Hongrie
Casque Modèle 50
Fiche
- Dénomination : modèle 50.
- Destiné à une utilisation générale.
- Coiffe constituée de trois pattes en toile rembourées.
- Jugulaire en cuir, fermeture assurée par une boucle à ardillon.
- Caractéristique : calqué sur le casque russe Ssh 40.
- Variante : modèle 50/70.
- Fabriqué à partir de 1951.
- Distribué à partir de 1951.
- Pays d'origine : Hongrie.
- Période d'utilisation : de 1951 aux années 1990.
- Matériaux : acier.
- Poids : 1200 à 1500 g.
- Taille : 3 puis 5.
- Couleur : vert foncé satiné.

Historique
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À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Hongrie engage une profonde modernisation de son équipement militaire, notamment dans le domaine de la protection individuelle. Insatisfaite du casque dit modèle 15, jugé obsolète, l'armée hongroise adopte un nouveau casque directement inspiré du "Stahlhelm" allemand modèle 35. Ce développement aboutit au casque hongrois modèle 35/38, dont la forme générale reprend les lignes du modèle allemand, tout en conservant un aménagement intérieur de conception nationale, plus simple et moins coûteux à produire. |
![]() Casque modèle 35/38. |

Casque modèle 47.
La coiffe du modèle 50, d'inspiration soviétique, est initialement réalisée en tissu rembourré de crin de cheval, avant d'évoluer vers un rembourrage en mousse. La jugulaire, en cuir, reprend en revanche le principe employé sur le casque hongrois modèle 35/38, marquant une continuité partielle avec les productions antérieures.
Entre 1951 et 1956, dans un contexte de préparation à un conflit majeur lié à la guerre froide, des millions de casques modèle 50 sont produits. Trois variantes principales sont alors employées :
- une version dotée d'un décalque frontal représentant une étoile rouge dans un cercle aux couleurs nationales, réservée aux défilés, à la propagande et aux publications officielles ;
- une version sans insigne, destinée à l'usage opérationnel ;
- une version extrêmement rare en aluminium léger, produite à environ 1 000 exemplaires, attribuée aux formations musicales militaires et aujourd'hui considérée comme l'un des casques les plus rares au monde.
Après 1956, les casques à décalque cessent d'être réservés aux cérémonies et sont progressivement intégrés aux stocks ordinaires, sans distinction particulière.
Le casque modèle 50 demeure en service sans modification majeure jusqu'à la fin des années 1960 au sein de l'armée, de la police, des milices ouvrières et des autres organisations en uniforme. Jugé progressivement inconfortable et techniquement dépassé, il fait l'objet d'un programme de modernisation aboutissant au modèle 50/70, lorsque les casques modèle 50 en dotation sont reconditionnés et reçoivent une coiffe profondément remaniée et une jugulaire en "Y" à ouverture rapide. Malgré l'apparition de casques composites dans d'autres armées, les évolutions successives du modèle 50 resteront longtemps en service en Hongrie, certaines versions modernisées étant encore utilisées à la fin du XXème siècle.



Constitution
La coque :
![]() Vue avant. |
![]() Vue de côté. |
![]() Vue arrière. |
![]() Vue de dessus. |
![]() Vue avant. |
![]() Vue de côté. |
![]() Vue arrière. |
![]() Vue de dessus. |
![]() Vue avant. |
![]() Vue de côté. |
![]() Vue arrière. |
![]() Vue de dessus. |
![]() Exemplaire vert foncé mat. |
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![]() Exemplaire repeint en vert satiné. |
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![]() Hétérogénéité des couleurs. |
Le casque hongrois modèle 50 adopte une forme générale très proche de celle du casque soviétique Ssh 40, dont il constitue une adaptation nationale. La filiation est immédiatement perceptible, tant par la silhouette globale que par la conception monobloc de la bombe. Néanmoins, plusieurs différences morphologiques permettent de distinguer le modèle hongrois de son homologue soviétique.
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Les marquages.
