Roumanie

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Casque Modèle 73

Fiche

  • Dénomination : Modèle 73.
  • Destiné à une utilisation générale.
  • Coiffe constituée de quatre pattes en cuir noir avec fond en toile de laine.
  • Jugulaire en cuir, maintenue en quatre points, avec fermeture à double boucles.
  • Fabriqué à partir de 1973.
  • Distribué à partir de 1973.
  • Pays d'origine : Roumanie.
  • Période d'utilisation : de 1973 aux années 1990.
  • Matériau : acier.
  • Poids : 1260 g.
  • Taille : unique.
  • Couleur : vert foncé.
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Modèle standard.
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Modèle avec insigne pour cérémonie.

Historique

Depuis son entrée dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Entente en août 1916, la Roumanie équipe ses troupes du casque français Adrian modèle 1915. Pour l'occasion, un insigne spécifique est créé : un médaillon ovale portant le monogramme du roi Ferdinand Ier, surmonté de la couronne royale. Cet emblème distingue immédiatement les casques destinés à l'armée roumaine de ceux utilisés par les autres nations alliées.
Engagée sur le front des Balkans aux côtés des forces russes et de la mission militaire française dirigée par le général Henri Berthelot, la Roumanie passe une commande de 200 000 casques Adrian auprès de la France. Les difficultés industrielles et les priorités de l'effort de guerre français ne permettront toutefois la livraison que d'environ 90 000 exemplaires.
À l'origine peints en bleu horizon, conformément aux standards français, les casques roumains connaissent également quelques variantes de couleur brune. Ces dernières proviennent principalement de la récupération d'équipements appartenant aux unités russes qui se désagrègent après la Révolution bolchevique de 1917. Afin d'harmoniser l'équipement avec les nouveaux uniformes adoptés après le conflit, le décret n° 2802 du 5 juin 1923 ordonne le repeint de l'ensemble des casques Adrian en kaki.
Le décès du roi Ferdinand Ier en 1927 et l'accession au trône de Carol II le 8 juin 1930 entraînent une modification de l'insigne frontal. Un premier modèle, constitué d'un "C" inversé frappé dans un disque métallique, est rapidement abandonné au profit d'un nouvel emblème représentant deux lettres "C" entrelacées sous une couronne royale, directement inspiré du monogramme de son prédécesseur.
Au cours des années 1930, la situation internationale se dégrade rapidement. Les relations entre la Roumanie et l'Union soviétique demeurent particulièrement tendues en raison du différend portant sur la Bessarabie, annexée par la Roumanie après la Première Guerre mondiale mais revendiquée par Moscou. Consciente de la montée des tensions en Europe et de l'obsolescence progressive du casque Adrian, l'armée roumaine entreprend un vaste programme de modernisation de ses équipements.
C'est dans ce contexte que la Roumanie s'intéresse dès 1935 au nouveau casque néerlandais modèle 1934, considéré comme l'un des casques les plus modernes de son époque. Après plusieurs études, un cahier des charges est transmis en 1938 au fabricant néerlandais Verblifa, chargé de produire les casques destinés à l'armée roumaine.

