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Casque FELIN

Fiche

  • Dénomination : casque équipé puis FELIN AF.
  • Conçu par Sagem Défense Sécurité et fabriqué par la société MSA en France.
  • Destiné à une utilisation générale.
  • Coiffe assurée par un ensemble de coussinets maintenus par bandes auto-aggripantes.
  • Jugulaire en toile avec mentonnière en typologie 3 points.
  • Fabriqué à partir de 2007.
  • Distribué à partir de 2007.
  • Pays d'origine : France.
  • Période d'utilisation : de 2007 à aujourd'hui.
  • Matériau : fibre aramide.
  • Poids : 1600 g (taille M).
  • Taille : 3 (S, M ou L).
  • Couleur : vert kaki granité.
Preview

Historique

L'introduction de casques en matériau composite intervient au début des années 1990 afin de répondre à un besoin opérationnel urgent lié au conflit en ex-Yougoslavie. Dans ce contexte, l'étude d'un casque dit "intermédiaire" est confiée à la division études du SCERCAT (Service Central d'Études et de Réalisations du Commissariat de l'Armée de Terre) par le Commissariat de l'Armée de terre.
Cette étude est menée conjointement avec la société CGF Gallet, qui fournit déjà l'armée française en casques TTA modèle F1, et écarte rapidement le traditionnel acier au manganèse utilisé jusque-là au profit d'un matériau composite : le "SPECTRA SHIELD", un polyéthylène unidirectionnel à très haute masse molaire (en anglais Ultra-High-Molecular-Weight Polyethylene, UHMWPE), conçu par l'entreprise américaine Allied Signal, à laquelle s'est associée la société Gallet.
Aussi résistant que le Kevlar, déjà utilisé dans la fabrication du casque PASGT de l'armée américaine, ce matériau est retenu pour sa plus grande souplesse ainsi que pour sa faible densité (0,97 contre 1,44 pour le Kevlar). Il possède par ailleurs l'un des meilleurs rapports résistance/poids parmi les matériaux disponibles à l'époque.
Les différents prototypes fournis par la société Gallet étant très similaires au casque PASGT américain ayant servi de base aux recherches, la forme de ce dernier est retenue. Afin de répondre au besoin urgent, des moules de casques PASGT sont acquis auprès des États-Unis afin de lancer rapidement la fabrication du casque composite TTA de l'armée française. Entre 1995 et 2000, un programme d'étude amont de la DGA (Direction générale de l'Armement), mené par le GECAD (Groupement d'Étude du Combattant Débarqué), développe un concept d'équipements personnels centré sur les communications, l'observation en conditions diurnes et nocturnes, la protection — incluant la discrétion visuelle et acoustique —, l'autonomie énergétique ainsi que la mobilité, prenant en compte le poids de l'équipement et son ergonomie. Grâce à des essais sélectifs en laboratoire et sur le terrain, ces prototypes démontrent qu'à l'horizon 2000-2005, les technologies retenues seraient suffisamment matures pour envisager le développement d'un véritable système de combat individuel. La phase de définition du système se poursuit en 2001 avec la réalisation d'une démonstration technologique baptisée ECAD ("Équipement du Combattant Débarqué"), réalisée par la société Sagem. Cette phase vise à reprendre la conception du système afin de tirer parti des essais du concept initial, tout en mettant en concurrence les différents groupes industriels européens susceptibles d'assurer le développement d'un programme de cette ampleur.
À partir de 2000, plusieurs campagnes d'essais comparatifs, mettant en œuvre des exercices tactiques dans différents centres d'entraînement, sont conduites par la STAT (Section technique de l'Armée de terre) et la DGA. Ces essais opposent des groupes de combattants équipés du système ECAD à des groupes non équipés. Les résultats démontrent les gains en capacité opérationnelle apportés par un système de combat individuel, malgré un ensemble encore imparfait en matière de masse, de volume, d'autonomie énergétique et de résistance aux contraintes opérationnelles et environnementales.
En mars 2004, à l'issue d'un appel d'offres international lancé par la DGA, la société française Sagem Défense Sécurité, filiale du groupe Safran, est retenue pour réaliser le programme "FELIN" (Fantassin à Équipements et Liaisons Intégrés).
La démarche retenue pour le développement du programme "FELIN" repose sur une approche systémique, avec un développement parallèle de l'ensemble des équipements contribuant à l'amélioration des cinq fonctions opérationnelles majeures : mobilité, protection, agression, communication et observation. À l'issue d'une phase de plus de six mois d'évaluation technico-opérationnelle menée par plusieurs régiments d'infanterie en Guyane, à Djibouti, en montagne, dans des centres de tirs opérationnels ainsi qu'au Centre d'Entraînement aux Actions en Zone Urbaine (CENZUB), l'armée française passe en 2009 une commande globale de 22 588 systèmes. Toutefois, la loi de programmation militaire 2014-2020 prévoit finalement la livraison de 18 552 exemplaires.
Les premiers systèmes "FELIN" sont livrés à l'Armée de terre en mai 2010. En décembre 2014, dix-sept régiments d'infanterie en sont équipés.
Les premiers retours opérationnels du programme FELIN interviennent après son expérimentation en Afghanistan dans le cadre de l'ISAF, puis au Sahel lors de l'opération Barkhane. Cet engagement sur le terrain lui permet d'obtenir le label "Combat Proven" ("éprouvé au combat"), particulièrement déterminant pour sa diffusion sur le marché international de l'armement. En 2015, le général Vincent Desportes décrit d'ailleurs cette dernière opération comme "un formidable levier pour l'export" pour ce type d'équipement.

