtour qui se recouvre de 3 cm, pour former une circonférence de 61 cm. Les œillets sont répartis tous les 9 cm, sauf ceux qui correspondent aux côtés du sous-casque, qui sont espacés de 12,5 cm. Les rubans en V sont solidarisés, au sommet de la coiffe, par un lacet rond en coton, sans embout, de Ø 3,5 à 4 mm et de 27 cm de long, permettant de régler la profondeur de coiffe. Celui ci est également de nuance kaki ou bleu. L'ensemble est maintenu dans la bombe par six rivets tubulaires en acier, à tête de 10 mm bombée et vernie dans la nuance du sous-casque.
Le serrage des rivets sur le ruban se fait par l'intermédiaire de contreplaques triangulaires légèrement galbées. Elles sont, soit en acier doux bondérisé ou en laiton, vernies kaki ou noir, soit en laiton bronzé noir, soit en acier doux cadmié (aspect métal nu).

De 1961 à 1975, sous casque vert armée.
De 1961 à 1975, sous casque vert armée. 
De 1961 à 1986, sous casque bleu.
De 1961 à 1986, sous casque bleu.
Support de coiffe kaki.
Support de coiffe kaki.
Support de coiffe bleu.
Support de coiffe bleu.
Rivet bombé.
Rivet bombé.
Rivet bombé.
Rivet bombé.
Lacets de serrage des rubans en V.
Lacets de serrage des rubans en V.
Plaque vernie kaki.
Plaque vernie kaki.
Plaque vernie noir.
Plaque vernie noir.
Plaque acier bondérisé.
Plaque acier bondérisé.
Plaque cadmiée.
Plaque cadmiée.

- Le protecteur de nuque a une base formée par un ruban de 20 cm, sur lequel sont disposés trois œillets espacés de 9 cm, il est fixé de la même manière, par des plaques de maintien triangulaires rivetées . Sa patelette y est maintenue par quatre boutons pressions, certainement en vue d'une possibilité de réglage.
N'ayant pas retrouvé la notice donnant les normes, nous avons effectué une étude statistique sur un échantillon de 65 sous-casques disposant d'une patelette à pressions et provenant de l'ensemble des fournisseurs. L'écartement entre les deux paires de pressions varie de 7,5 cm à 11 cm avec une progression de 0,5 cm. Il y a cependant une cohérence par fournisseur, car aucun ne présente plus de trois dimensions consécutives.

Protecteur de nuque fixé par boutons-pression.
Protecteur de nuque fixé par boutons-pression.
Détails des boutons-pression.
Détails des boutons-pression.
Dos des boutons-pression femelles.
Dos des boutons-pression femelles.
Protecteur de nuque amovible, AG 1953.
Protecteur de nuque amovible, AG 1953.
Protecteur de nuque amovible, Carpentier 1953.
Protecteur de nuque amovible, Carpentier 1953.
 Protecteur de nuque amovible, Ducellier 1953.
Protecteur de nuque amovible, Ducellier 1953.
Protecteur de nuque amovible, Dunois 1953.
Protecteur de nuque amovible, Dunois 1953.
Protecteur de nuque amovible, Franck 1952.
Protecteur de nuque amovible, Franck 1952.
Protecteur de nuque amovible, FD 1953.
Protecteur de nuque amovible, FD 1953.
Protecteur de nuque amovible, HR 1954.
Protecteur de nuque amovible, HR 1954.
Protecteur de nuque amovible, LU 1952.
Protecteur de nuque amovible, LU 1952.
Protecteur de nuque amovible, LU 1953.
Protecteur de nuque amovible, LU 1953.
Protecteur de nuque amovible, Japy 1953.
Protecteur de nuque amovible, Japy 1953.
Protecteur de nuque amovible, Menesa 1953.
Protecteur de nuque amovible, Menesa 1953.
Protecteur de nuque amovible, réparé FA.
Protecteur de nuque amovible, réparé FA.
Protecteur de nuque amovible, MAMOU 1952.
Protecteur de nuque amovible, MAMOU 1952.
Protecteur de nuque amovible, MAMOU 1952.
Protecteur de nuque amovible, MAMOU 1952.
Protecteur de nuque amovible, Thibault 1952.
Protecteur de nuque amovible, Thibault 1952.
Protecteur de nuque cousu.
Protecteur de nuque cousu.

Un premier changement intervient dès 1953. Le protecteur de nuque à pression est supprimé et remplacé par un montage triangulaire fixe, en ruban.
Un ruban de 19 cm est pourvu à chaque extrémité d'un œillet. L'intervalle entre les œillets est de 16 cm. Derrière lui, un autre ruban de 12 cm est cousu par ses extrémités. Il est muni au centre d'un œillet.
On rencontre plusieurs types de couture suivant les fournisseurs : Coutures simples, en zigzag ou redoublées par une autre couture 1 cm plus loin. L'intervalle entre les coutures varie aussi en fonction des fournisseurs, de 8 à 11 cm. L'ensemble est maintenu dans la bombe de la même façon que précédemment.
Les deux systèmes de protecteur de nuque, cohabitent en 1953 et 1954 en fonction des stocks existant dans les entreprises, puis l'emploi du second est systématique à partir de 1955.

Protecteur de nuque fixe, AT 1954.
Protecteur de nuque fixe, AT 1954.
Protecteur de nuque fixe Carpentier 1954.
Protecteur de nuque fixe, Carpentier 1954.
Protecteur de nuque fixe, FD 1954.
Protecteur de nuque fixe, FD 1954.
Protecteur de nuque fixe, FD 1958.
Protecteur de nuque fixe, FD 1958.
Protecteur de nuque fixe, HR 1955.
Protecteur de nuque fixe, HR 1955.
Protecteur de nuque fixe, ICA 1956.
Protecteur de nuque fixe, ICA 1956.
Protecteur de nuque fixe, INAPO 1954.
Protecteur de nuque fixe, INAPO 1954.
Protecteur de nuque fixe, INAPO 1954.
Protecteur de nuque fixe, INAPO 1954.
 Protecteur de nuque fixe, Menesa 1953.
Protecteur de nuque fixe, Menesa 1953.
Protecteur de nuque fixe, MPMP 1954.
Protecteur de nuque fixe, MPMP 1954.
Protecteur de nuque fixe, MPMP 1957.
Protecteur de nuque fixe, MPMP 1957.
Protecteur de nuque fixe, RH & Cie 1954.
Protecteur de nuque fixe, RH & Cie 1954.
Protecteur de nuque fixe, SIA 1954.
Protecteur de nuque fixe, SIA 1954.
Protecteur de nuque fixe, SIA 1957.
Protecteur de nuque fixe, SIA 1957.
Protecteur de nuque fixe, SIA 1957.
Protecteur de nuque fixe, SIA 1957.

Un deuxième changement plus important intervient en 1961. Le protecteur de nuque est abandonné et la coiffe est maintenant pratiquement parallèle au bord du sous-casque. A peu près à la même époque intervient l'adoption de la teinte "vert armée".
Le ruban employé est en sergé coton, vert armée ou bleu marine, de 28 mm. Les découpes sont toujours faites aux ciseaux cranteurs, pour éviter l'effilochement. Elles sont parfois enduites de colle.
Le ruban de pourtour mesure 67 cm et les trois rubans de fond pliés en V, 28 cm chacun. Ils sont toujours reliés par un lacet en coton sans embout, de 3,5 à 4 mm de diamètre et de 27 cm de long. Celui ci est également de nuance vert armée ou bleu marine. On trouve cependant des lacets munis d'un embout plastique, non réglementaires.
Les rubans de fond sont assemblés à celui de pourtour, par six œillets de 4 mm en laiton bronzé noir, répartis uniformément à 10,5 cm d'intervalle. L'un d'eux maintient également les deux extrémités du ruban de pourtour.
Le support de coiffe est fixé à la calotte par 6 vis à tête goutte de suif avec écrous hémisphériques en laiton bronzé. L'écrou est verni vert armée ou bleu marine.
Le serrage des vis sur le ruban se fait par l'intermédiaire de contreplaques triangulaires légèrement galbées. Elles sont, soit en acier doux bondérisé, bronzé noir, soit en acier doux cadmié (aspect métal nu), soit en laiton verni vert armée, noir ou bleu. Ce dispositif permet un démontage rapide de la coiffe dans le cadre de la maintenance des équipements.

