Singapour

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Casque Modèle C-1

Fiche

  • Dénomination : modèle C-1.
  • Destiné à une utilisation générale.
  • Coiffe constituée d'une suspension de type "Cradle".
  • Jugulaire avec mentonnière et fermeture velcro, maintenue en trois points.
  • Fabriqué à partir des années 1989.
  • Distribué à partir des années 1989.
  • Pays d'origine : Corée du Sud / Singapour.
  • Période d'utilisation : de 1989 aux années 2000.
  • Matériaux : fibres aramide.
  • Poids : 1250 g.
  • Taille : 3 (S, M ou L).
  • Couleur : vert olive camouflé puis vert uni foncé.
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Premier type avec camouflage peint en usine.
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Second type vert uni.

Historique

Singapour développe ses propres forces armées depuis son indépendance proclamée le 9 août 1965. La séparation de Singapour de la Malaisie obligea le gouvernement à amorcer une étude de stratégie de défense et la création d'une armée afin de disposer d'une force de dissuasion pour protéger ce jeune état d'adversaires potentiels. La tâche était d'autant plus difficile en raison des mauvaises relations établies avec l'Indonésie et la Malaisie.
Dans les années 1960, Singapour fut assisté par beaucoup de pays du bloc Ouest, notamment par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, Israël, la Nouvelle-Zélande... etc.
Le ministre de l'intérieur et de la défense de l'époque, Goh Keng Swee, proposa au gouvernement en juin 1966 d'instaurer la conscription obligatoire, jugée comme seul moyen de renforcer les forces armées. Le gouvernement singapourien fut largement impressionné par Israël du succès de l'utilisation d'une petite armée régulière, appuyée par un grand nombre de citoyen de réserve. De plus Singapour estimait que le développement de ce type de forces armées encourage la fierté nationale et l'autonomie. C'est dans cette perspective que le développement de l'armée fut encadré par des instructeurs israéliens et l'évolution de l'armée de terre avança rapidement.
En 1970, le gouvernement divisa le ministère de l'intérieur et de la défense en deux ministères distincts. L'évolution de l'armée de l'air et la marine s'est faite à un rythme plus lent contrairement à l'armée de terre.
Dans les années 1970, les forces armées ont été élargies et de nouveaux systèmes d'armes ont été acquis à l'étranger, les industries de défense ont été établies, et les systèmes de soutien logistique militaire ont été améliorés.
Initialement équipée de matériels britanniques très présents dans la région jusqu'à l'indépendance du pays, la nouvelle armée singapourienne fut au départ coiffée de casques de fabrication anglaise. Rapidement, Singapour adopta dans les années 1960 le casque US M-1, modèle largement plébiscité à travers le monde. Ce choix s'est aussi effectué dans le cadre de l'aide apportée aux États-Unis en autorisant le stationnement de troupes américaines en Asie pour endiguer l'expansion du communiste au Vietnam.
Ce casque était fabriqué nationalement sur la base du casque M-1 M1966 américain avec une jugulaire maintenue en deux points.
Le casque M-1 équipa les forces armées singapouriennes (SAF : "Singourian Armed Forces") jusqu'à la fin des années 1980 où Singapour souhaite s'équiper d'un nouveau casque avec l'avènement des casques fabriqués en matière composite avec notamment l'adoption du casque PASGT au sein des forces armées américaines.
Le casque PASGT fut conçu dans le cadre d'un programme intitulé "Personnel Armor System for Ground Troops" (PASGT : système d'armure personnel pour troupes au sol) pour la conception d'un nouveau casque de combat et d'un gilet pare-balles associé. Ce programme mené au sein du centre de recherche et développement de l'armée américaine situé à Natick dans l'état du Massachusetts ("US Army Natick research, development and engineering center") pouvait compter sur une riche base de données de mesures anthropométriques et ainsi étudier un nombre important de dimensions crâniennes.
Le choix du matériau de fabrication fut tout aussi important que la conception de la forme de ce nouveau modèle. Après quelques essais, on rejeta définitivement n'importe quels alliages d'acier ; la première question était de déterminer le matériel à employer. Les experts se penchèrent donc sur les matériaux composites comme la fibre de verre déjà utilisé pour la fabrication de casque. Après plusieurs essais de prototypes fabriqués en fibre de verre, leur attention se porta sur un nouveau matériel : la fibre aramide commercialisée sous le nom de Kevlar©.
Le casque PASGT fut conçu à la fin des années 1970 pour un début de fabrication en 1980. Il est le précurseur d'une grande génération de casques en matière composite adoptés à travers le monde.
Singapour, étant proche des États-Unis, souhaita s'équiper d'un tel casque au cours des années 1980. Pour cela, Singapour se tourne vers la Corée du Sud pour la conception et la fabrication d'un tel casque. Pays proche des États-Unis depuis la guerre de Corée, son armée est essentiellement équipé de matériels américain. Son industrie d'armement est aussi proche des États-Unis, raison pour laquelle les équipements conçus et fabriqués en Corée du Sud sont fortement d'inspiration américaine à l'instar du casque modèle 76 créé initialement pour Israël sur la base du casque M-1.
Ainsi, la Corée du Sud conçoit pour Singapour un casque calqué sur le PASGT américain sous le numéro d'appel d'offre PT800168, dont la forme diffère sensiblement et dont l'aménagement intérieur lui est propre avec quelques caractéristiques propres aux casques fabriqués en Corée du Sud comme les pontets articulés de la jugulaire. Ce casque initialement fabriqué par la société coréenne Silver Star Co Ltd. reprend d'ailleurs la peinture bariolé appliquée sur les prototypes américains du casque PASGT.
La fabrication de ce modèle, désigné C-1, débute en Corée du Sud en 1989 jusqu'au début des années 1990 où la production s'effectue à Singapour. Le modèle fabriqué nationalement est désormais peint de couleur vert uni.