Casque de combat TC F NVG V2.
Casque de combat TC F NVG V2.

Le système "FELIN" représente le concept français du fantassin du futur. Il constitue l'équivalent du programme américain "Future Force Warrior", du programme russe "Ratnik" ou encore du programme britannique "Future Integrated Soldier Technology".
Reposant sur une architecture combinant deux réseaux — l'un destiné à la transmission des données et l'autre à l'alimentation énergétique —, le système est constitué d'un ensemble d'équipements organisés en plusieurs sous-systèmes :
- l'armement ;
- les équipements textiles de camouflage et de protection ;
- l'équipement de tête ;
- les équipements électroniques individuels ;
- les lunettes de tir et jumelles d'observation ;
- le système d'information tactique ;
- le kit d'intégration dans les véhicules.
L'ensemble du programme — comprenant les études, l'industrialisation, la fabrication ainsi que la maintenance initiale — représenterait un coût d'environ un milliard d'euros, tandis que l'équipement individuel de chaque fantassin serait estimé à environ 23 000 euros.
Le fusil d'assaut FA-MAS, la mitrailleuse MINIMI ainsi que le fusil de précision FR-F2 reçoivent diverses modifications permettant notamment le montage d'optiques de visée, la transmission de données via le réseau radio "FELIN", le changement de canaux de communication, l'envoi d'images ou encore l'utilisation d'une visée déportée.
Afin d'intégrer efficacement les équipements de tête du système "FELIN", un nouveau casque est développé par la société Sagem DS. Celui-ci doit permettre l'utilisation facilitée des systèmes de vision nocturne, des dispositifs de visée déportée, des protections faciales ainsi que des différents équipements électroniques inhérents au programme.
Ce nouveau casque, conçu sur la base du casque TC 3000 produit par la société MSA Gallet — version commerciale du casque ACH/MICH de l'armée américaine —, est développé au milieu des années 2000. Sa production est confiée à la société MSA, qui débute la fabrication en 2007. Initialement désigné sous le terme de "casque équipé", ce modèle est d'abord produit en faible quantité, à l'image des premiers systèmes "FELIN" distribués progressivement aux régiments sélectionnés pour le programme : le 6 000ème exemplaire est ainsi produit au cours de l'année 2012, soit cinq ans après le lancement de sa fabrication.
Initialement conçu à titre expérimental, ce casque ne remplace pas immédiatement le casque composite TTA, celui-ci ayant déjà été supplanté au sein de l'armée française par le casque TC F NVG 2, également produit par MSA Gallet et de forme similaire au casque ACH américain.
Le casque du programme "FELIN" est aujourd'hui distribué de manière plus généralisée afin de remplacer progressivement les différents modèles encore en service.
Désigné à partir de 2013 sous l'appellation de casque FELIN AF ("AF" pour Armée française), ce modèle est fabriqué par la société MSA Safety. Fondée le 14 juin 1914 sous le nom de Mine Safety Appliances, cette entreprise américaine spécialisée dans les équipements de protection individuelle possède son siège à Cranberry Township, en Pennsylvanie. En 2002, MSA rachète CGF Gallet — principal fabricant du casque composite TTA —, donnant naissance à MSA Gallet, dont l'usine française est implantée dans la zone industrielle sud de Châtillon-sur-Chalaronne, dans l'Ain. La société emploie environ 230 personnes en France. Depuis son intégration au groupe MSA, MSA Gallet poursuit son activité dans le domaine des équipements de sécurité et de détection de gaz, tout en développant une spécialisation reconnue dans la protection balistique et les équipements de protection de la tête.
Une évolution du casque FELIN apparaît à partir de la fin des années 2010 avec le développement du casque balistique F3, destiné à moderniser les capacités du casque de combat tout en conservant la compatibilité avec les équipements du système "FELIN". Développé conjointement par le Service du commissariat des armées (SCA), via le Centre interarmées du soutien équipements commissariat (CIEC), et la STAT (Section technique de l'Armée de terre), le casque F3 répond à l'évolution des besoins opérationnels du combattant moderne.
Cette modernisation se traduit principalement par une augmentation de la capacité d'emport grâce à l'installation de nouveaux rails latéraux reliés par un arceau supérieur permettant la fixation d'accessoires tactiques, tels que des systèmes de vision nocturne ou divers équipements électroniques. Le casque reçoit également de larges surfaces auto-agrippantes destinées au camouflage ou à la fixation d'éléments complémentaires. Les visières balistiques ainsi que les protections maxillaires du système FELIN demeurent compatibles avec cette nouvelle version.
Le casque F3 conserve une coque en fibres aramides assurant une protection balistique accrue, notamment contre les éclats et les projectiles de calibre 9 mm. Les premiers exemplaires sont livrés à partir de 2020 dans le cadre du programme "Combattant 2020", avec pour objectif d'équiper progressivement l'ensemble des soldats de la Force opérationnelle terrestre (FOT). En 2020, environ 25 000 casques avaient déjà été distribués.