Le modèle adopté est pratiquement identique au casque hollandais modèle 1934. Il s'en distingue essentiellement par son insigne frontal aux armes du roi Carol II. Entre le 5 septembre 1938 et 1942, près de 628 000 exemplaires sont livrés à la Roumanie. Bien qu'il soit issu du modèle hollandais 1934, il est officiellement désigné comme casque modèle 1938, en référence à son année d'adoption par l'armée roumaine.
À partir de juin 1940, la Roumanie se rapproche progressivement de l'Allemagne nazie afin de préserver son intégrité territoriale face aux pressions soviétiques et hongroises. Après l'invasion des Pays-Bas par la Wehrmacht, l'Allemagne récupère d'importants stocks de casques néerlandais modèle 1934. Une partie de ces casques est ensuite livrée à l'armée roumaine après avoir été équipée de coiffes allemandes modèle 1931. Ces exemplaires côtoient les productions néerlandaises tout au long de la Seconde Guerre mondiale.
Le casque modèle 1938 accompagne ainsi les soldats roumains durant toute la guerre, d'abord aux côtés des forces de l'Axe sur le front de l'Est, puis, à partir du coup d'État du roi Michel Ier le 23 août 1944, lorsque la Roumanie rejoint les Alliés et participe aux combats contre l'Allemagne jusqu'à la fin du conflit.
La guerre achevée, l'équilibre politique de l'Europe est profondément bouleversé. Placée sous l'influence directe de l'Union soviétique, la Roumanie voit la monarchie abolie le 30 décembre 1947 et devient la République populaire roumaine. L'armée est alors progressivement réorganisée selon les standards soviétiques, tandis que le pays intègre, en 1955, le Pacte de Varsovie.
Le casque modèle 1938 est progressivement retiré du service au profit du casque soviétique Ssh 40. Si les premiers exemplaires sont directement importés de l'Union soviétique, la Roumanie développe rapidement des productions nationales présentant plusieurs particularités, notamment une coiffe en cuir brun et l'absence des traditionnels marquages soviétiques, remplacés par des tampons roumains.
L'arrivée au pouvoir de Nicolae Ceaușescu en 1965 marque un tournant majeur dans la politique du pays. Bien que la Roumanie demeure officiellement membre du Pacte de Varsovie, son nouveau dirigeant adopte une politique étrangère sensiblement plus indépendante que celle de Moscou. Refusant de participer à l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, condamnant publiquement cette intervention et développant des relations diplomatiques avec plusieurs pays occidentaux, Ceaușescu cherche à affirmer une souveraineté nationale forte tout en conservant un régime communiste particulièrement autoritaire.
Cette volonté d'indépendance s'étend également au domaine militaire. Au début des années 1970, les autorités roumaines souhaitent progressivement se démarquer des autres armées du Pacte de Varsovie, dont les équipements demeurent largement standardisés autour des matériels soviétiques. Un programme est alors lancé afin de concevoir un casque entièrement national, offrant une identité visuelle propre à l'armée roumaine.
En attendant l'aboutissement de ce projet, de nombreux casques modèle 1938 sont reconditionnés et remis en service afin de remplacer progressivement les casques Ssh 40, adoptés toutefois en faible quantité. Les études entreprises en 1970 aboutissent finalement en 1973 à l'adoption d'un nouveau casque, officiellement désigné modèle 1973. Sa silhouette reprend clairement les lignes générales de l'ancien casque hollandais modèle 1934, dont la protection balistique et l'ergonomie avaient laissé une excellente réputation auprès des militaires roumains. Cette filiation est particulièrement remarquable puisqu'elle constitue un cas quasiment unique au sein des armées du Pacte de Varsovie, où les influences soviétiques dominent largement la conception des équipements.
Durant toute la période socialiste, le casque modèle 1973 peut recevoir un insigne métallique représentant les armoiries de la République socialiste de Roumanie, utilisées sous le régime de Nicolae Ceaușescu jusqu'à la révolution de décembre 1989. Après la chute du régime communiste et la disparition des emblèmes socialistes, ces insignes sont retirés selon les nouvelles réglementations de l'armée roumaine.
Le casque modèle 1973 demeure en service durant les années 1990 et accompagne la profonde transformation des forces armées roumaines après la fin de la Guerre froide. L'adhésion progressive de la Roumanie aux standards de l'OTAN conduit finalement à son remplacement au début des années 2000 par le casque américain PASGT, puis par ses dérivés modernes. Une partie importante des stocks de casques modèle 1973 est alors cédée dans le cadre des programmes internationaux d'assistance militaire, notamment au profit de la nouvelle Armée nationale afghane constituée après l'intervention occidentale de 2001.

Casque Ssh 40 de fabrication roumaine.
Casque Ssh 40 de fabrication roumaine.
Modèle 73. Modèle 73. Modèle 73. Modèle 73.
Modèle 73. Modèle 73. Modèle 73. Modèle 73.

Constitution

La coque :

Comparatif entre le casque modèle 34 hollandais et le modèle 73 roumain.
Comparatif entre le casque modèle 34 hollandais et le modèle 73 roumain.