![]() Exemples d'indication de taille. |
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![]() Taille 4 avec marque de contrôle. |
![]() Indication de taille en chiffre romain. |
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![]() Indication de taille estampée. |
![]() Tampon de réception, 1951. |
![]() Tampon de réception, 1953. |
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![]() Tampon de réception circulaire. |
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![]() Avec date de réception. |
![]() Tampon du Ministère de l'Intérieur. |
![]() Marque de contrôle. |
![]() Numérotation de lot estampée. |
![]() Affectation police, R pour "Rendőrség". |
Les casques hongrois modèle 50 présentent une grande variété de marquages internes (sous réserve qu'ils n'aient pas été repeints ou effacés avec le temps), principalement réalisés à l'aide de tampons encreurs, dont la disposition et la nature évoluent au cours de la production. Ces marquages permettent d'identifier la taille de la coque, l'année de fabrication, ainsi que l'organisme de réception ou d'affectation du casque.
Dans un premier temps, l'indication de taille est apposée à l'aide d'un tampon de couleur noire, exprimée en chiffres arabes. En fin de production, cette indication évolue vers l'emploi de chiffres romains, généralement de couleur blanche. Par ailleurs, la taille de la coque est presque systématiquement rappelée à l'intérieur de la bombe par un marquage distinct, noté de 1 à 5, correspondant respectivement aux grandes tailles (1) vers les petites tailles (5). Ce marquage interne peut être appliqué en chiffres arabes ou romains, à l'encre noire ou blanche selon la période de fabrication.
Plus rarement, cette indication de taille en chiffres romains peut être observée estampée directement sur le rebord de la visière, pratique marginale mais attestée sur certains exemplaires.
L'intérieur de la coque peut également comporter un tampon d'acceptation de forme carrée, portant les initiales H.R., correspondant au cachet de réception d'un dépôt de l'armée hongroise. Ce marquage inclut généralement l'année de production : indiquée en toutes lettres numériques pour les premiers exemplaires (par exemple 1951), puis abrégée en trois chiffres sur les productions ultérieures (par exemple 953 pour 1953). Ce cachet comporte en outre un numéro complémentaire, dont l'interprétation demeure incertaine. Il pourrait correspondre soit à la semaine de l'année, soit à un numéro de dépôt ou de lot ; cette seconde hypothèse est aujourd'hui considérée comme la plus plausible.
Outre ces marquages, on rencontre également des tampons d'acceptation de forme circulaire, relatifs à l'organisme auquel le casque est affecté lors de sa distribution. Les casques destinés à l'armée peuvent ainsi porter un cachet spécifique, tandis que ceux attribués au ministère de l'Intérieur présentent les lettres B-M, pour "Belügyminisztérium".
Les casques destinés aux forces de police peuvent, quant à eux, être identifiés par la présence de la lettre R, pour "Rendőrség", estampée sur la visière de la bombe. Enfin, divers marquages secondaires peuvent être observés à l'intérieur de la coque. Il s'agit vraisemblablement de marques de contrôle ou d'inspection, appliquées à différents stades du processus de fabrication ou de réception. Leur signification précise reste difficile à établir, mais leur présence atteste d'un suivi industriel et administratif relativement rigoureux au cours de la production du casque modèle 50.
Les insignes.
Le casque hongrois modèle 50 peut recevoir différents types d'insignes, appliqués selon la période, l'organisme d'affectation et l'usage prévu (représentation, service courant ou contexte exceptionnel). Ces marquages externes, relativement variés, constituent aujourd'hui un élément important d'identification et d'utilisation.
![]() Modèle avec insigne pour parade, vue avant. |
![]() Détails décalcomanie. |
![]() Vue de biais. |
![]() Vue intérieure. |
![]() Autre exemplaire. |
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Le premier insigne officiellement observé sur le casque modèle 50 est appliqué par décalcomanie. Il se compose d'une étoile rouge centrée sur un disque blanc, lui-même cerclé aux couleurs nationales rouge et blanche. Cet insigne, fortement marqué idéologiquement, est principalement destiné aux défilés, cérémonies et supports de propagande. On estime qu'environ 20 000 casques ont été produits avec cette décalcomanie. Jugé rapidement inadapté à un usage en conditions opérationnelles, en raison de sa visibilité excessive, cet insigne cesse d'être appliqué pour les dotations de combat. À partir de 1956, les casques ainsi marqués sont toutefois intégrés aux stocks ordinaires et employés sans distinction particulière.