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Documentation MSA !

Casque FELIN. Casque FELIN.
Casque FELIN. Casque FELIN.
Casque FELIN. Casque FELIN. Casque FELIN.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Rail latéral gauche. Rail latéral droit.
Rail latéral gauche.
Rail latéral gauche.
Rail latéral droit.
Rail latéral droit.
Rail latéral en place, complétant la bordure du casque.
Rail latéral en place, complétant la bordure du casque.
Peinture granitée en extérieure.
Peinture granitée en extérieure.
Jonc avant échancré pour le support des lunettes de vison nocturne. Notez les évasements des pontets latéraux de la jugulaire.
Jonc avant échancré pour le support des lunettes de vison nocturne. Notez les évasements des pontets latéraux de la jugulaire.
Jonc arrière échancré au centre pour le crochet du support des lunettes NVG. Notez l'évasement du pontet arrière de la jugulaire.
Jonc arrière échancré au centre pour le crochet du support des lunettes NVG. Notez l'évasement du pontet arrière de la jugulaire.

La silhouette du casque FELIN reprend la forme générale du casque ACH/MICH américain, commercialisé sous l'appellation TC 3000 par la société MSA Safety. Toutefois, le casque FELIN présente plusieurs caractéristiques qui lui sont propres, notamment la partie couvrant le lobe frontal, qui forme une protubérance à l'avant afin de dégager davantage d'espace au niveau du front. Les côtés du casque sont également découpés de manière plus oblique, libérant légèrement plus les oreilles que sur le modèle TC 3000, bien que cela réduise en contrepartie la surface de protection.
Le casque FELIN est fabriqué en trois tailles (S, M et L). La bombe est constituée par la superposition de couches de toile en fibres aramides tissées en armure toile (ou taffetas), de couleur jaune. Ces couches sont noyées dans une résine balistique thermoformable puis mises en forme sous vide dans un moule. Une fois matricée, la matière excédentaire est ébavurée afin d'obtenir la silhouette définitive du casque.
Contrairement au casque TC 3000, l'intérieur du casque FELIN n'est pas strictement contigu à la forme extérieure. Il présente des enfoncements destinés au positionnement des pontets de maintien de la jugulaire. Le moule forme également, au fond de la bombe, trois reliefs oblongs disposés en étoile, probablement destinés à améliorer le maintien des matériaux durant la phase de mise en forme ou à renforcer le sommet du casque. La taille du casque est par ailleurs moulée en creux au fond de la bombe.
La bordure brute du casque est renforcée à l'avant et à l'arrière par un épais jonc en plastique teinté dans la masse de couleur kaki. Celui-ci est destiné à adoucir la bordure du casque tout en la protégeant de l'usure. La bombe est percée de cinq orifices permettant le passage des vis et écrous assurant le maintien des rails latéraux ainsi que de la jugulaire, directement fixés à l'intérieur de la bombe. Enfin, la bombe reçoit une mise en peinture satinée à l'intérieur et granitée à l'extérieur, par ajout de sable fin dans la peinture, afin de limiter les reflets lumineux.
La bombe est équipée de deux rails latéraux fixés sur les côtés du casque par deux vis et écrous. Les points de fixation avant assurent également le maintien des pontets avant de la jugulaire. Ces rails sont destinés au montage d'équipements périphériques du système "FELIN", tels qu'une visière de protection faciale. Fabriqués en plastique teinté dans la masse de couleur vert kaki, ils recouvrent les décrochements latéraux du casque et assurent la jonction entre les joncs avant et arrière en recouvrant partiellement la bordure de la bombe. Une lettre "D" ou "G" est moulée à l'arrière des rails afin d'indiquer leur côté de montage.
Il convient de noter que, durant la phase de conception du casque, des rails de couleur beige furent développés afin d'être utilisés avec un couvre-casque destiné aux environnements désertiques. Il semblerait toutefois que cette variante n'ait finalement pas été retenue.