Support de coiffe vert armée, apres 1961.
Support de coiffe vert armée, apres 1961.
Support de coiffe bleu marine, apres 1961.
Support de coiffe bleu marine, à/c 1961.
Support de coiffe en sergé coton, vert armée.
Support de coiffe en sergé coton, vert armée.
Lacet vert armée.
Lacet vert armée.
Vis et écrous en laiton bronzé.
Vis et écrous en laiton bronzé.
Ecrou en place, verni V.A.
Ecrou en place, verni V.A.
Vis en place.
Vis en place.
Plaques de maintien : vert armée (recto-verso),
Plaques de maintien : vert armée (recto-verso),
cadmiée,
cadmiée,
vernie noir,
vernie noir,
vernie noir,
et vernie bleu marine.
1951 à 1955, cuir fauve sur ruban kaki, ferrures bondérisées noir.
1951 à 1955, cuir fauve sur ruban kaki, ferrures bondérisées noir.
1951 à 1955, cuir fauve sur ruban bleu marine, ferrures peintes noir.
1951 à 1955, cuir fauve sur ruban bleu marine, ferrures peintes noir.
1951 à 1955, cuir fauve sur ruban kaki, ferrures cadmiées.
1951 à 1955, cuir fauve sur ruban kaki, ferrures cadmiées.
1953 à 1960, cuirmarron sur ruban kaki, ferrures peintes kaki.
1953 à 1960, cuir marron sur ruban kaki, ferrures peintes kaki.
1953 à 1960, cuirmarron sur rubanbleu marine, ferrures cadmiées.
1953 à 1960, cuir marron sur ruban bleu marine, ferrures cadmiées.
1954 chez SIA, cuir noir (non conforme) sur ruban kaki, ferrures bondérisées noir.
1954 chez SIA, cuir noir (non conforme) sur ruban kaki, ferrures bondérisées noir.
Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Pince-ressort de fixation.
Pince-ressort de fixation.

A partir de 1951, le bandeau de sudation est constitué par un ruban de toile à chevrons kaki, de 70,5 cm, renforcé sur 50,5 cm par une bande, large de 3,8 cm, en cuir de mouton tanné au chrome végétal et de teinte fauve clair, rempliée de 9 mm sur le coté du ruban et maintenu, sur toute la longueur, par deux coutures.
Il est fixé au support de coiffe par six pinces-ressort, espacées de 9,5 cm. Elles sont, soit en acier bondérisé vernies kaki, soit en laiton bronzé noir, soit en acier doux cadmié (aspect métal nu).
Le réglage de la pointure est assuré par une boucle à griffes de même métal, enchapée par une extrémité repliée du ruban et fixée par une couture. L'extrémité libre du ruban de coiffe s'engage dans la boucle et la maintient à la pointure désirée.
En 1953 le cuir du bandeau de sudation devient marron. Cependant les deux modèles de bandeau sont utilisés concomitamment jusqu'à épuisement de stocks de bandeaux fauves. A partir de 1955/56 seuls sont livrés des bandeaux marron.

Pince-ressort bondérisée, boucle vernie noir.
Pince-ressort bondérisée, boucle vernie noir.
Pince-ressort et boucle cadmiées.
Pince-ressort et boucle cadmiées.
Pince-ressort et boucle vernies kaki.
Pince-ressort et boucle vernies kaki.
A partir de 1961, cuir havane sur ruban vert armée, ferrures peintes vert armée.
A partir de 1961, cuir havane sur ruban vert armée, ferrures peintes vert armée.
A partir de 1961, cuir havane sur ruban vert armée, ferrures cadmiées.
A partir de 1961, cuir havane sur ruban vert armée, ferrures cadmiées.
A partir de 1961, cuir havane sur ruban vert armée, ferrures laiton bronzé noir.
A partir de 1961, cuir havane sur ruban vert armée, accessoires laiton bronzé noir.
A partir de 1961, cuir noir sur rubanbleu marine, ferrures vernies noir.
A partir de 1961, cuir noir sur ruban bleu marine, ferrures vernies noir.

A partir de 1961, avec l'apparition de la nouvelle coiffe et de la nuance vert armée, le bandeau de sudation est redéfini.
Il est désormais constitué par un ruban en sergé coton vert armée ou bleu marine, de 70,5 cm, renforcé sur 50,5 cm par une bande de cuir de 3,8 cm, rempliée de 9 mm sur le coté du ruban et maintenu, sur toute la longueur, par deux coutures. Cette bande est en cuir de mouton tanné au chrome végétal, de teinte havane foncé sur ruban vert et noire sur ruban bleu.
La coiffe est fixée au support de coiffe par six pinces-ressort, espacées de 9,5 cm. Elles sont, soit en acier trempé bondérisé verni également vert armée ou bleu marine, soit en laiton bronzé noir, soit en acier trempé cadmié (aspect métal nu).
Le réglage de la pointure est assuré par une boucle à griffes de même métal, enchapée par une extrémité repliée du ruban et fixée par une couture. Cette enchapure est plus courte que sur les modèles précédants. L'extrémité libre du ruban de coiffe s'engage dans la boucle et la maintient à la pointure désirée.

Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Pince-ressort de fixation.
Pince-ressort de fixation.
Pince-ressortet boucle verniesvert armée.
Pince-ressort et boucle vernies vert armée.
Pince-ressort et boucle cadmiées.
Pince-ressort et boucle cadmiées.
Pince-ressort et boucle vernies bleu marine.
Pince-ressort et boucle vernies bleu marine.

La jugulaire en cuir :

Clips de réglage.
Clips de réglage.
Fixation du clip.
Fixation du clip.

Copiée sur la jugulaire du liner M-1, elle est fabriquée à partir d'une bande de cuir de 52,5 cm de longueur, 12 à 13 mm de large et 1,2 à 1,6 mm d'épaisseur. Le cuir utilisé est du veau, de la chèvre, du cheval ou de la vachette, de différentes nuances de marron.
La jugulaire est d'une seule pièce. Elle est fixée au casque par 2 dés triangulaires en fil métallique de Ø 1,5 mm, comportant un rouleau qui laisse libre les extrémités. Chaque dé présente, à l'entrée de sa partie étroite, un léger étranglement qui permet, sous la pression, le passage du bouton support de jugulaire et le maintien du dé sur celui-ci. Ces dés sont en corde à piano avec rouleau en acier doux, soit bondérisés et vernis kaki ou noir, soit cadmiés. Ils peuvent aussi être en fil de bronze avec rouleau en laiton, vernis kaki. A noter que l'on rencontre des dés non réglementaires, dépourvus de rouleau.
Le montage de la jugulaire est le suivant : Sa longueur est réglable au moyen d'un clip enchapé à l'une de ses extrémités. L'autre extrémité passe dans un dé triangulaire, coulisse dans le clip et vient enchaper le deuxième dé triangulaire. Les enchapures sont fermées par un rivet en laiton, dont la tête, est vernie marron ou noir, ou est nickelée. Le clip de jugulaire est en acier doux bondérisé, ou en laiton verni kaki ou noir, ou également en acier cadmié.
Il existe également des jugulaires de cuir verni blanc, aux pièces métalliques nickelées, destinées aux casques de gardes d'honneur ou de la PM. Certaines ont des boucles coulissantes à la place du clip de fermeture.
A partir de 1961, le cuir est de teinte vert armée pour les sous-casques de cette nuance et noire pour les sous-casques bleu. Les clips de fermeture, les dés triangulaires et les rivets d'enchapure sont vernis de même.