Bien que développé dans les années 1970, le casque roumain modèle 73 ne constitue pas une création entièrement nouvelle. Sa silhouette reprend celle du casque néerlandais modèle 1934, adopté par la Roumanie sous la désignation de modèle 1938 avant la Seconde Guerre mondiale.
Cette filiation n'est pas le fruit du hasard. Les autorités militaires roumaines avaient conservé une excellente opinion du casque hollandais. Après la guerre, les stocks de casques modèle 1938 continuèrent d'ailleurs à être utilisés parallèlement aux casques soviétiques Ssh 40, avant d'être reconditionnés dans l'attente du nouveau casque national.
Le modèle 73 reprend ainsi les principales caractéristiques du casque néerlandais, notamment sa forme générale, sa bombe relativement profonde, ainsi que la présence de la fente de transport aménagée dans la nuquière. En revanche, plusieurs modifications permettent de le distinguer immédiatement de son ancêtre.
La plus visible concerne la suppression de la large échancrure caractéristique du casque hollandais au niveau des oreilles. Sur le modèle roumain, cette ouverture est nettement réduite, offrant une protection latérale plus importante. La nuquière est également moins développée et adopte un profil plus court et plus relevé que celui du casque néerlandais d'origine.
Enfin, l'abandon de la bordure roulée au profit d'un bord brut évasé constitue l'une des différences de fabrication les plus évidentes. Cette simplification témoigne de la volonté des industriels roumains de produire un casque robuste tout en limitant les opérations de fabrication et les coûts de production.
Malgré ces évolutions, la parenté entre les deux modèles demeure immédiatement identifiable, faisant du casque modèle 73 l'un des rares casques du Pacte de Varsovie dont la conception dérive directement d'un modèle d'Europe occidentale plutôt que d'une évolution du casque soviétique Ssh 40.

Vue avant.
Vue avant.
Coté gauche.
Coté gauche.
Vue arrière.
Vue arrière.
Coté droit.
Coté droit.
Date de fabrication 1983.
Date de fabrication 1983.
Numéro de série.
Numéro de série.
Vue avant.
Vue avant.
Coté gauche.
Coté gauche.
Vue arrière.
Vue arrière.
Coté droit.
Coté droit.
Date de fabrication 1986.
Date de fabrication 1986.
Numéro de série.
Numéro de série.
Autre exemples de couleurs différentes.
Autre exemples de couleurs différentes.
Autre exemples de couleurs différentes.
 

Fabriquée en une seule taille, la coque du casque roumain modèle 73 est obtenue par emboutissage progressif d'une feuille d'acier, procédé permettant de former la bombe en une seule pièce, sans assemblage.
Contrairement au casque hollandais modèle 1934, dont la bordure est soigneusement roulée vers l'intérieur afin d'améliorer la rigidité et de supprimer toute arête vive, le casque roumain modèle 73 conserve un bord brut simplement évasé vers l'extérieur et ébavuré afin d'en réduire le tranchant. Ce choix simplifie considérablement la fabrication tout en réduisant le coût de production.
Une fois emboutie, la coque reçoit quatre perforations destinées à l'installation de l'aménagement intérieur. Deux trous supplémentaires peuvent être présents à l'avant afin de recevoir un insigne métallique émaillé, réservé aux casques utilisés lors des manifestations officielles durant la période de la République socialiste de Roumanie.
Comme sur le casque néerlandais dont il est directement issu, une fente est aménagée au centre de la nuquière. Celle-ci permet le passage d'une sangle afin de fixer le casque sur le paquetage du soldat lors des déplacements.
Le casque modèle 73 roumain est peint de couleur vert olive, généralement satinée, parfois mate. L'intérieur de la bombe est peint avant l'installation de la coiffe et de la jugulaire, l'extérieur ensuite afin de couvrir les quatre têtes de rivet ayant servi à l'assemblage. La teinte peut varier au cours de la longue production et, les casques ayant connu une longue carrière opérationnelle, il n'est pas rare de rencontrer des exemplaires ayant été repeints à plusieurs reprises lors de reconditionnements successifs. Si le vert olive demeure la finition la plus courante, d'autres couleurs sont également observées, notamment des exemplaires repeints en bleu destinés aux unités de police ou de circulation routière.
Comme la plupart des productions roumaines de cette période, la coque comporte plusieurs marquages frappés à froid sur la partie extérieure de la nuquière, à proximité immédiate de la fente de transport. Ces marquages se composent généralement des deux derniers chiffres de l'année de fabrication, accompagnés d'un numéro de lot de production. Un second numéro de marquage, dont l'ajout intervient en cours de production vers la fin des années 1970, est frappé de l'autre côté de la fente de transport. Celui-ci pourrait correspondre à un numéro de série individuel, à un numéro de lot de fabrication ou encore à une référence liée aux tôles d'acier utilisées lors de la production, bien qu'il ne soit pas séquentiel d'une année de production à l'autre.

