États-Unis

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Les accessoires du casque ACH

Bande élastique.

Exemple de couleur Oliv Drab.
Exemple de couleur "Oliv Drab".
Couleur Foliage green.
Couleur "Foliage green".
Forrest green.
"Forrest green".
Marquages et code couleur associé.
Marquages et code couleur associé. Couleur associée au couvre-casque.
Couleur associée au couvre-casque.
Arrière doté de yeux de chat phosphorescents.
Arrière doté de yeux de chat phosphorescents.
Arrière doté de yeux de chat phosphorescents.
 

Le casque ACH, tout comme son prédécesseur le casque PASGT, est souvent équipé d'une bande élastique arrière conçue pour maintenir les couvre-casques ou accessoires légers en place et améliorer la visibilité du fantassin de dos. Ces bandes sont fabriquées en néoprène élastique, renforcé par un entoilage externe, et présentent une couture rectangulaire renforcée en croix assurant la solidité de la jointure.
Chaque bande comporte deux panneaux rectangulaires phosphorescents, appelés "Cat's Eyes", cousus de part et d'autre de la couture. Ces éléments permettent de repérer le soldat dans l'obscurité, en reflétant ou en émettant une lumière visible la nuit.
Les bandes élastiques portent une marquage en tampon encreur noir indiquant : BAND, HELMET, CL-1, USXX, le code XX correspondant à la couleur de la bande.
Initialement produites en vert olive (OD Green), les bandes seront ensuite disponibles en sable, afin de s'harmoniser avec les couvre-casques beige, puis en vert feuillage ("Foliage Green") avec l'apparition du camouflage "Universal Camouflage Pattern" en 2004 (UCP) et vert forêt ("Green Forrest") avec l'introduction du camouflage MultiCam "Operational Camouflage Pattern" (OCP) en 2015, reflétant l'adaptation du matériel aux différents théâtres d'opérations et aux évolutions des uniformes.

Protection de nuque ("N.A.P.E-pad").

N.A.P.E pad neuf de stock.
N.A.P.E pad neuf de stock.
Exemple en camouflage A.C.U.
Exemple en camouflage A.C.U.
Exemple en camouflage A.C.U.
 
Exemple en camouflage multicam.
Exemple en camouflage multicam.
Exemple en camouflage multicam.
 
Insert de protection balistique.
Insert de protection balistique.
Insert de protection balistique.
 
Détails montage sur jugulaire en H.
Détails montage sur jugulaire en H.
Vue d'ensemble.
Vue d'ensemble.

Le coussin de nuque balistique, ou N.A.P.E Pad ("Nape Armor Protection Element, Pad"), est un accessoire destiné à renforcer la protection arrière du cou lors de l'utilisation de casques balistiques avancés tels que l'ACH ou le MICH. Il fut conçu à l'occasion de la guerre d'Irak lorsque fut noté une recrudescence des blessures au cou dans le cadre de la guérilla urbaine mené par les insurgés.
L'ensemble comprend une insert en toile camouflé (nape cover) et un insert balistique en Kevlar. Cet élément intègre des éléments de maintien afin de s'adapter aux casques munis d'une jugulaire harnais en H ou en X.
Ce dispositif offre une protection supplémentaire de niveau III-A, tout en maintenant le confort et la mobilité du porteur. Il est particulièrement utilisé pour sécuriser la zone occipitale et la nuque lors des opérations tactiques et combat en zones exposées. Le Nape Pad est disponible en plusieurs tailles et motifs de camouflage, dont le ACU Digital Camouflage et OCP, et peut être fourni par différents fabricants militaires, notamment Crye Precision.
Fondée aux États-Unis en 2000, Crye Precision est une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication d'équipements tactiques et d'uniformes avancés pour les forces armées et les unités spéciales. Elle est réputée pour ses innovations en matière de protection balistique, port de charge, ergonomie et camouflage, combinant matériaux modernes et technologies de conception adaptées aux besoins opérationnels.

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Notice Pad, Advanced Combat Helmet, Nape !

Support NVG.