Exemples de jugulaires pour sous-casques Mle51.
Exemples de jugulaires pour sous-casques Mle51 (les 3 dernières sont réglementaires à/c de 1961).

Les marquages:

Divers marquages antérieurs à  1958. Divers marquages antérieurs à  1958. Divers marquages antérieurs à  1958. Divers marquages antérieurs à  1958.
Divers marquages antérieurs à 1958.

Les fournisseurs de sous-casques Mle 51, sont au nombre de 30. Les marquages suivent les mêmes règles que pour les coques métalliques : Le sous-casque comporte une marque d'origine, faite à la peinture blanche, à l'intérieur et au sommet de la calotte. Elle indique la raison sociale et l'année de fabrication en caractères de 10 à 12 mm. En outre, une lettre blanche de 6 à 8 mm indique la matière utilisée (voir infra).
Ces normes ne seront pas toujours respectées intégralement par les fournisseurs.
A compter de 1959, ces renseignements doivent être contenus dans un cercle blanc de 50 à 60 mm de diamètre et en caractères de 6 à 8 mm. L'année de fabrication est remplacée par celle du contrat.
Les fournisseurs qui franchissent ce cap, sont : FD, MPMP et SIA. FD n'applique pas les nouvelles normes et maintient son marquage du début, MPMP l'applique en 1962 après quelques tatonnements (voir cidessous), SIAI par contre se plie à la directive.
Les nouveaux fournisseurs intervenant après 1958 utilisent les marquages réglementaires. Ce sont : Joly & fils, Petit Collin, Plastora, Poudrerie Nationale PB et SAE.

Marquage conforme, SIAI 1958.
Marquage conforme, SIAI 1958...
et Poudrerie Nationale PB.
et Poudrerie Nationale PB.
Marquage conforme Marquage conforme Marquage conforme Marquage conforme
Marquages conformes, Joly & fils, Petit Collin, Plastora et SAE.
Marquage non conforme, FD 1960.
Marquage non conforme, FD 1960.
Marquage non conforme, MPMP 1962.
Marquage non conforme, MPMP 1962.
Marquage non conforme, MPMP 1962.
Marquage non conforme, MPMP 1962.
Mise en conformité MPMP, courant 1962.
Mise en conformité MPMP, courant 1962.
Acétate de cellulose.
Acétate de cellulose.
Céléron.
Céléron.
Céléron peint.
Céléron peint.
Nylon.
Nylon.
Rilsan.
Rilsan.
Ci-dessus les différents codes utilisés pour identifier les matières.
CELORON CELORON-DUROCHOC DUROCHOC DUROCHOC-TEXTOLITE TEXTOLITE
Logos moulés des marques commerciales CELORON-DUROCHOC-TEXTOLITE.
Lettre gravée cerclée, A.
Lettre gravée cerclée, A.
Lettre gravée cerclée, B.
Lettre gravée cerclée, B.
Lettre gravée cerclée, C.
Lettre gravée cerclée, C.

Nous avons vu plus haut que tous les fournisseurs ne sont pas des mouleurs (notamment les fournisseurs de bombes métalliques). Plusieurs utilisent des calottes brutes réalisées par des entreprises de moulage, fournies par l'Intendance. Ils se comportent ensuite comme des assembleurs. On retrouve ainsi des calottes offrant les mêmes marques de moulage, chez différents fournisseurs. Les plus caractéristiques sont les fabrications en céléron marquées CELORON, DUROCHOC, TEXTOLITE ou une combinaison de ces marques.
De même, celles en plastique injecté, présentant une lettre au centre d'un cercle, moulés dans le fond de la calotte. Il en existe d'autres plus subtiles et difficiles à discerner.

On retrouve des calottes marquées CELORON, DUROCHOC ou TEXTOLITE chez: AG en52 et 53, AT en 53 et 54, Dunois en 53, FD de 53 à 60, Franck en 52 et 53, INAPO en 54, Japy en 52 et 53, LU en 52 et 53 et Thibault en 52 et 53.
On retrouve des calottes marquées d'une lettre cerclée chez: Carpentier en 54, Ducellier en 53, Dunois en 53, EPC en 53, Franck en 53, INAPO en 53 et 54, Labbé en 53, Menesa en 53 et Thibault en 52.
A partir de 1961 les six fournisseurs restant, sont tous des sociétés spécialisées dans le moulage plastique.
Certains fournisseurs, impriment leur logo dans le plastique, sans préjudice du marquage réglementaire. Ce sont : La SIAI, Richard Haas, la poudrerie nationale PB et la SAE. Cas particulier, le lot de casques bleu marine livré par Dunois-Gallet en 1986, est réalisé à partir des moules mis en œuvre par cette société pour ses casques destinés à l'exportation.

Poudrerie Nationale Pont de Buis.
Poudrerie Nationale Pont de Buis.
RH et Cie.
RH et Cie.
S.I.A.I. Le Mans.
S.I.A.I. Le Mans.
SAE.
SAE.

Il est intéressant de noter que les sous-casques fabriqués par BAHRMANN & Cie, et occasionnellement certains sous-casques fournis par THIBAULT, comportent un numéro gravé. Il est situé en bordure et au niveau d'une des deux fixations de la jugulaire.
Ce numéro semblerait correspondre à un numéro de lot ou numéro de poste de travail. Un numéro de série est à exclure, étant donné que des numéros identiques ont été répertoriés sur différents sous-casques.

Numéro estampé, THIBAULT 1952.
Numéro estampé, THIBAULT 1952.
N° Bahrmann. N° Bahrmann. N° Bahrmann. N° Bahrmann. N° Bahrmann. N° Bahrmann. N° Bahrmann.
Quelques exemples de numéros rencontrés sur des sous-casques fabriqués par BAHRMANN & Cie.

Bien qu'aucun marquage n'y soit prévu, on trouve (rarement) quelques tampons à l'encre noire sur les jugulaires et les coiffes. C'est le cas sur des petites jugulaires en cuir chez FRANCK, des rubans de coiffe chez MENESA... De par la nature du support, ils sont indéchiffables. Il existe aussi des tampons du service de l'Habillement (H.I.N.) dont la signification est inconnue.

Tampon sur petitejugulaire cuir FRANCK 1951.
Tampon sur petitejugulaire cuir FRANCK 1951.
Rubans de coiffe MENESA 1953.
Rubans de coiffe MENESA 1953.
Tampon de l'Habillement.
Tampon de l'Habillement, MENESA 1953.

La réception:

Emballage du sous-casque.
Emballage du sous-casque.

Comme les bombes métalliques, les sous-casques passent par une commission de réception. Ils sont livrés au service de l'Habillement, par lot de 2 000 enveloppées dans un papier Kraft et conditionnés dans des caisses à claire-voie de 25 sous-casques (18 kg).
Un sous-casque complet pèse environ 350 g, aucune calotte, démunie de ses accessoires, ne doit dépasser le poids de 300 g.
    - Le contrôle du poids est effectué sur un échantillon de 50 pièces par lot. Dans le même temps l'épaisseur de la calotte (>1,8 mm) est vérifiée sur les cinq sous-casques les plus légers de l'échantillon.
    - Les cinq sous-casques les plus légers et les cinq plus lourds de l'échantillon subissent ensuite l'épreuve du mouton. Un poids de 1,100kg est lâché une seule fois, d'une hauteur de 1,70 m, sur le sommet de chaque calotte.
    - Les dimensions et la forme extérieures sont contrôlées sur les quarante autres sous-casques de l'échantillon, à l'aide de gabarits.
    - Deux de ces calottes subissent différentes épreuves de vieillissement artificiel au Laboratoire Central de l'Habillement.
    - Au cours des deux tests précédents, la tenue, la nuance et la matité de la peinture sont vérifiées.
    - Viennent ensuite une batterie de tests concernant les accessoires, coiffe et jugulaire.
    - Après 1961 un test de contrôle du pouvoir de réflection infrarouge est rajouté, uniquement pour les sous-casques vert armée. Il est effectué par le Laboratoire Central de l'Habillement, sur les deux calottes qui doivent subir les épreuves de vieillissement artificiel.
Tous les lots n'ayant pas satisfait à la totalité des contrôles sont ajournés.