Casque M-1 reconditionné à Singapour.
Casque M-1 reconditionné à Singapour.

Le casque C-1 remplace progressivement le casque M-1 en acier au sein des forces armées singapouriennes (SAF : "Singapourian Armed Forces") au cours des années 1990 et sera employé jusque dans les années 2010 où il fut en partie reconditionné par changement de l'aménagement intérieur. Il fut ensuite remplacé par le casque Rabintex RBH 303 fabriqué par Israël.

Casque modèle C1.Casque modèle C1.
Casque modèle C1.Casque modèle C1.

Constitution

La coque :

Premier type.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Peinture camouflée granitée.
Peinture camouflée granitée.
Jointure jonc arrière.
Jointure jonc arrière.
Étiquette exemplaire taille S fabriqué en 1991.
Étiquette exemplaire taille S fabriqué en 1991.
Étiquette exemplaire taille M fabriqué en 1991 (date rapportée).
Étiquette exemplaire taille M fabriqué en 1991 (date rapportée).
Autre exemplaire.
Autre exemplaire.

La bombe du casque singapourien C-1 est formée par succession de couches de toiles (de couleur jaune) de fibres aramides tissées pour former un tissu d'armure toile (ou taffetas). Ces couches de toiles aramides sont noyées dans une résine balistique thermo-formable puis mises en forme dans un moule sous vide. La bombe du modèle C-1 est fabriquée en trois tailles (S, M et L) afin d'économiser les matériaux onéreux.
Une fois matricées, les fibres aramides en excès noyées dans la résine sont ébavurées afin d'obtenir la silhouette du casque. La forme du casque C-1 diffère sensiblement du casque PASGT américain, il est sensiblement plus arrondi que le modèle américain. Le décrochement formant la visière est moins raide que sur le casque PASGT, renforçant le caractère plus arrondi au casque.
La bordure du casque, particulièrement fragile, est protégée d'un jonc en caoutchouc teinté dans la masse de couleur verte. Ce jonc monobloc, dont la section en forme de "U" est collée sur la tranche du casque, a ses extrémités jointives à l'arrière.
La bombe est ensuite percée à quinze reprises, six trous pour la mise en place de la suspension de la coiffe et trois séries de trois orifices pour l'installation des pontets destinés à retenir la jugulaire de topologie en trois points.
Les fabrications initiales du casque modèle C-1, produites en Corée du Sud par la firme Silver Star Co Ltd., reçoivent une couche de peinture vert uni à l'intérieur avant installation des éléments intérieurs. L'extérieur est mis en couleur après montage de l'aménagement intérieur, une première couche de couleur vert uni mélangée à du sable fin pour obtenir une surface granitée pour réduire les reflets du soleil. L'extérieur est ensuite peint de manière bariolée à l'aide de pochoirs pour appliquer des taches de couleur vert clair, marron et noir sur fond vert foncé semblable au schéma de camouflage "Woodland" adopté par l'armée singapourienne. Cette mise en couleur rappelle les prototypes produits aux États-Unis lors de la conception du casque PASGT.
Ces premières fabrications reçoivent une étiquette autocollante à surface argentée sur laquelle sont imprimées les informations suivantes :
- Property of SAF.
- Fabricant : Silver Star Co Ltd.
- Numéro d'appel d'offre : PT800168.
- Date de fabrication : 19XX (la date peut être rapporté par autocollant).
- Taille : S, M ou L.