Les exemplaires affectés aux cérémonies.

Vue de biais.
Vue de biais.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de côté.
Vue de côté.
Insigne émaillé.
Insigne émaillé.
Date de production 1984.
Date de production 1984.
Numéro de série.
Numéro de série.
Autre exemple.
Autre exemple.
Autre exemple.
 
Date de fabrication 1977, sans numéro de série.
Date de fabrication 1977, sans numéro de série.
Insigne émaillé.
Insigne émaillé.
Insigne émaillé.
 
Maintien par double agrafe.
Maintien par double agrafe.

Une partie des casques modèle 73 est munie d'un insigne métallique émaillé fixé sur la partie frontale de la coque. Celui-ci est maintenu par deux tiges métalliques traversant deux perforations réalisées lors de la fabrication de la coque. Il est fabriqué en laiton, dont les motifs sont réalisés en relief, les creux étant colorés par émaillage.
L'insigne représente les armoiries de la République socialiste de Roumanie, entourées d'un listel portant l'inscription "Republica Socialistă România", dénomination officielle de l'État entre 1965 et 1989. Son port matérialise l'appartenance du casque aux forces armées de la Roumanie socialiste sous le régime de Nicolae Ceaușescu. Ces casques sont généralement employés lors de cérémonies officielles, telles que les défilés ou les gardes gouvernementales.
À la suite de la révolution de décembre 1989 et de la chute du régime communiste, ces emblèmes deviennent rapidement obsolètes et sont alors retirés.

La coiffe :

Coiffe constituée de quatre pattes.
Coiffe constituée de quatre pattes.
Coiffe constituée de quatre pattes.
Autre exemple.
Cerclage en cuir brut.
Cerclage en cuir brut.
Cerclage en cuir lisse.
Cerclage en cuir lisse.
Petite taille, assemblage complété d'une bande de feutre pour réduire la circonférence de la coiffe.
Petite taille, assemblage complété d'une bande de feutre pour réduire la circonférence de la coiffe.
Vue petite taille.
Vue petite taille.
 
Grande taille, assemblage directement sur le fond en toile.
Grande taille, assemblage directement sur le fond en toile.
Vue grande taille.
Vue grande taille.
Revers fond en toile cousu en croix.
Revers fond en toile cousu en croix.
Revers patte de coiffe.
Revers patte de coiffe.
Tête de rivet.
Tête de rivet.
Rivet renforcé d'une rondelle côté intérieur.
Rivet renforcé d'une rondelle côté intérieur.

À l'image de la coque, la coiffe du casque roumain modèle 73 est directement héritée de celle qui équipait les casques hollandais modèle 1934 livrés à la Roumanie avant la Seconde Guerre mondiale.
Il convient de rappeler que les casques modèle 1938 utilisés durant la Seconde Guerre mondiale ne conservent pas toujours leur coiffe d'origine. Au fur et à mesure de leur usure, nombre d'entre eux furent reconditionnés avec des coiffes allemandes de type modèle 1931, plus faciles à obtenir durant la période où la Roumanie combattait aux côtés de l'Allemagne. Par la suite, les casques modèle 1938 roumains reçurent des cuirs de coiffe modèle 1931 cousus directement sur le cerclage en cuir d'origine. Le casque modèle 73 marque ainsi un retour à la conception néerlandaise originelle.
La coiffe est composée de quatre pattes triangulaires en cuir noir dont le sommet, légèrement arrondi, s'évase vers les côtés afin d'améliorer la surface d'appui sur le crâne. Chacune des pattes est percée de deux œillets métalliques creux permettant le passage d'un lacet de cuir assurant le réglage de la profondeur de la coiffe.
Ces quatre pattes sont cousues directement sur un bonnet confectionné en drap de laine kaki. Celui-ci est constitué de quatre panneaux triangulaires assemblés en croix, formant une structure particulièrement souple tout en offrant une bonne résistance mécanique.
L'ensemble est rigidifié par un cerclage en cuir blanc cousu simultanément aux pattes de cuir et au bonnet en drap. Ce cerclage est constitué de deux larges bandes de cuir se chevauchant sur les côtés afin de former un anneau continu épousant parfaitement la forme intérieure de la coque. Le cuir employé peut être tanné, lisse ou brut, selon les productions.
L'ensemble des éléments est assemblé au moyen de deux lignes de couture parallèles, particulièrement robustes.