Les différents types de sous-casques :

Comme pour les casques lourds, on distingue par convention entre collectionneurs, trois types successifs. Ils sont établis en fonction de l'évolution de la coiffe.
    - Type 1 : coiffe primitive à protecteur de nuque maintenu par des boutons pressions, de 1951 à 1954.
    - Type 2 : coiffe à protecteur de nuque maintenu par des coutures, de 1953 à 1960.
    - Type 3 : coiffe sans protecteur de nuque, de 1960 à 1975 et 1986.

Le sous-casque type 1 :

On qualifie de type 1, les sous-casques munis d'une protecteur de nuque amovible grâce à des boutons pressions. La bande de sudation est en cuir fauve tirant sur le beige.
Tous les sous-casques en acétate de cellulose sont du type 1, fabriqués en 51/52. A l'examen on remarque des similitudes de moulage, et les huit fournisseurs qui les livrent sont métallurgistes ce qui conforte l'hypothèse d'une livraison unique de coques brutes.
Au total, dix neuf fournisseurs livrent des sous-casques de type 1 entre 1951 et 1954, une grosse majorité présente une marque de mouleur dans la calotte.
Ce sont :
    - AG
    - AT
    - CARPENTIER
    - DROUET
    - DUCELLIER
    - DUNOIS
    - EPC
    - ETS J.LANDRY
    - FD
    - FRANCK
    - HR
    - INAPO
    - JAPY
    - LABBE frères
    - LU
    - MAMOU
    - MENESA
    - RICHARD HAAS
    - THIBAULT.

Sous-casque de type1 kaki.
Sous-casque de type1 kaki.
Sous-casque de type1 bleu marine.
Sous-casque de type1 bleu marine.
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Les fournisseurs du sous-casque type 1 et caractéristiques !

Le sous-casque type 2 :

Sous-casque de type2 kaki (cuir fauve).
Sous-casque de type2 kaki (cuir fauve).
Sous-casque de type2 kaki (cuir marron).
Sous-casque de type2 kaki (cuir marron).
Sous-casque de type2 bleu marine.
Sous-casque de type2 bleu marine.

On qualifie de type 2, les sous-casques munis d'un protecteur de nuque, formé par un système triangulaire de deux rubans cousus entre eux.
Le cuir de la bande de sudation est marron à partir de 1953, mais un bon nombre de sous-casques du type 2 reçoivent encore des bandeaux de cuir fauve, en fonction des stocks existants.
Si au début on rencontre encore des mouleurs, différents des fournisseurs, peu à peu des sociétés spécialisées dans le moulage plastique (ou leurs filiales) font leur apparition en tant que fournisseurs. C'est le cas notamment de MPMP à Marseille, de la poudrerie nationale de Pont de Buis, de la Sté des Ingénieurs de l'Automobile du Mans.
Au total, quinze fournisseurs livrent des sous-casques de type 2 entre 1953 et 1960.
Ce sont : AT, BAHRMAN, CARPENTIER, DROUET, FD, HR, ICA, INAPO, MENESA, MPMP, NB & Cie, PLASTORA, Richard Haas et Cie, SIAI, SMP.

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Les fournisseurs du sous-casque type 2 et caractéristiques !

Le sous-casque type 3 :

On qualifie de type 3, les sous-casques démunis de protecteur de nuque, dont la coiffe est parallèle au bord de la calotte. Ils sont reconnaissables de l'extérieur, grâce aux six écrous hémisphériques maintenant la coiffe, répartis sur sa périphérie. Le kaki est désormais remplacé par le vert armée.
Les jugulaires et le cuir de la bande de sudation sont, respectivement, vert armée et havane foncé, pour les sous-casques verts, noir et noir glacé, pour les sous-casques bleu marine. Cependant la notice fixant définitivement ces normes, n'apparaît qu'en mai 1963. De ce fait un certain flottement existe en ce qui concerne les jugulaires et l'on retrouve sur la plupart des livraisons de 1961 et 1962, des jugulaires marron.
A noter que l'Armée de l'air, semble avoir remplacé pour un motif inconnu, un grand nombre de jugulaires noires par des jugulaires marron, sur ses sous-casques de type 3.
Il n'y a que six fournisseurs de sous-casques du 3ème type, entre 1961 et 1975. Ce sont : JOLY & FILS, MPMP, PETIT COLLIN, PONT DE BUIS, SAE, SIAI, aux quels il faut rajouter DUNOIS-GALLET pour le lot particulier livré en 1986.

Sous-casque de type3vert armée.
Sous-casque de type 3 vert armée.
Sous-casque de type3bleu marine.
Sous-casque de type 3 bleu marine.
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Les fournisseurs du sous-casque type 3 et caractéristiques !

Les sous-casques radio char.

Des modèles spécifiques de sous-casques sont prévus pour les équipages de véhicules blindés. Ils s'adaptent parfaitement à la bombe métallique Mle 51 et permettent également l'usage de matériel radio de tête, d'où leur nom (Cf. fiches des sous-casques radio char modèle 51 et Mle 65).

Mle 51 1er type.
Mle 51 1er type.
Mle 51 2ème type.
Mle 51 2ème type.
Mle 51 porté avec une coque.
Mle 51 porté avec une bombe.
Mle 65.
Mle 65.
Mle 65, variante.
Mle 65, variante.
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Les fournisseurs du sous-casque et caractéristiques !

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Les fournisseurs de casques Mle 51, raisons sociales et récapitulation !

Divers

L'entretien:

Les réparations sur les bombes métalliques et les sous-casques Mle 51, sont effectuées, suivant le cas, par les corps de troupe, les magasins régionaux d'habillement et les ateliers spécialisés de l'habillement, suivant des instructions très précises de la Direction Centrale de l'Habillement.
Les magasins régionaux d'habillement et les ateliers spécialisés de l'habillement, apposent un marquage sous des formes assez différentes suivant les époques. Il indique toujours l'année de l'opération d'entretien.

Bombe type 2 repeinte vert armée.
Bombe type 2 repeinte vert armée.

Pour les bombes métalliques :
    - Le débosselage. Il n'est entrepris que lorsque les bosselages gênent la mise en place du sous-casque. Cette opération incombe uniquement Au magasin régional ou à l'atelier spécialisé.
    - La soudure du jonc. Il s'agit du remplacement ou de la consolidation du jonc existant. Un poste de soudure électrique par points est nécessaire.
    - La soudure des passants de jugulaire. Il s'agit de leur remplacement à l'aide du même poste de soudure.
    - La peinture: décapage et remise en peinture ou simplement retouche. Les corps de troupe sont autorisés à faire des retouches sur les casques qui n'ont besoin d'aucune autre réparation. Les services de l'habillement peuvent faire des retouches sur les casques réparés, si l'état de la peinture le permet. Mais le plus souvent les bombes sont décapées et le métal mis à nu, repeint dans les mêmes conditions que les bombes neuves en usine. Les mêmes vérifications qu'à la réception sont effectuées.
    - Remplacement ou réparation de la jugulaire. La jugulaire peut être fixée par une couture d'arrêt comme en usine ou par un rivet tubulaire double. Dans ce cas le passage du rivet est préparé à la broche pour éviter toute rupture du fil.

Exemple d'une bombe de type 2 reconditionnée intégralement aux standard du type 3 Exemple d'une bombe de type 2 reconditionnée intégralement aux standard du type 3 exemple de changement de la jugulaire. exemple de changement de la jugulaire.
Exemple d'une bombe de type 2 reconditionnée intégralement aux standard du type 3 et exemples de changement de la jugulaire.

