France

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Les couvre-casques FELIN

Modèle Centre-Europe.

Couvre-casque Centre-Europe. Couvre-casque Centre-Europe. Couvre-casque Centre-Europe.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.
Tissu sergé Losange ripstop et boutonnières renforcées.
Tissu sergé Losange ripstop et boutonnières renforcées.
Vue de biais.
Vue de biais.
Maintien par bandes auto-aggripantes.
Maintien par bandes auto-aggripantes.
Vue latérale avec volet de maintien des cables des équipements.
Vue latérale avec volet de maintien des cables des équipements.
Yeux de chat déployés pour reconnaissance.
"Yeux de chat" déployés pour reconnaissance.
Yeux de chat masqués pour furtivité.
"Yeux de chat" masqués pour furtivité.

Le casque FELIN est livré de base avec un couvre-casque imprimé en camouflage Centre-Europe, introduit en 1991 et constituant le standard de l'armée française depuis cette période. Il remplace le vert kaki uni des tenues modèle 1947, jusqu'aux versions F2 en vert uni. Ce schéma de camouflage à quatre couleurs (taches vertes, brunes et noires sur fond vert kaki/beige) est inspiré du motif américain M81 Woodland et optimisé pour les environnements forestiers européens.
Le couvre-casque FELIN est confectionné dans un tissu sergé en armure ripstop (tissu anti-déchirure obtenu par l'intégration régulière de fils de renfort), composé de 40 % de fibres aramides, 20 % de viscose FR, 20 % de coton et 20 % de modacrylique. L'ensemble est imperméabilisé et traité avec un répulsif oléophobe et insecticide. La toile est imprimée en surface selon un camouflage Centre-Europe à traitement infrarouge.
Il est constitué de trois panneaux de toile cousus transversalement, complétés par une bande arrière couvrant la nuque du casque. Les panneaux transversaux sont pincés afin d'épouser la forme de la bombe.
Six boutonnières renforcées sont réparties sur le couvre-casque (quatre sur le panneau central et deux latérales), permettant l'ajout de végétation pour camouflage naturel. Cinq volets en toile, fixés par bandes auto-agrippantes, permettent de maintenir les câbles ou interfaces des équipements du fantassin afin de limiter les gênes et les risques d'accrochage. Ils sont répartis à l'arrière supérieur, sur les côtés et sur la partie arrière gauche.
Le dos du couvre-casque intègre un compartiment en toile destiné au logement de la batterie de l'optique. Sa fermeture est assurée par une patte auto-agrippante. Une bande élastique interne permet de maintenir ce compartiment plaqué lorsqu'il est vide.
Deux "yeux de chat" sont disposés à l'extérieur de ce compartiment : ils sont constitués de rectangles phosphorescents fixés sur des volets auto-agrippants. En position ouverte, ils permettent la détection du combattant de nuit par l'arrière ; en position fermée, ils assurent la discrétion visuelle.
L'avant du couvre-casque comporte une ouverture carrée destinée au support de vision nocturne. Les côtés sont découpés afin de dégager les rails latéraux du casque, avec des bords renforcés par une doublure textile.
Le maintien du couvre-casque est assuré par des bandes auto-agrippantes internes fixées sur les bordures avant et arrière, venant s'ancrer sur les surfaces crochetées de la bombe. La face externe comporte également des zones compatibles avec les éléments de coiffe.

Fabrication 2008.
Fabrication 2008.
Fabrication 2011.
Fabrication 2011.
Fabrication 2015.
Fabrication 2015.

Le couvre-casque est décliné en trois tailles correspondant aux différentes tailles de casque. Une étiquette est cousue à l'intérieur, mentionnant la raison sociale du fabricant, les références du produit, la taille, le numéro de lot, la date d'application du traitement insecticide ainsi que les consignes d'entretien.
On observe trois principaux fabricants pour cet élément : Sagem Défense Sécurité (groupe Safran), MSA Safety, puis la société belge Sioen Industries, spécialisée dans les textiles techniques.

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Notice d'utilisation MSA !

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Notice d'utilisation SIOEN !

Modèle Coyote.

Couvre-casque coyote. Couvre-casque coyote. Couvre-casque coyote.
Conditionnement couvre-casque coyote.
Conditionnement couvre-casque coyote.
Conditionnement couvre-casque coyote.
Vue à plat, envers/revers.
Vue à plat, envers/revers.
Vue à plat, envers/revers.
 
Vue avant.
Vue avant.
Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Étiquette du fabricant MSA.
Étiquette du fabricant MSA.