Contrairement à de nombreux casques contemporains, aucune taille de coiffe n'est indiquée par le fabricant et seule l'observation de la bordure de la coiffe permet d'identifier les deux tailles disponibles.
La première taille présente un épais bandeau circulaire en feutre, d'environ un centimètre d'épaisseur, disposé entre le cerclage en cuir et la coque. Cette garniture réduit légèrement le diamètre intérieur du casque et correspond à une taille approximative de 57 à 58 cm.
La seconde variante est dépourvue de ce bandeau de feutre. Le cerclage en cuir repose alors directement contre les parois de la coque, offrant une circonférence intérieure plus importante, de l'ordre de 59 à 60 cm.
La coiffe est fixée directement à la coque au moyen de quatre rivets mécaniques traversant simultanément le bonnet en drap de laine, le cerclage en cuir et la coque. Chaque rivet est renforcé, côté intérieur, par une large rondelle métallique répartissant les contraintes sur le tissu.
Ces mêmes rivets assurent également la fixation des pattes supportant les anneaux de jugulaire, ce qui simplifie la conception générale du casque.
L'une des rondelles de fixation retient également un lacet en cuir destiné à solidariser les quatre pattes de la coiffe. Ce lacet, fréquemment absent sur les exemplaires rencontrés aujourd'hui, est souvent remplacé sur le terrain par un simple cordon en coton ou par un lacet de fortune.

Nuquière avec sa boucle de réglage, envers/revers.
Nuquière avec sa boucle de réglage, envers/revers.
Nuquière avec sa boucle de réglage, envers/revers.
Boucle de réglage en laiton.
Boucle de réglage en laiton.
Boucle en acier nickelé.
Boucle en acier nickelé.

Comme sur la coiffe néerlandaise modèle 1934, dont elle est directement inspirée, la coiffe est complétée par une nuquière en cuir destinée à améliorer le maintien du casque.
Cette pièce, découpée en demi-cercle, est cousue directement avec les autres éléments de la coiffe. Elle reçoit une ceinture de réglage constituée de deux bandes de cuir passant dans les fentes verticales pratiquées dans la nuquière.
Le réglage s'effectue au moyen d'une boucle à ardillon pouvant être fabriquée en laiton ou en acier nickelé, selon les périodes de production.
En venant prendre appui sur la nuque du soldat, cette pièce limite le basculement du casque vers l'avant lors des déplacements rapides ou des mouvements brusques, tout en améliorant le confort de port. Il s'agit d'une caractéristique particulièrement typique des casques d'origine néerlandaise, que la Roumanie conservera jusqu'au modèle 73.

Les marquages.

Date de fabrication et tampon de réception.
Date de fabrication et tampon de réception.
Date de fabrication et tampon de réception.
 
Autre exemple.
Autre exemple.
Autre exemple avec date de production dans un cachet rond.
Autre exemple avec date de production dans un cachet rond.
Tampon d'une unité du génie (pionnier).
Tampon d'une unité du génie (pionnier).
 
Autre type de date de production.
Autre type de date
de production.
Tampon appliqué lors de la fabrication.
Tampon appliqué lors
de la fabrication.
Autre exemple.
Autre exemple.
 

En complément des marquages frappés à froid présents sur la coque, les coiffes comportent fréquemment plusieurs tampons à l'encre, généralement appliqués en rouge ou en bleu.
Ces marquages sont le plus souvent apposés sur l'une des bandes de cuir blanc constituant le cerclage intérieur. On y rencontre généralement différents cachets de contrôle portant la mention "ADMIS" ou "C.T.C.". On peut également observer la date de production ainsi que divers marquages relatifs aux fournitures du cuir.