![]() Exemplaire employé par la circulation routière. |
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![]() Exemplaire avec insigne non identifié. |
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On rencontre également des casques modèle 50 portant des insignes peints au pochoir, généralement réservés à des unités ou services spécifiques. Ce type de marquage est notamment observé sur les casques affectés à la police militaire ou aux services de circulation routière, pour lesquels l'identification visuelle rapide prime sur la discrétion.
![]() Exemple avec blason hongrois. |
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![]() Autre exemple. |
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Un cas particulier apparaît lors de la révolution hongroise de 1956. Dans le contexte de l'insurrection populaire contre le régime communiste et la présence soviétique, une partie des forces armées hongroises se rallie aux manifestants. Afin de se démarquer du pouvoir en place et de ses symboles, de nombreux soldats peignent sur la partie frontale de leur casque l'emblème national hongrois, généralement de couleur blanche. Cet emblème correspond aux armes traditionnelles de la Hongrie, caractérisées par l'écu partagé entre les bandes rouges et blanches dites "d'Árpád" et la croix patriarcale surmontant la couronne de saint Étienne, symbole historique de la souveraineté nationale. Ces marquages, réalisés de manière improvisée, présentent une grande diversité de formes et de styles.
![]() Exemplaire avec étoile communiste. |
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En lien direct avec le pouvoir communiste, on peut également rencontrer des casques modèle 50 portant une étoile rouge peinte sur la partie frontale de la bombe, appliquée sans autre ornement. Ce marquage, plus sobre que la décalcomanie initiale, traduit une volonté d'affirmation idéologique tout en restant compatible avec un usage courant.
![]() Exemplaire employé par la police. |
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Enfin, dans le cadre d'une utilisation au sein des forces de police, certains casques présentent une étoile rouge intégrée dans un blason, appliquée sur l'avant de la coque. Ces exemplaires sont généralement associés à des casques estampés de la lettre R ("Rendőrség") sur la visière, confirmant leur affectation à la police.
La coiffe :
![]() Tête de rivet. |
![]() Patte de coiffe plaquée par une bande métallique. |
![]() Patte de coiffe en toile. |
![]() Revers avec compartiment de rembourrage. |
![]() Rembourrage avec du crin de cheval. |
![]() Autre patte de coiffe. |
![]() Rembourrage avec des bandes de feutre. |
![]() Autre patte de coiffe, de couleur différente. |
![]() Revers avec compartiment de rembourrage. |
![]() Compartiment de rembourrage. |
![]() Rembourrage avec de la ouate de coton. |
![]() Patte de coiffe de couleur bleu. |
![]() Revers. |
![]() Détails plaque de maintien. |
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![]() Coiffe, vue d'ensemble. |
![]() Autre exemple. |
La coiffe du casque hongrois modèle 50 est directement calquée sur celle du casque soviétique Ssh 40, dont elle reprend les principes généraux de conception, tout en présentant certaines spécificités de fabrication propres à l'industrie hongroise. Elle a pour fonction d'assurer le maintien du casque, une absorption partielle des chocs ainsi qu'une adaptation morphologique à la tête de son utilisateur.
La coiffe est constituée de trois pattes, disposées de manière radiale à l'intérieur de la bombe. Ces pattes sont fabriquées en toile épaisse, dont la teinte varie selon les périodes et les lots de production. Les couleurs les plus fréquemment observées sont le bleu, le blanc écru et le gris, bien que des combinaisons de teintes puissent être rencontrées au sein d'une même coiffe.
Chaque patte est découpée dans un rectangle de toile, dont les côtés sont repliés sur eux-mêmes puis solidarisés par couture. Le dos de chaque patte est doublé de toile, formant un compartiment de rembourrage fermé par un rabat. Ce compartiment est intégré directement lors de l'assemblage de la patte de coiffe.
À la base de chaque patte, deux passants en toile, généralement de couleur blanche, sont cousus afin de permettre le passage et le guidage du lacet de réglage en profondeur, assurant l'ajustement de la coiffe à la morphologie du porteur.
Le rembourrage de la coiffe est inséré dans les compartiments prévus à cet effet. Initialement constitué de crin de cheval, il évolue au cours de la production vers l'emploi de ouate de coton, puis, plus tardivement, de bandes de feutre repliées sur elles-mêmes. En raison de ces évolutions successives et de la maintenance en service, il n'est pas rare d'observer, sur une même coiffe, un mélange de matériaux de rembourrage, de même qu'une diversité de teintes de toile.