Second type.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Peinture vert uni texturée.
Peinture vert uni texturée.
Jointure jonc arrière.
Jointure jonc arrière.
Étiquette exemplaire taille M fabriqué en 1994.
Étiquette exemplaire taille M fabriqué en 1994.
Autre étiquette rencontrée, notez la taille tamponnée en noir.
Autre étiquette rencontrée, notez la taille tamponnée en noir.

Au début des années 1990 (vers 1994), le casque C-1 est produit directement à Singapour. Ces fabrications diffèrent des fabrications sud-coréennes par la couleur du casque. Le modèle C-1 est fabriqué de couleur vert uni, la peinture est désormais texturée par gouttelette. Le numéro d'appel d'offre change pour le numéro PT200345 et le casque C-1 est désormais confectionné par la société singapourienne International Scientific Pte Ltd.
Les informations du fabricant sont renseignées sur une étiquette autocollante de couleur blanche à la surface plastifiée. On rencontre aussi des étiquettes papiers dont la raison sociale semble différée, supposant que le casque C-1 ait été produit par différentes sociétés. La taille du casque peut être tamponné de couleur noire directement dans la bombe.

Autre exemple.
Autre exemple.

La coiffe :

Tête de vis.
Tête de vis.
Plaque de maintien.
Plaque de maintien.
Jointure cerclage avant.
Jointure cerclage avant.
Boucles de réglage de la suspension Cradle.
Boucles de réglage de la suspension "Cradle".
Amortisseur en mousse néoprène sur premier type.
Amortisseur en mousse néoprène sur premier type.
Amortisseur en mousse néoprène sur second type.
Amortisseur en mousse néoprène sur second type.
Suspension Cradle.
Suspension "Cradle".

La coiffe du casque C-1 est un mélange des coiffes des casques PASGT et du liner M1964 avec suspension "Cradle". Elle est constituée d'une suspension de type "Cradle" fabriquée à partir de bandes de toile de nylon de couleur vert kaki large de 25 millimètres, dont les extrémités sont brulées pour éviter l'effilochement. La suspension est constituée d'un cerclage formé par une bande de toile en nylon jointive à l'avant et sur lequel sont maintenues à l'avant par couture carrée les trois sangles constituant la suspension. Les trois sangles se croisent en leur milieu dans la doublure centrale de la sangle transversale. Ces bandes sont maintenues à l'arrière à trois boucles à double fente solidarisées par une petite patte de toile, elles-mêmes solidarisées par couture à l'arrière du cerclage de toile. La fente supérieure de chaque boucle est dentelée afin d'éviter que la bande de la suspension ne bouge après réglage.
La suspension est maintenue dans la bombe par des vis à tête hémisphérique fendue et des plaques de maintien de forme triangulaire fabriquées en laiton anodisé en noir. Ces plaques sont munies au dos d'un tube fileté et dont le maintien est assuré par les vis insérées depuis l'extérieur du casque. Pour rappel, la suspension est montée avant mise en peinture de la bombe, les têtes de vis se retrouvant ainsi noyée sous la peinture texturée du casque.
Le point de maintien arrière de la suspension retient un trapèze en mousse néoprène calqué sur kit de modification pour usage aéroporté du casque PASGT. Toutefois, cet accessoire est installé systématiquement lors de la fabrication du casque C-1. Ce coussinet de forme trapézoïdale est destiné à amortir les chocs au niveau de la nuque. Il est retenu par la suspension de la coiffe passant dans la fente en forme de U pratiqué au centre. Cet accessoire est de couleur khaki clair sur les casques de première génération puis sera de couleur grisâtre par la suite.

Bandeau de tête.
Bandeau de tête.
Clips métallique de maintien.
Clips métallique de maintien.
Doublure en tissu astrakan.
Doublure en tissu astrakan.
Détails mise en place.
Détails mise en place.
Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Coiffe dans casque du premier type.
Coiffe dans casque du premier type.
       Coiffe dans casque du second type.
Coiffe dans casque du second type.