Marquage de rénovation. Marquage de rénovation. Marquage de rénovation. Marquage de rénovation ENT 174. Marquage de rénovation ENT 174.
Marquage de rénovation ENT 174. Marquage de rénovation ENT 174. Marquage de rénovation ENT 142. Marquage de rénovation 611 cie d'Intendance, forces françaises d'Allemagne. Marquage de rénovation Armée de l'air.
Divers marquages de rénovation sur des bombes métalliques.

Pour les sous-casques :
    - Réparation ou remplacement du support de coiffe ou du protecteur de nuque. Cette opération qui nécessite un nouveau rivetage pour les types 1 et 2, est facilitée sur le type 3 par les écrous-vis.
    - Remplacement des boutons support de jugulaire.
    - Décapage et remise en peinture. Mêmes opérations que sur les bombes métalliques. De plus, pour les sous-casques qui ne nécessitent pas un changement de coiffe, un gabarit en tôle permet d'obturer le casque en avant des rubans de coiffe, permettant de les épargner au cours des opérations de décapage et de peinture.
    - Remplacement de la coiffe et de la patelette du protecteur de nuque. Il s'agit du bandeau de sudation et de la patelette amovible à pressions du type 1. Cette opération qui ne présente aucune difficulté, est réalisée en corps de troupe. Il en va de même pour les deux suivantes.
    - Remplacement du lacet des rubans de fond.
    - Remplacement de la jugulaire.

Repeinture à l'aide d'un gabarit d'obturation.
Repeinture à l'aide d'un gabarit d'obturation.
Vue de coté. Vue de dessous. Marque du mouleur. Vue arrière. Ecrou de fixation de la coiffe et rivet d'obturation.
Exemple d'un sous-casque de type 1 ou 2 reconditionné aux standards du type 3 (les perforations de l'ancienne coiffe sont obturées par des rivets).

vue 3/4. vue de dos. intérieur. Marquage de rénovation 303ème cie d'Intendance, forces françaises d'Allemagne.
Autre exemple d'un sous-casque de type 1 ou 2 reconditionné aux standards du type 3 (les perforations de l'ancienne coiffe sont obturées par des oeillets).

Marquage de rénovation Armée de l'air. Marquage de rénovation Armée de l'air. Marquage de rénovation ENT 142. Marquage de rénovation 611 cie d'Intendance, forces françaises d'Allemagne. Marquage de rénovation ENT 174.
Divers marquages de rénovation sur des sous-casques.
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Notes officielles sur l'entretien du casque mle51 !

Le camouflage additionnel.

La peinture.

La seule peinture de camouflage, ayant une existence réglementaire, est la couleur sable. Elle est appliquée sur les casques, lors de l'opération de Suez et sporadiquement en AFN et un peu au Tchad. Peu de ces casques subsistent, ils ont pour la plupart été repeints en kaki.
Les peintures de taches diverses relèvent d'initiatives personnelles anecdotiques et rarissimes.

Sous-casque camouflé sable.
Sous-casque camouflé sable.
Bombe camouflée sable.
Bombe camouflée sable.

Les filets réglementaires:

Il n'y a que deux modèles de filets réglementaires : le filet Mle 51 utilisé et le filet synthétique réversible printemps-été/automne-hiver, surnommé "salade", apparu au début des années 70.

Le filet Mle 51.

Il est inspiré du filet britannique petite maille. Il est à mailles kaki de 1 cm et resserré à la base par un lacet. Il se distingue facilement de son modèle, par l'aspect pelucheux du cordon de coton utilisé.
Il est largement distribué mais utilisé sporadiquement.

Filet réglementaire Mle 51.
Filet réglementaire Mle 51.
Filet réglementaire Mle 51 en place.
Filet réglementaire Mle 51 en place.
Lacet de fixation.
Lacet de fixation.
Trame.
Trame.

Le filet synthétique réversible "salade" :

Le filet synthétique, est un cercle de toile plastifiée de 50cm de diamètre, à bords festonnés.
Il est parcouru par des incisions ondulées qui lui donnent l'aspect d'un feuillage. Il possède une "face printemps-été", de couleur verte, et une "face automne-hiver", de couleur marron.
Il se fixe au rebord du casque par un cordon de serrage passant dans vingt perforations périphériques, et sur lequel sont enfilés huit petits crochets. Un lacet assure le serrage au sommet.
Il est livré dans un sachet de plastique transparent, sur lequel est imprimé le mode d'emploi.
Il existe au moins deux schémas de découpage, un festonnage allongé et un plus aigu. On trouve également, trois sortes de textures de la toile et trois modèles de crochets.

Les deux emballages du filet synthétique sont légèrement différents.
Les deux emballages du filet synthétique sont légèrement différents.
Leur contenu : un modèle plus récent et un plus ancien.
Leur contenu : un modèle plus récent et un plus ancien.
Détail des modes d'emploi.
Détail des modes d'emploi.
Détail des modes d'emploi.
 
Différence des textures.
Différence des textures.
Différences de nuance du vert armée.
Différences de nuance du vert armée.
Festonnage léger, face verte.
Festonnage léger, face verte.
Festonnage léger, face marron.
Festonnage léger, face marron.
Festonnageaccentué, face verte.
Festonnage accentué, face verte.
Festonnageaccentué, face marron.
Festonnage accentué, face marron.
Crochet de fixation.
Crochet de fixation.
Modèle de crochet plus récent.
Modèle de crochet plus récent.
Modèle de crochet plus ancien.
Modèle de crochet plus ancien.
Crochet en place sur le lacet.
Crochet en place...
Crochet en place sur le lacet.
...sur le lacet,
Crochet en place sur le jonc.
et sur le jonc.
Lacet de serrage sommital.
Lacet de serrage sommital.

Le couvre-casque réglementaire:

Le seul couvre-casque réglementaire, est spécifique à la Gendarmerie.
Il est inspiré du couvre-casque de l'Adrian et comme lui est composé de quatre pièces de tissu triangulaires cousues entre elles.
Il se serre à la base grâce à un lacet rond passé dans l'ourlet.
De nuance kaki clair, il est destiné à recouvrir les casques Mle 51 bleu nuit lors des services nécessitant le port du treillis.
Il apparaît au cours des années 60 et sera utilisé jusqu'à la fin de l'utilisation du Mle 51 par la Gendarmerie.

Couvre-casque règlementaire Gendarmerie.
Couvre-casque règlementaire Gendarmerie.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Fabrication en 4 parties.
Fabrication en 4 parties.
Lacet de fixation.
Lacet de fixation.

Artifices non réglementaires.

Les artifices de camouflage réglementaires, destinés au Mle 51 sont peu nombreux. Au cours des quelques trente années d'utilisation, ils ont été complétés par d'autres matériels, sur des périodes plus ou moins courtes, à des échelles plus ou moins importantes. Il convient aussi de rétablir la réalité, quelque peu malmenée par des configurations qui n'ont jamais existé, autre part que dans les fantasmes des bidouilleurs qui les proposent. Il est par exemple peu réaliste de montrer des accessoires des années 50, montés sur les casques d'une manière qui n'a eu cours que dans les années 70. Il y a aussi des camouflages qui n'ont existé que chez les TAP (Cf. la fiche du Mle 56).
Voici donc une revue chronologique de ces artifices.

Les années 50 sont les plus riches en diversité, à cause des conflits dans les quels la France est engagée.
Les premiers filets utilisés, notamment en extrême orient, sont des US M44 résultat de la cohabition avec le M-1. Ils sont rejoints par des morceaux de filet de véhicule dit "crevette".

Filet de véhicule dit
Filet de véhicule dit "crevette", d'origine US.
Morceau de filet individuel Mle 50.
Morceau de filet individuel Mle 50.