La fixation des pattes de coiffe à la coque s'effectue au moyen de trois supports métalliques, chacun étant directement riveté à la bombe par deux rivets mécaniques, ce qui explique la présence des six rivets visibles en surface du casque. Chaque support est constitué d'une lame métallique emboutie, formant trois attaches de type "parisienne". Ces attaches s'insèrent dans trois perforations pratiquées à la base de chaque patte de coiffe, la fixation étant ensuite renforcée par une contre-plaque métallique percée de trois ouvertures de forme carrée, assurant un maintien rigide et durable de l'ensemble.
Afin de protéger la toile de coiffe du contact direct avec le tranchant des éléments métalliques de fixation, la base de chaque patte est munie d'un rabat en toile, cousu sur la partie supérieure de la patte de coiffe, formant un élément de protection contre l'usure et les déchirures.
![]() Quelques exemples de coiffes. |
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Les marquages.
![]() Tampon de réception. |
![]() Tampon de contrôle triangulaire. |
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Les coiffes du casque hongrois modèle 50 peuvent présenter divers marquages, sous réserve que ceux-ci n'aient pas été altérés ou effacés par le temps et l'usage. Ces marquages sont généralement appliqués à l'aide de tampons encreurs et fournissent des informations relatives à la fabrication, à la réception ou au contrôle de l'équipement. |
![]() Tampon de contrôle circulaire. |
![]() Tampon rectangulaire. |
![]() Autre marquage. |
On peut également observer différentes numérotations internes, dont la signification exacte demeure incertaine, mais qui sont vraisemblablement liées au suivi industriel et administratif de la fabrication du casque.
La jugulaire :
![]() Passant de jugulaire articulé. |
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Jugulaire, vue d'ensemble.

Détails fermeture.

Boucle à ardillon de fermeture.


Exemple de jugulaire rivetée.

Exemple de jugulaire cousue puis solidifiée par rivet.
![]() Jugulaire, vue d'ensemble (cousue). |
![]() Jugulaire, vue d'ensemble (rivetée). |
Les passants de jugulaire sont fixés à la bombe simultanément au rivetage des supports latéraux de coiffe. Leur conception reprend celle déjà employée sur le casque hongrois modèle 35/38 : Ils sont constitués d'un anneau métallique, formé à partir d'une tige d'acier pliée en demi-cercle et peint en vert. Cet anneau est maintenu par une patte métallique repliée, dont la base plane assure à la fois la retenue et une certaine mobilité, jouant ainsi un rôle comparable à celui d'une charnière. Cette conception permet une articulation limitée du système de jugulaire et contribue à réduire les contraintes mécaniques exercées sur le cuir lors du port.
La jugulaire est composée de deux bandes de cuir, d'une largeur moyenne d'environ 1,5 centimètre. La partie longue, mesurant généralement entre 34 et 37 centimètres, comporte quatorze perforations destinées au réglage. La partie courte, d'une longueur comprise entre 8 et 10 centimètres, reçoit la boucle à ardillon, maintenue par couture.
La boucle de fixation, dont la forme peut présenter de légères variations selon les fabrications, est fixée sur une pièce de cuir de renfort de forme trapézoïdale. Cette pièce est solidarisée par deux coutures longitudinales, assurant à la fois le maintien de la boucle et le renforcement de l'extrémité de la jugulaire. Un petit anneau de cuir, formé par repli et couture, est également présent à proximité de la boucle ; il est destiné à retenir l'excédent de sangle après ajustement.
Les deux bandes de cuir sont fixées aux passants par une couture rectangulaire, assurant un ancrage solide et durable. Ce mode d'assemblage constitue la configuration standard observée sur la majorité des casques modèle 50.
Au cours de la production et de la vie en service, des variantes et modifications peuvent être observées. Certaines jugulaires présentent un assemblage par rivets, soit en remplacement d'une couture d'origine, soit en renforcement structurel. De même, il n'est pas rare de rencontrer des exemplaires dont la jugulaire cousue a été réparée ou consolidée à l'aide de rivets, témoignant des opérations d'entretien réalisées en unité ou en arsenal.