Support NVG neuf de stock et sa notice de montage.
Support NVG neuf de stock et sa notice de montage.
Support NVG neuf de stock et sa notice de montage.
 
Exemple de couleur noir.
Exemple de couleur noir.
Exemple de couleur noir.
 
Exemple de couleur noir.
 
Exemple de couleur sable et sa vis/écrou de montage.
Exemple de couleur sable et sa vis/écrou de montage.
       Exemple de couleur sable et sa vis/écrou de montage.
 
       Exemple de couleur sable et sa vis/écrou de montage.
 
Détails montage.
Détails montage.
Support appliqué en partie frontale.
Support appliqué en partie frontale.

Le support NVG est l'un des accessoires les plus utilisés sur le casque MICH et l'Advanced Combat Helmet (ACH). Conçu en métal, il se fixe à l'avant du casque à l'aide d'une vis, d'un écrou et de deux pattes qui épousent la bordure du casque. Cet accessoire est une adaptation du support précédemment employé sur le casque PASGT dont la base interchangeable par deux vis. Les couvre-casques de l'ACH possèdent une fente spécifique permettant l'installation sans avoir à inciser le tissu.
Ce support permet de clipser le bras articulé des lunettes de vision nocturne ("Night Vision Google" : NVG), notamment les séries PVS-7B/D et PVS-14, assurant un positionnement sécurisé et stable des dispositifs NVG directement sur le casque. Le kit de fixation contient une plaque de montage plate, une vis et un écrou hexagonal de type Simmonds garantissant une installation fiable.
Cet accessoire est livré avec une notice succincte d'installation.

Bandes de rétention.

Vue intérieure.
Vue intérieure.
Montage sur les points de maintien arrière de la jugulaire.
Montage sur les points de maintien arrière de la jugulaire.
Exemple d'usage avec lunette de protection.
Exemple d'usage avec lunette de protection.
Détails montage bande de rétention.
Détails montage bande de rétention.

Fréquemment installées sur le casque ACH figurent les bandes de rétention, ou "retention straps", presque systématiquement présentes sur les casques employés en opérations extérieures. Cet accessoire, destiné principalement au maintien des lunettes de protection, se fixe sur les deux points de fixation arrière de la jugulaire en quatre points. Les bandes sont constituées de deux lanières en toile de nylon, de dimensions proches de 2,5 x 18,5 centimètres, plaquées contre la bombe et maintenues par les vis et écrous de fixation des attaches arrière de la jugulaire. Lorsque le casque est équipé d’un couvre-casque, celui-ci comporte habituellement deux fentes permettant le passage des bandes de rétention sans gêner son ajustement.
Les bandes de rétention ont pour fonction de maintenir en place la sangle élastique des lunettes de protection, empêchant leur glissement ou leur chute lors des déplacements rapides, des courses ou des chocs. Elles se referment sur elles-mêmes grâce à un bouton-pression, offrant une fixation simple, rapide et adaptable selon le type d’équipement utilisé. Elles participent ainsi au maintien de la protection oculaire et à l’efficacité du dispositif en conditions opérationnelles.
Les bandes sont réalisées en toile de nylon et mesurent environ 19 x 2 centimètres. Une extrémité est repliée sur elle-même et maintenue par un bouton-pression femelle riveté, tandis que l’autre extrémité est brûlée afin d’éviter l’effilochage. Cette dernière comporte un orifice également brûlé destiné au passage de la vis de fixation ; le bouton-pression mâle est riveté à environ 3,5 centimètres de l’extrémité.
Les bandes de rétention sont fixées au casque selon le procédé suivant :

  • la bande de rétention est plaquée contre la bombe ;
  • l’écrou de maintien de la patte de fixation de la jugulaire est inséré dans cette dernière ;
  • la bande est maintenue par le trou pratiqué dans la bombe et par son propre orifice ;
  • l’ensemble est immobilisé à l’aide de la vis de fixation.

Ces bandes existent dans plusieurs coloris tactiques afin de s’adapter aux différents uniformes et théâtres d’opérations, notamment le "Foliage Green", le "Green Forest" et le "Coyote Brown", permettant une discrétion accrue en étant assorties aux différents motifs de camouflage, notamment UCP et OCP.