Les bandes élastiques de néoprène US, sont de plus en plus remplacées par des morceaux de chambre à air de largeur similaire (de l'ordre du cm). Cette taille de chambre à air perdurera jusque dans les années 60.
Les filets Mle 51 sont plus rares. Ceci reste valable pour la guerre d'Algérie, époque à la quelle les couvre-casques font leur apparition. Des couvre-casques Mle 26 sont visibles sur quelques photos, mais les plus fréquents sont taillés dans de la toile de tente camouflée Mle 51. Ils sont toujours réalisés de façon artisanale soignée, certainement au niveau de l'unité. Les patrons sont multiples. Cependant leur emploi, comme celui du filet individuel Mle 50, même s'il existe sur le Mle 51 TTA, est plus le fait des TAP. L'emploi des capuches de vestes de saut est quant à lui spécifique des TAP (Cf. fiche du Mle 56). Il faut préciser que le casque lourd n'est pas la coiffure la plus courante sur ce théâtre d'opération, le sous-casque et le chapeau de brousse lui étant souvent préféré.
Notons enfin que filets et couvre-casques sont portés avec ou sans la bande de chambre à air, qui rappelons le, est uniquement positionnée, à cette époque, autour de la bombe.

Couvre-casque en toile de tente avec lacet de serrage.
Couvre-casque en toile de tente avec lacet de serrage.
Couvre-casque en toile de tente sans lacet de serrage.
Couvre-casque en toile de tente sans lacet de serrage.
Couvre-casque taillé dans une tenue de saut Mle 47.
Couvre-casque taillé dans une tenue de saut Mle 47.

A partir de 1962, la France est en paix et le général de Gaulle interdit les tenues camouflées, elles existeront encore, cependant, outre mer et en Allemagne, mais uniquement du modèle 47 TTA. C'est ainsi que l'on observera en Allemagne des couvre-casques en toile de tente Mle 51 et même en Zeltbahn 31.
A la même époque le vert armée remplace le kaki. Jusqu'à la fin des années 60, le seul artifice existant est le filet Mle 51. Son port n'intervient généralement, que pour les exercices et manœuvres. Ceci étant à la discrétion des chefs de corps ou des commandants de compagnie, la situation est très variable d'une unité à l'autre.
L'utilisation, comme couvre-casque, des capuches de veste de saut 47/56 kaki ou 47/63 vert armée, sont le fait des seules TAP (Cf. fiche du Mle 56).
Pendant cette période, la bande de chambre à air est toujours utilisée. Très peu large, elle est même parfois portée sur le casque nu.

La nouvelle tenue de combat Mle 64 satin 300, est distribuée avec parcimonie à partir de 1966. Elle est dans un premier temps réservée aux défilés et autres manifestations protocolaires. Ce n'est qu'au début des années 70 qu'elle devient la tenue courante. Sa capuche est alors parfois utilisée comme couvre-casque. Seule la grande taille peu envelopper le volumineux Mle 51, ce qui limite son emploi.
Des morceaux de filet pour véhicules sont également employés. Le filet synthétique "salade" apparaît peu après. Son mode de fixation par crochets et lacet, laisse pendre la partie marginale de la salade, dans le but de casser la forme du casque, mais qui est très disgracieux. Certains y remédient par l'éternelle chambre à air qui prend alors une autre configuration.
La bande plus large est enfilée autour du bord du casque, enserrant la base de la bombe et y maintenant le filet. En même temps elle recouvre aussi par-dessous, le bord du sous-casque et le solidarise. On remédie ainsi au défaut de cohésion entre les deux éléments. Cet expédiant s'applique aussi aux capuches satin 300.
Vers la fin des années 70, la chambre à air est parfois remplacée par un morceau de joint de portière de véhicule. La structure de ce dernier, en plastique souple armé, ainsi que sa section en U, lui permettent d'épouser fidèlement le bord du casque et d'y maintenir solidement n'importe quel couvre casque ou filet. On retrouvera ces systèmes de camouflage sur les F1.

Capuche Mle 64
Capuche Mle 64 "Satin 300".
La chambre à air solidarise le sous-casque.
La chambre à air solidarise le sous-casque.
Filet de véhicule, trace de chambre à air visible.
Filet de véhicule, trace de chambre à air visible.
Salade, avec morceau de chambre à air.
"Salade", avec morceau de chambre à air.

"Salade", avec morceau de joint de portière.
Détail du joint de portière.
Détail du joint de portière.

Insignes divers et peintures spécifiques.

Il n'est pas prévu d'attribut sauf sur les casques bleu nuit de la Gendarmerie. (Cf. la fiche qui lui est consacrée).
Il existe peu d'insignes peints et toujours sur initiative personnelle, comme l'ancre de la Coloniale, la Grenade de la Légion. Les insignes de grade, non réglementaires également, figurent parfois, mais restent exceptionnels.

Sous-casque avec grade de capitaine.
Sous-casque avec grade de capitaine.
Coloniale.
Coloniale.
Coloniale.
Coloniale.
Légion.
Légion.
Police militaire de corps.
Police militaire de corps.

Il est prévu des peintures spécifiques dans certains cas :
    - La bande blanche de la circulation routière, il ne s'agit pas d'une identification d'unité mais bel et bien d'une marque de fonction. La bande blanche (bande adhésive), est, le plus souvent, apposée sur le sous-casque plus rarement sur le casque lourd. A noter que l'on trouve assez souvent des sous-casques de la circulation routière avec l'insigne de l'unité fixé à l'avant (autocollant ou pucelle).
-Les sous-casques de la PM de corps et ceux des gardes d'honneur.
    - Les casques de piquet d'incendie, le plus souvent rouge.
    - Les inscriptions diverses sous forme de lettres ou de chiffres peints au pochoir. De nombreux marquages divers ont été pratiqués par les unités de l'armée de l'air et sur les casques destinés aux services généraux des différentes unités.
    - Les casques d'infirmier, copiés sur le modèle américain.
    - Les casques d'aumônier.
    - Les casques peints en bleu (ou blanc) lors d'opérations sous l'égide de l'ONU, assorties ou non du sigle et de l'emblème de cette organisation.

Circulation routière, bombe métallique.
Circulation routière, bombe métallique.
Circulation routière, sous-casque de parade.
Circulation routière, sous-casque de parade.
Circulation routière, 1er Train.
Circulation routière, 1er Train.
Circulation routière, 1er Train.
Détail de l'insigne.
Piquet incendie.
Piquet d'incendie.
Piquet incendie.
Piquet d'incendie.
1ère section mobile de réparation.
1ère section mobile de réparation.
1ère section mobile de réparation.
1ère SMR vue de l'arrière.
Poste de garde.
Poste de garde.
Infirmier style US.
Infirmier style US.
Infirmier.
Infirmier.
Infirmier.
Infirmier.
Casque bleu. Casque bleu. Casque bleu. Observateur.
Quelques exemples de casques utilisés dans le cadre d'opérations au sein de l'ONU.

Les accessoires:

Très peu d'accessoires ont été utilisés avec le casque Mle 51.
Il y a d'abord les lunettes anti-poussière, vues parfois en EO ou en AFN. C'est au début des lunettes du Mle 35, puis des modèles plus récents.

Lunettes Mle 35.
Lunettes Mle 35.
Lunettes à verres interchangeables.
Lunettes à verres interchangeables.

Pour la circulation il y a la bande élastique blanc phosphorescent (pour la nuit), enfilée sur le casque est maintenue par 2 crochets (un de chaque coté).

Bande recto verso  montage sur le casque.  montage sur le casque.
Bande recto verso et son montage sur le casque.
Circulation routière. Circulation routière. Circulation routière. Circulation routière.
Utilisation conjointe de lunettes et de bandes réfléchissantes par la Circulation routière.

Ensuite la visière pour servant de lance-flammes. Cet équipement de part sa spécificité n'est pas fréquent. Il est composé de trois sangles en cuir, réglables par une boucle à ardillon et rivetées entre elles. Elles enserrent la bombe du casque sur la quelle elles sont maintenues par quatre crochets métalliques. Ce sanglage supporte trois crochets métalliques. Deux d'entre eux, à l'avant, permettent de maintenir la visière, en position baissée ou relevée. La troisième boucle, à l'arrière, empêche la sangle de la visière de glisser vers l'avant. Cette sangle est en caoutchouc, elle n'a pas de système d'accrochage et elle est réglée au moyen de boucles coulissantes. La visière fait 13 cm de haut sur 27 cm de large. Elle est maintenue sur son support en carton, par 3 rivets. Le support est percé, à chaque extrémité, d'une fente pour le passage de la sangle en caoutchouc.