L'adoption de la teinte "Coyote Brown" dans les équipements militaires occidentaux intervient au début des années 2000 sous l'impulsion du Corps des Marines américains. Cette couleur brun sable accompagne l'introduction du camouflage numérique MARPAT et des nouveaux équipements modulaires. Elle est développée pour répondre aux besoins des environnements désertiques et semi-arides.
La dénomination "Coyote Brown" serait issue d'une nuance de peinture commercialisée par la marque Ralph Lauren, utilisée comme base de travail lors de recherches chromatiques liées au programme MARPAT. Cette teinte, jugée polyvalente, se diffuse progressivement dans les armées occidentales.
L'armée française adopte à son tour le brun coyote à partir des années 2010 pour une partie croissante de ses équipements individuels (sacs, gilets pare-éclats, musettes, équipements modulaires, vêtements techniques). Cette couleur présente l'avantage d'être compatible avec plusieurs environnements opérationnels tout en simplifiant la logistique par la standardisation chromatique.
Cette évolution accompagne la transition vers des équipements multi-environnements, notamment via le développement du bariolage multi-environnement (BME), destiné à remplacer progressivement les anciens camouflages Centre-Europe et désert dans le cadre du programme FELIN puis de la tenue F3.
Ainsi, au cours des années 2010, le couvre-casque Centre-Europe est remplacé par un modèle de couleur marron uni dit "Coyote", de conception identique.

Modèle bleu ONU.

Couvre-casque bleu ONU. Couvre-casque bleu ONU. Couvre-casque bleu ONU.

Pour les forces françaises engagées sous mandat ONU, un couvre-casque de couleur bleu ONU est développé. Sa conception est identique à celle du modèle Centre-Europe, mais adaptée aux contraintes de visibilité des opérations de maintien de la paix.
Ce modèle est toutefois dépourvu de boutonnières pour l'ajout de végétation et la fenêtre frontale peut être obturée par un volet en toile afin d'obtenir une surface entièrement bleue.
Son utilisation est notamment observée au sein du 92e régiment d'infanterie lors de déploiements au Liban en 2015 sous mandat ONU.

Couvre-casque ONU utilisé par le 92ème RI au Liban en 2015.
Couvre-casque ONU utilisé par le 92ème RI au Liban en 2015.
Conditionnement couvre-casque bleu ONU.
Conditionnement couvre-casque bleu ONU.
Conditionnement couvre-casque bleu ONU.
Vue à plat, envers/revers.
Vue à plat, envers/revers.
Vue à plat, envers/revers.
 
Vue avant.
Vue avant.
Avec volet en toile rabattu.
Avec volet en toile rabattu.
Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
     Vue intérieure.
Vue intérieure.

Désert.

Prototype conçu dans le cadre du programme FELIN.
Prototype conçu dans le cadre du programme FELIN.
Fabrication terrain en Irak.
Fabrication terrain en Irak.

Le programme FELIN prévoyait initialement la création d'un couvre-casque spécifique pour milieu désertique, comme en témoignent certains documents de conception. Toutefois, aucun modèle officiellement produit avec un camouflage désert dédié n'a été identifié à ce jour.
En revanche, des adaptations locales ont été réalisées à partir du tissu camouflage désert adopté par l'armée française en 1990 lors de la guerre du Golfe (opération Daguet). Ce camouflage reste encore employé aujourd'hui en milieu aride.
Actuellement, le besoin est principalement couvert par l'utilisation du couvre-casque "Coyote".

Type "Ghillie".

Couvre-casque type Ghillie.
Couvre-casque type "Ghillie".
Sac de transport.
Sac de transport.
Exemple d'utilisation.
Exemple d'utilisation.

Initialement développé de manière artisanale au sein de certaines unités, notamment le 8ème RPIMa, un accessoire de camouflage additionnel de type "Ghillie" a été observé.
Il est constitué de fibres et de bandes textiles de différentes longueurs fixées sur un support en tissu filet de type "mesh". Ce support reprend la forme du couvre-casque FELIN et se monte directement par-dessus celui-ci.
Il permet de conserver l'accès aux rails latéraux et l'utilisation des optiques sans démontage du couvre-casque. L'ensemble peut être installé ou retiré sans ôter le couvre-casque de dotation.
Initialement conçu de manière artisanale pour casser la signature visuelle du casque, ce type d'équipement est aujourd'hui également proposé par divers fabricants civils spécialisés dans les accessoires tactiques.

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