Lunettes de protection.

Lunette de protection avec verre fumé.
Lunette de protection avec verre fumé.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Avec protection en toile.
Avec protection en toile.
Lunette retenues par bande de rétention.
Lunette retenues par bande de rétention.
Vue d'ensemble.
Vue d'ensemble.

Adoptées à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les lunettes de protection se démocratise au cours des années 2000 avec notamment l'adoption des lunettes ESS Land Ops qui sont parmi les rares lunettes autorisées par l'US Army à être portées par-dessus des lunettes correctrices. Conçues pour les soldats en activité intense sur le terrain, elles offrent une protection oculaire complète, combinant résistance à la buée, filtration des particules et confort prolongé. Le large cadre permet d'accueillir la plupart des lunettes correctrices, tandis que le système de ventilation et de filtration Hi-Flow assure l'évacuation de l'air humide tout en filtrant les particules en suspension, les éclaboussures et les ondes de souffle. Le rembourrage en mousse à cellules ouvertes garantit un confort durable même lors d'une utilisation prolongée. Ces lunettes permettent le port de verres fumés offrant une protection totale contre les rayons UVA/UVB et une clarté optique sans distorsion ou des verres clairs lorsqu'aucune protection solaire n'est requise ou en environnement peu éclairé.
Ces lunettes sont fabriquées par ESS ("Eye Safety Systems"), entreprise américaine spécialisée dans les équipements de protection oculaire et faciale pour le militaire, le tactique et les sports extrêmes, reconnue pour la qualité, la durabilité et l'innovation de ses produits.
Les lunettes ESS Land Ops, entre autres, sont disponibles en plusieurs couleurs adaptées au camouflage et aux environnements opérationnels : noir, beige ("Tan"), vert gris ("Foliage Green" et "Green Forest").
De plus, elles peuvent être utilisées avec une housse de protection assortie au couvre-casque, qui coulisse sur le bandeau élastique de maintien du casque.

Lampe tactique Surefire.

Lampe tactique Surfire HL1 HelmetLight.
Lampe tactique Surfire "HL1 HelmetLight".
Lampe tactique Surfire HL1 HelmetLight.
 
Lampe tactique Surfire HL1 HelmetLight.
 
Lampe HL1 HelmetLight et son support.
Lampe "HL1 HelmetLight" et son support.
Lampe HL1 HelmetLight et son support.
 
Support avec glissière.
Support avec glissière.
Lampe montée.
Lampe montée.

Parmi les accessoires fréquemment associés au casque ACH et à ses dérivés figure la lampe tactique HL1 HelmetLight, produite par la société SureFire. SureFire est une société américaine spécialisée dans la fabrication d'équipements tactiques, notamment de lampes d'éclairage haute performance destinées aux forces armées, aux forces de l'ordre et aux utilisateurs professionnels. Fondée en 1979 et basée en Californie, l'entreprise produit notamment des lampes tactiques portatives ou montées sur armes, des lampes de casque, des modules laser de visée et divers accessoires militaires.
Compacte et légère, cette lampe se fixe sur le côté du casque, généralement au niveau du décrochement des oreilles, à l'aide d'un support ambidextre. Son boîtier étanche est fabriqué en polymère renforcé de fibres de verre et renferme plusieurs diodes électroluminescentes destinées aux activités de proximité. L'équipement comprend des LED blanches pour l'éclairage général ainsi que des LED colorées à faible signature, compatibles avec les dispositifs de vision nocturne et conçues pour préserver l'adaptation de l'œil à l'obscurité lors des opérations nocturnes.
La lampe intègre également une balise infrarouge clignotante d'identification IFF ("Identify Friend" or Foe) visible uniquement à l'aide de dispositifs de vision nocturne. Son fonctionnement est assuré par plusieurs commandes, notamment deux interrupteurs à bascule et un contacteur de pression permettant de sélectionner rapidement les différents modes d'éclairage. Facilement démontable, la HL1 peut être retirée du support pour l'entretien ou le transfert vers un autre casque. Un clip optionnel permet en outre son montage sur des équipements individuels munis de passants MOLLE ou ALICE, ce qui en fait un outil d'éclairage polyvalent largement employé par les forces militaires, les unités de maintien de l'ordre et les utilisateurs tactiques.