Visière pour servant de lance-flamme.
Vue de face.
Visière pour servant de lance-flamme.
Vue de coté.
Visière pour servant de lance-flamme.
Vue de dos.
Visière pour servant de lance-flamme.
Vue de dessus.
Crochet de maintien.
Crochet de maintien.
Boucle de fermeture.
Boucle de fermeture.
Arrimage de la sangle élastique.
Arrimage de la sangle élastique.
Ancrage sur le bord du casque.
Ancrage sur le bord du casque.
Extrémité du lacet de serrage et élastiques de maintien.
Extrémité du lacet de serrage et élastiques de maintien.

On peut citer enfin le couvre casque-moustiquaire. Identique à celui du casque M-1, il est confectionné en toile kaki clair. Le couvre-casque proprement dit est formé pas l'assemblage de six triangles isocèles de toile de 20 cm de coté. Un cercle de maintien en matière plastique souple de 28 cm de diamètre est inséré dans l'ourlet. Quatre passants en toile de 30 x 30 mm sont cousus sur la périphérie intérieure. Ils sont parcourus par une bande de tissu élastique de 60 cm cousue en bracelet, destinée à maintenir l'ensemble sur le casque. Un tube de tulle kaki de 31 cm de diamètre et de 35 cm de long, est cousu sous l'ourlet. Il est maintenu ouvert par un cercle de plastique souple cousu à 10 cm du haut. Un fourreau de toile fine de 2 cm de large, contenant un lacet élastique de serrage, est cousu en bas de l'ensemble. Les deux extrémités de ce dernier sortent de l'ourlet par l'ouverture d'un œillet métallique. Elles sont réunies par un nœud suffisamment important pour ne pas passer à travers l'œillet. Deux bracelets de toile élastique sont cousus de part et d'autre de l'œillet. Ils sont destinés à solidariser la moustiquaire avec les effets du porteur. Cette moustiquaire sera par la suite confectionnée dans les mêmes dimensions, en toile vert armée, pour le casque F1.

Moustiquaire, vue d'ensemble.
Moustiquaire, vue d'ensemble.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Fixation.
Fixation.
Tampon fabricant.
Tampon fabricant.

Le casque TTA modèle 51 de l'armée de l'air :

Il semble que la décoration des M-1 de l'armée de l'air, n'ait pas été reconduite sur les Mle 51. Elle est dotée d'un casque métallique kaki, puis vert armée à partir de 1962, muni d'un sous-casque bleu. Dans un premier temps les jugulaires de la bombe métallique sont teintées en bleu. Dunois et Franck livrent en 1952, des bombes du 1er type ainsi équipées. Cette particularité est ensuite abandonnée et les casques lourds de l'Armée de l'air sont identiques à ceux de l'Armée de terre.

Type 1, Franck 52. Type 1, Dunois 52. Type 1, Franck 52.
Exemples de casques TTA modèle 51 type 1 pour l'armée de l'air, avec jugulaires bleues.

Jugulaire bleue, type1.
Type , attache.
Type , attache.
Type 1.
Type 1.
Type 2.
Type 2.
Type 3.
Type 3.

Le casque TTA modèle 51 de la Marine Nationale.

La Marine Nationale est dotée des mêmes casques et sous-casques de même couleur que l'Armée de terre. Les inscriptions à la peinture blanche, relatives aux postes de combat, y sont fréquentes. On peut aussi observer quelques bombes métalliques peintes en gris navire. Certaines sont en plus dotées d'inscriptions blanches du style US Navy, indiquant en abrégé la fonction du porteur.

Casque et sous casque portant l'indication du poste de combat.
Casque et sous casque Mle 51 portant l'indication
Casque et sous casque portant l'indication du poste de combat.
 du poste de combat.
Vue arrière.
Vue arrière.
Casque Mle 51
Casque Mle 51 "gris navire".

Le casque TTA modèle 51 de la Préfecture de police de Paris.

Préfecture de police de Paris
Photos d'époque tirées de "Encyclopédie
Préfecture de police de Paris
nationale de la police".
Préfecture de police de Paris

La police judiciaire de la Préfecture de police dispose à l'intérieur de ses véhicules, de lots de matériels offensifs et défensifs, utilisés surtout en cas de siège. Il comprend des armes, des lances grenades, des haches, des plastrons de protection et des casques.
Ces derniers sont des bombes métalliques du 2ème type spécialement fabriquées. L'exemplaire examiné a été fourni par CARPENTIER à Cusset en 1956. Elles reçoivent sur l'avant des fentes pour attribut. Elles sont ensuite peintes en noir et munies de l'attribut de la PP.
Pour leur port, le fournisseur MIOM extrapole un sous-casque, de son casque pour le maintien de l'ordre Mle 53 du 1er type. Il s'agit donc d'un Mle 53 type 1 sans cimier et sans attribut (Cf. fiche du Mle 53). La coiffe et la jugulaire sont inchangées. Cependant les photos d'époque montrent que la jugulaire est démontée, car certainement trop compliquée pour un sous-casque. L'exemplaire examiné, en est dépourvu. Les tampons amortisseurs sont présents. La sangle de port au ceinturon est absente et la perforation prévue pour sa fixation est occultée par un rivet.

Bombe métallique.
Bombe métallique.
Bombe métallique.
Bombe métallique..
Jugulaire de toile noire.
Jugulaire de toile noire.
Attribut de PP.
Attribut de PP.
Sous-casque spécifique MIOM.
Sous-casque spécifique MIOM.
Sous-casque spécifique MIOM.
Sous-casque spécifique MIOM.
Détails intérieur.
Détails intérieur.

Le casque TTA modèle 51 de la gendarmerie :

Gendarmerie départementale.
Gendarmerie départementale.
Sous-casque.
Sous-casque.

La Gendarmerie, équipée du Mle 26 pour le maintien de l'ordre, adopte tardivement le Mle 51 (Cf. fiche Mle 51 et 56 de la Gendarmerie).

    Plus

Les Casques français Mle 51 et Mle 56 de la Gendarmerie

Les réserves de mobilisation :

Les réserves de mobilisation disposent d'un stock de matériels destiné à être distribué aux réservistes en cas de mobilisation générale. Les casques en font bien entendu partie. Lors de leur retrait du service les Mle 51 sont soit détruits, soit cédés à des armées étrangères, soit reversés dans les réserves de mobilisation. En outre, des lots de casques neufs y sont également stockés. Ces casques, devenus obsolètes, sont depuis le milieu des années 2000 vendus par le service des Domaines. C'est ainsi que l'on peut actuellement récupérer des casques Mle 51 intéressants à petit prix (parfois dans des configurations qui n'ont jamais été vues en service).

Les casques destinés à l'exportation:

La société Dunois a développé une gamme de casques dérivés du Mle 51, destinés à l'exportation.
Ils sont caractérisés par le fait que le casque lourd ne présente pas de décrochage au niveau de la visière, le bord de la bombe métallique est situé entièrement dans un seul plan.

- Un premier modèle possède une jugulaire à fermeture classique (crochet-plaque ajourée), mais les deux parties sont de longueur identique et reliées à la bombe par deux patelettes à double boucle, du type Mle 56.
Le sous-casque est du type 3, sans protecteur de nuque et muni d'une coiffe à écrous/vis. Il est caractérisé par un bord très épais.
La jugulaire et le bandeau sont en cuir rouge. Ce dernier est souvent composé de morceaux de cuir raboutés. Ce modèle a été exporté, notamment, en Afrique du sud où il a ensuite été fabriqué sous licence par la société C.J.FUCHS Ltd.