Le camouflage additionnel :
![]() Couvre-casque "Leaf" des années 1970. |
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![]() Couvre-casque camouflage M1949/82, apparu en 1994. |
![]() Vue de face. |
![]() Vue de dessus. |
![]() Vue intérieure. |
![]() Étiquette du fabricant, 2004. |
L'utilisation de toiles camouflées au sein de l'armée hongroise remonte à 1938, notamment pour la confection de toiles de tente individuelles et d'équipements de campagne. Cet usage décline progressivement après la Seconde Guerre mondiale et devient marginal à partir de 1949, malgré l'adoption d'une nouvelle variante de camouflage durant cette période de transition vers les standards soviétiques. |
La base du couvre-casque est repliée sur elle-même et renferme un élastique périphérique, assurant le maintien de l'ensemble sur le casque.
Chaque panneau triangulaire comporte trois boutonnières renforcées par couture, disposées aux sommets. Ces ouvertures permettent la fixation d'éléments de camouflage additionnels (feuillage, bandes textiles, filets) ou facilitent l'ajustement et la stabilisation du couvre-casque selon les besoins.
Comparatif entre les casques hongrois modèle 50 et russe Ssh 40
Le casque hongrois modèle 50 est directement inspiré du casque soviétique Ssh 40, dont il reprend la silhouette générale ainsi que plusieurs principes techniques. Cette forte proximité visuelle entraîne des confusions fréquentes, notamment dans le domaine de la collection. Malgré cette parenté évidente, plusieurs éléments distinctifs permettent une identification rapide et fiable.

Comparatif entre le casque russe Ssh 40 à gauche et le casque hongrois modèle 50.
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![]() Casque russe Ssh 40. |
![]() Casque hongrois modèle 50. |
- Coque : Les coques des deux modèles présentent une morphologie très proche. Les différences demeurent discrètes et sont difficilement perceptibles sans une comparaison directe. La visière du casque modèle 50 affiche un profil légèrement plus pointu et plus marqué, tandis que la bordure inférieure de la bombe apparaît sensiblement plus évasée.Par ailleurs, les orifices pratiqués pour l'installation de l'aménagement intérieur du casque hongrois sont positionnés légèrement plus haut que sur le modèle soviétique.
- Jugulaire : Le casque Ssh 40 est équipé d'une jugulaire en coton tressé. Celle-ci est maintenue par rivets jusqu'en 1953, puis cousue sur les productions ultérieures. Le système de fermeture repose sur une boucle coulissante à double fente, complétée par un passant textile destiné à retenir l'excédent.Le casque modèle 50 est muni d'une jugulaire en cuir brun, généralement cousue, plus rarement rivetée. La fermeture est assurée par une boucle à ardillon associée à un passant en cuir.
Les anneaux de jugulaire diffèrent également :
- sur le Ssh 40, ils sont de forme rectangulaire, en cohérence avec la jugulaire textile ;
- sur le modèle 50, ils présentent une forme caractéristique en demi-lune, héritée des modèles hongrois antérieurs. - Coiffe : Le casque soviétique Ssh 40 reçoit une coiffe composée de trois pattes en similicuir, le plus souvent de couleur noire (plus rarement brun).Le casque hongrois modèle 50 adopte une conception comparable, mais réalisée en tissu, observable dans différentes teintes, généralement bleu, gris ou blanc.
- Marquages et estampages : Le casque Ssh 40 comporte systématiquement un marquage frappé à froid à l'arrière de la coque. Le premier chiffre indique la taille (1 à 3), suivi d'un numéro de lot. À l'intérieur, un tampon rectangulaire noir précise généralement le fabricant, la taille et l'année de production. Des tampons de contrôle additionnels sont fréquents sur les exemplaires d'après-guerre ou reconditionnés.
Le casque modèle 50 ne présente pas d'estampage systématique dans la coque (les cas observés étant rares et de nature différente). Les informations de fabrication apparaissent le plus souvent sous forme de tampons appliqués à l'intérieur de la bombe : cachets de réception, indication de taille (généralement 1 à 5), voire marquages complémentaires liés au processus de production.







































































