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Surefire Helmet Light !

Lampe HL1 HelmetLight monté sur casque ACH.
Lampe "HL1 HelmetLight" monté sur casque ACH.

Capteur traumatisme crânien.

Casque ACH équipé d'un capteur TBI.
Casque ACH équipé d'un capteur TBI.
Surface extérieure arrondie.
Surface extérieure arrondie.
Capteur TBI collé au fond de la bombe, avec fiche micro USB.
Capteur TBI collé au fond de la bombe, avec fiche micro USB.

Au cours des conflits en Irak et en Afghanistan, les forces armées américaines s'intéressent particulièrement aux traumatismes crâniens légers (mTBI : "mild Traumatic Brain Injury") provoqués par les explosions, les ondes de surpression et les chocs violents subis sur le champ de bataille. Afin de mieux comprendre ces phénomènes, l'armée américaine expérimente à partir de 2007–2008 l'intégration de capteurs d'impact sur le casque ACH.
Ces dispositifs ont pour objectif d'enregistrer les contraintes mécaniques appliquées au casque et à la tête du soldat lors d'un événement tel qu'une explosion, une chute ou un choc violent. Les capteurs mesurent notamment l'accélération et d'autres paramètres physiques afin de constituer une base de données permettant d'étudier la relation entre les chocs subies et l'apparition de lésions cérébrales. À ce stade du programme, les informations recueillies ne sont pas utilisées pour établir un diagnostic médical immédiat, mais servent principalement à la recherche et à l'amélioration des équipements de protection.
Les premières expérimentations opérationnelles concernent plusieurs unités déployées au combat, notamment des brigades de la 101st Airborne Division en Afghanistan et de la 4th Infantry Division en Irak. Des milliers de capteurs sont distribués afin de recueillir des données sur les impacts et les expositions aux explosions subis par les soldats dans des conditions réelles d'engagement.
Deux configurations de capteurs sont alors testées :
- Capteur externe, fixé à l'arrière du casque dans un boîtier protégé. D'un poids d'environ 170 g, il peut enregistrer plus de 500 événements (explosions, chocs ou accélérations).
- Capteur interne, installé sous les "pads" de la coiffe directement collé au fond de la bombe. Plus compact (environ 35 g), il peut enregistrer plus de 600 événements.
Les données sont récupérées en connectant le capteur à un ordinateur via un port USB, puis transférées vers des bases de données sécurisées où elles sont analysées conjointement avec d'autres informations opérationnelles et médicales.

Ces travaux conduisent ensuite au développement de systèmes plus avancés, notamment le HEADS ("Headborne Energy Analysis and Diagnostic System") mis au point par BAE Systems. Présenté vers 2010, ce capteur de nouvelle génération vise non seulement à enregistrer les paramètres cinématiques d'un impact, mais aussi à fournir des indications immédiates aux personnels médicaux. Dans sa seconde génération, le système peut signaler un événement potentiellement dangereux grâce à un indicateur lumineux LED, tandis que les données peuvent être automatiquement transmises par radiofréquence vers des antennes situées dans certaines installations militaires (bases avancées, zones logistiques), permettant d'identifier les soldats susceptibles d'avoir été exposés à une explosion importante.
L'objectif de ces programmes est de mieux comprendre les mécanismes des traumatismes crâniens liés aux explosions, encore mal connus, et d'établir une corrélation entre les données physiques enregistrées par les capteurs et les blessures observées. Les informations recueillies doivent contribuer à améliorer la conception des casques et à développer de futurs systèmes d'alerte ou de diagnostic destinés à protéger les combattants.
La diffusion publique des résultats issus de ces capteurs demeure toutefois limitée, la majorité des données collectées restant intégrée à des bases de données militaires ou à des programmes de recherche du Département de la Défense.

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