Coque à bord plat, commune aux modèles d'exportation.
Coque à bord plat, commune aux modèles d'exportation.
Jugulaire à patelettes fixes.
Jugulaire à patelettes fixes.
Sous-casque de type 3 à rebord épais.
Sous-casque de type 3 à rebord épais.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Cuir rouge caractéristique.
Cuir rouge caractéristique.

- Un deuxième modèle présente les classiques pontets et jugulaire du type 3. Le sous-casque est du type 3, mais le support de coiffe est riveté avec rivets éclatés, au lieu d'être fixée par des écrous-vis. Il est en ruban de toile verte légère, la bande de sudation est en simili cuir marron cassant, au lieu du cuir havane habituel.
La calotte a des détails de moulage caractéristiques: un gros plot à l'intérieur, au sommet et surtout une couronne de picots au niveau des trous destinés aux rivets de coiffe.

Sous-casque de type 3 à coiffe rivetée.
Sous-casque de type 3 à coiffe rivetée.
Coiffe en toile légère, bandeau en simili cuir.
Coiffe en toile légère, bandeau en simili cuir.
Détail du rivetage et du bandeau.
Détail du rivetage et du bandeau.

- Une troisième mouture sans sous-casque, existe : la coiffe, réglable par velcro, est fixée directement à la bombe métallique par 6 boutons pressions identiques au casque F1 - série 2.
La jugulaire est maintenue par des boucles identiques à celles du casque F1 - série 2 et se ferme avec un velcro. Ce casque existe aussi en version "3 points" avec une jugulaire mentonnière identique à celle du casque F1.

3ème modèle d'exportation (prospectus Dunois).
3ème modèle d'exportation (prospectus Dunois).
Dunois 1973 muni d'un sous casque exportation.
Dunois 1973 muni d'un sous casque exportation.

Des casques de ces séries export, ont semble-t-il, servi à compléter les dotations de l'armée Française, dans les années 70, voire 80.
Les bombes métalliques de type 3, fournies par Dunois à cette période, ont un profil étrangement plat, quasiment identique au deuxième modèle d'exportation présenté ci-dessus. Les matrices d'emboutissage utilisées pourraient bien être communes.
D'autre part, des bombes métalliques Dunois, datées des années 70, ont été trouvées dans les stocks de mobilisation, munies de sous-casques du premier modèle d'exportation décrit plus haut. Le tout étant à l'état neuf et emballé dans du papier kraft (ci-contre).
Des sous-casques du 2ème modèle d'exportation ont été également trouvés, non seulement en stock de mobilisation, mais aussi en service. Ces derniers sont tous peints en blanc avec ou sans lettres PM. Il semble qu'ils aient dotés des postes de garde très tardivement. (Par exemple, l'un d'eux provient de Carpiagne, il a été réformé en 1999 lors de la création du 1er-11e RC).
Autre exemple : pour la commande spéciale de réassortiment de sous-casques bleus pour la Gendarmerie, reçue en 1986, Dunois a utilisé le moule de la calotte du 2ème modèle d'exportation. On y retrouve les mêmes caractéristiques de moulage, gros plot central et rangée de petits picots périphériques.

Poste de garde de Carpiagne, réformé en 1999.
Poste de garde de Carpiagne, réformé en 1999.
Détail du rivetage et du bandeau en simili.
Détail du rivetage et du bandeau en simili.
Sous-casque Dunois 1986
Sous-casque Dunois 1986, même moule que le
Dunois exportation.
Dunois exportation.
Comparaison des moulages Dunois. Comparaison des moulages Dunois. Comparaison des moulages Dunois. Comparaison des moulages Dunois.
Comparaison des moulages Dunois export 2ème modèle et Dunois bleu marine de 1986.

Utilisation par des pays étrangers.

Un certain nombre de pays étrangers ont utilisé le Mle 51 en nombre plus ou moins important, certains l'ayant même fabriqué sous licence.
Au début des années 60, un nombre indéterminé de Mle 51 Dunois d'exportation du 1er modèle, furent livrés à l'Afrique du sud. A la suite de quoi, la société C.J. FUCHS Ltd en acquit la licence et le fabriqua sous la désignation M63. Fuchs a apposé sa marque, mais un nombre important de casques se révélant sans marquage, il est très difficile de déterminer s'il s'agit de fabrications Fuchs non marquées ou de Dunois importés.
Comme nombre d'autres pays européens, le Portugal chercha à équiper ses troupes amenées à agir dans le cadre de l'OTAN, de matériel plus moderne. C'est le casque français Mle 51 qui fut choisi. Un petit lot de Mle 51 lui fut livré pour évaluation. Il s'agissait de casques de type 3. Au Portugal, ils furent repeints en gris foncé semi brillant et munis d'une jugulaire rivetée, en toile, fermant par une boucle coulissante autobloquante comme celle utilisée sur les M940/63 TAP. Ayant acquis la licence, le Portugal le fabriqua ensuite sous la désignation M964. Il s'agit d'un casque hybride, combinant des caractéristiques de plusieurs variantes de Mle 51 et des caractéristiques purement Portugaises (Cf. la fiche Portugal, M964).

Mle51 fabriqué sous licence en Afrique du sud.
Mle51 fabriqué sous licence en Afrique du sud.
Mle51 fabriqué sous licence en Afrique du sud.
(Collection T.Gonçalves)
M964 Portugais.
M964 Portugais.
M964 Portugais.
M964 Portugais.
Marquage de la bombe M964 Portugais.
Marquage de la bombe M964 Portugais.
Marquage sud-Africain.
Marquage Sud-Africain.
Mle51 Suédois et coiffe M37 non montée.
Mle51 Suédois et coiffe M37 non montée.
Enchapure inversée.
Enchapure inversée.

En Suède et en Israël, de petites quantités de bombes Mle 51 furent équipées directement de coiffes locales, sans sous-casque.
En Suède, un lot de Mle 51 a été expérimenté. Il s'agit de bombes métalliques du 2ème type, dans lesquelles devaient être rivetées des coiffes nationales M37 à 3 coussinets. Il est difficile de savoir si l'opération a été menée à son terme. Plusieurs exemplaires ont été découverts accompagnés de leur coiffe non rivetée. Ces casques sont peints en gris vert foncé et certains sont ornés des décalcomanies aux trois couronnes. Ils ne présentent aucun marquage et rien ne permet de connaître leur fabricant. Curieusement, les enchapures de maintien des passants de jugulaire sont soudées devant-derrière. Ce détail, déjà vu chez Japy, est cependant insuffisant pour attribuer la paternité de la bombe métallique à ce fournisseur.
En Israël, des bombes de Mle 51 ont été équipées directement de coiffes sans le truchement d'un sous-casque. Il s'agit de coiffes de style britannique, à deux arceaux fixés par une vis sommitale et soutenant un cerclage. Un tampon de caoutchouc est fixé au sommet et des petits tampons périphériques rattrapent le jeu. Le cerclage maintient une suspension constituée par trois sangles en V réunies au sommet par un lacet. Un bandeau de sudation très large enveloppe le cerclage. (Un système de coiffe identique a été appliqué à des coques M-1 et Mk II).

Mle 51 reconditionné par Israël.
Mle 51 reconditionné par Israël.
Autre exemplaire Israëlien.
Autre exemplaire Israëlien.
Coiffe à arceaux et à fixation sommitale.
Coiffe à arceaux et à fixation sommitale.
Variante de tampon amortisseur.
Variante de tampon amortisseur.

De nombreux Mle 51 ex-Armée Française, ont été livrés à divers pays dans le cadre d'une coopération militaire. Par exemple, l'Irak, la Libye, le Liban, un certain nombre de pays africains, etc...

Mle 51 de la P.M Libanaise.
Mle 51 de la P.M Libanaise.
MAMOU 1956 ramené d'Irak.
MAMOU 1956 ramené d'Irak.
LU 1962 ramené d'Irak.
LU 1962 ramené d'Irak.
N° 604.
N° "604" inscrit au marqueur.