Le maintien sur la tête est assuré par un bandeau de tête copié sur le modèle équipant le casque PASGT américain. Il est fabriqué à partir d'une bande de toile de nylon de couleur kaki large de 25 millimètres dont la longueur varie en fonction de la taille. Une des extrémités enchape une boucle métallique anodisée en noir pourvue de deux fentes pour la jointure et le réglage assuré par une des fentes crantées. La face de la bande de toile en nylon destiné à être recouverte de cuir est doublée d'une bande de toile de type astrakan de couleur similaire. Une bande de cuir est cousue au dos de la longueur supérieure puis rabattue sur la doublure astrakan. Le rabat est assuré par une couture verticale effectuée à chaque extrémité de la bande de cuir laissant la longueur inférieure libre. Des interstices sont effectués à intervalle régulier pour la mise en place des clips métallique de fixation. Ces clips sont lisses et la fermeture est assurée par une petite boucle plate.

La jugulaire :

Passant latérale.
Passant latérale.
Passant latérale.
 
Boucle arrière.
Boucle arrière.
Boucle arrière.
 
Rivets disposés en triangle.
Rivets disposés en triangle.
Extrémités renforcées par ferret.
Extrémités renforcées par ferret.
Extrémités renforcées par ferret.
 
Positionnement.
Positionnement.
Jugulaire khaki pour casque du premier type.
Jugulaire khaki pour casque du premier type.
Jugulaire verte pour casque du second type.
Jugulaire verte pour casque du second type.
Détails éléments de fermeture.
Détails éléments de fermeture.
Jointure sangle arrière.
Jointure sangle arrière.
Mentonnière, envers/revers.
Mentonnière, envers/revers.
Mentonnière, envers/revers.
 
Vue d'ensemble, premier type.
Vue d'ensemble, premier type.
       Second type.
Second type.

La jugulaire en topologie trois point du casque C-1 est retenue à des pontets mobiles solidarisés à la bombe par trois rivets mécaniques chacun disposés en triangle. Ces pontets sont de conception sud-coréenne dont le support est identique au casque modèle 76 proposé à l'export. Les pontets latéraux sont constitués d'une boucle carrée de 25 millimètres de côté dans laquelle coulisse une barre autobloquante (dentée à son sommet). La boucle arrière est constituée d'une simple boucle rectangulaire de dimension 25 x 8 millimètres.
La base de ces boucles est enchapée par une plaque métallique pliée seulement sur la périphérie du fil d'acier constituant la boucle. Cette plaque mesurant environ 30 millimètres possède son extrémité opposée arrondie.
La jugulaire est fabriquée à partir de bandes de toile de type "web" en coton larges de 20 millimètres et teintées en khaki clair pour les casques de première génération, puis en vert pour les fabrications nationales. Constituée de deux parties, trois extrémités sur quatre sont renforcées d'un ferret en laiton anodisé en noir pour éviter l'effilochement. La partie courte de la jugulaire est constituée d'une bande de toile longue de 28 centimètres et pliée en V. La pliure retient un anneau en laiton d'un diamètre de 28 millimètres destiné à la fermeture de la jugulaire. Une des extrémités est renforcée d'un ferret, l'autre retient une boucle rectangulaire à double fentes pour relier la seconde partie de la jugulaire. La partie longue de la jugulaire est constituée de deux bandes de toile croisées pour former la mentonnière munie d'une extension à velcro pour assurer la fermeture dans l'anneau. Elle comporte une bande longue d'environ 54 centimètres, est destinée à passer dans le passant arrière du casque.
La jugulaire est retenue aux passants autobloquants du casque, l'excédent de toile étant maintenu par un anneau du même matériau. La partie arrière coulisse librement dans l'anneau arrière du casque et est jointif à la seconde partie de la jugulaire grâce à la boucle à double passant. L'excédent de toile est aussi retenu par un anneau en toile.

Le camouflage additionnel :

Filet, vue à plat.
Filet, vue à plat.
Assemblage point sommital.
Assemblage point sommital.
Vue de biais.
Vue de biais.
Détails montage.
Détails montage.

Initialement, les casques C-1 ne reçoivent pas d'artifice de camouflage supplémentaire en raison de leur mise en couleur semblable au camouflage des uniformes de l'armée singapourienne.
Avec l'arrivé des casques de seconde génération de couleur vert uni, un filet fut conçu pour le casque C-1. Confectionné avec de la cordelette en nylon, ce filet présentant des mailles de 55 millimètres de section est confectionné depuis le point sommital. Chaque nœud du filet retient un rectangle de toile de nylon de dimension 260 x 40 millimètres et imprimé en camouflage type "Woodland". Ces rectangles sont incisés sur leur partie centrale pour être retenu au nouage des mailles du filet. Ce filet est retenu au casque à l'aide d'un lacet à passer sous la suspension de la coiffe. Ce filet très particulier permet de casser la forme du casque.

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