La jugulaire :

Anneau de maintien.
Anneau de maintien.
Montage en quatre points, vue latérale.
Montage en quatre points, vue latérale.
Maintien de la jugulaire par bouton monobloc en aluminium.
Maintien de la jugulaire par bouton monobloc en aluminium.
Maintien de la jugulaire par bouton monobloc en aluminium.
 
Maintien de la jugulaire par bouton monobloc en aluminium.
 
Maintien de la jugulaire par bouton monobloc en aluminium.
 
Maintien de la jugulaire par bouton monobloc en aluminium.
 
Partie longue, envers/revers.
Partie longue, envers/revers.
Partie avec double boucle, envers/revers.
Partie avec double boucle, envers/revers.
Partie avec double boucle, envers/revers.
 
Jugulaire noire, envers/revers.
Jugulaire noire, envers/revers.
Jugulaire noire, envers/revers.
Exemplaire avec jugulaire marron.
Exemplaire avec jugulaire marron.
Exemplaire avec jugulaire noire.
Exemplaire avec jugulaire noire.
Tampon avec date de fabrication.
Tampon avec date de fabrication.

La jugulaire du casque roumain modèle 73 abandonne le principe de la jugulaire en deux points au profit d'une topologie en quatre points de maintien. Elle est constituée de deux parties symétriques en configuration "Y", offrant une excellente stabilité et permettant de répartir les efforts de traction sur quatre points d'ancrage.
Chaque demi-jugulaire est fixée à deux anneaux métalliques en forme de demi-cercle. Ces anneaux sont maintenus par une patte en acier repliée sur elle-même, percée à sa base afin d'être emprisonnée sous les quatre rivets assurant simultanément la fixation de la coiffe. Ce système, particulièrement robuste, évite tout rivetage supplémentaire sur la coque et participe à la simplicité de fabrication du casque.
La jugulaire est réalisée dans un cuir épais d'environ 2 millimètres, découpé en bandes d'une largeur voisine de 17 millimètres. Les exemplaires les plus courants sont confectionnés en cuir brun, mais il existe également des jugulaires en cuir noir, probablement issues de différentes périodes de fabrication ou de différences d'approvisionnement.
Chaque demi-jugulaire est composée de deux bandes de cuir d'une quinzaine de centimètres de longueur, réunies à leur extrémité supérieure par un anneau métallique en demi-cercle formant la branche du "Y". Les différentes parties sont assemblées à chaque jonction à l'aide d'un rivet mécanique.
À leurs extrémités, les bandes sont percées de quatre fentes terminées chacune par un trou circulaire. Ce système permet d'ajuster la longueur de la jugulaire au moyen d'un bouton en aluminium à double tête pouvant être repositionné selon plusieurs réglages.

Ce dispositif, à la fois simple et robuste, permet d'adapter rapidement le casque à la morphologie du porteur tout en limitant le nombre de pièces métalliques. La demi-jugulaire la plus courte reçoit le dispositif de fermeture, constitué de deux anneaux métalliques en demi-cercle emprisonnés dans une courte bande de cuir repliée sur elle-même à plusieurs reprises, puis maintenue par un rivet. Une fois assemblée, cette pièce mesure environ 4 centimètres de longueur.
La demi-jugulaire opposée est constituée d'une bande de cuir d'environ 30 centimètres, destinée à assurer le serrage sous le menton. Elle comporte un passant en cuir coulissant destiné à maintenir l'excédent de sangle après fermeture. Ce passant est retenu entre les deux rivets fixant la bande de cuir à l'anneau supérieur de la branche en "Y".
Sur certains exemplaires, un second passant en cuir est également présent sur la branche arrière de cette même demi-jugulaire. Son rôle est de mieux guider la sangle et de limiter son déplacement lors des mouvements du porteur.
Le maintien est obtenu uniquement par l'effet de la tension exercée sur la sangle, sans boucle à ardillon ni crochet métallique. Ce système, particulièrement simple, présente l'avantage d'être silencieux, fiable et rapidement réglable, tout en évitant les risques d'ouverture accidentelle.
Enfin, sur les exemplaires neufs provenant de stocks, on peut observer des tampons circulaires contenant la date de production, appliqués lors de la fabrication, semblables à ceux déjà présents dans la coiffe.

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