Différences avec les premières fabrications.

Jonc ajouré pour la mise en place des crochets du support des NVG sur les premières fabrications (2007).
Jonc ajouré pour la mise en place des crochets du support des NVG sur les premières fabrications (2007).
Jonc plein.
Jonc plein.
Rail latéral des premières fabrications (2007).
Rail latéral des premières fabrications (2007).
Rail latéral des dernières séries.
Rail latéral des dernières séries.
Rail latéral des premières fabrications (2007).
Rail latéral des premières fabrications (2007).

Les premiers casques FELIN sont produits à partir de 2007, mais la production tarde initialement à monter en cadence. Une première commande de 5 000 exemplaires est passée par l'armée française et l'observation de différents exemplaires permet de constater que ces unités furent fabriquées sur plusieurs années.
L'étude d'un exemplaire issu de la première année de production permet d'identifier plusieurs améliorations rapidement introduites au cours de la fabrication :

  • Initialement, les échancrures du jonc avant du casque étaient ajourées, laissant apparaître la bordure de la bombe. Le jonc devient rapidement monobloc, probablement afin d'accroître la résistance de cette pièce.
  • Les rails latéraux présentent, dans un premier temps, une forme arrondie et ne se superposent pas aux joncs avant et arrière du casque. Ils sont ensuite modifiés avec une extrémité biseautée venant recouvrir les bordures plastiques avant et arrière, vraisemblablement afin de réduire cette zone de fragilité et limiter les risques d'arrachement des joncs.
  • L'arrêtoir du rail est initialement plein, avant d'être rapidement ajouré afin d'améliorer son efficacité fonctionnelle.
  • Les écrous assurant le maintien des rails et des pontets de jugulaire sont d'abord de forme hexagonale, puis remplacés par des modèles oblongs à côtés plats. Les logements des pontets de jugulaire sont modifiés en conséquence afin de recevoir ce nouveau type d'écrou.
  • Le centre du jonc arrière est, à l'origine, dépourvu d'anneau. Celui-ci est ajouté par la suite afin d'être associé à un nouveau pontet arrière muni d'un crochet, renforçant ainsi le maintien du jonc arrière et limitant les risques d'arrachement.
Centre du jonc arrière des premières séries.
Centre du jonc arrière des premières séries.
Centre du jonc arrière ensuite.
Centre du jonc arrière ensuite.

Les marquages :

Taille M, fabriqué en 2012.
Taille M, fabriqué en 2012.
Indication autorisant l'usage aéroporté.
Indication autorisant l'usage aéroporté.

Le casque FELIN présente différents types d'étiquettes plastifiées apposées par le fabricant au cours de la période de production. Une première étiquette, appliquée sur le côté intérieur gauche, regroupe l'ensemble des informations relatives au casque : raison sociale du fabricant (MSA), désignation du modèle, taille, date de fabrication ainsi que différents numéros de nomenclature et de lot.
Sur le côté intérieur droit peut également être apposée une étiquette représentant la silhouette d'un homme surmonté d'un parachute, autorisant l'usage aéroporté du casque. La présence de cette dernière n'est toutefois pas systématique.
L'étiquette d'identification évolue au fil de la production du casque FELIN et l'on distingue trois grandes générations :

Taille M, fabriqué en 2007.
Taille M, fabriqué en 2007.
Taille L, fabriqué en 2009.
Taille L, fabriqué en 2009.
Taille M, fabriqué en 2013.
Taille M, fabriqué en 2013.
Changement d'étiquette à partir de 2013.
Changement d'étiquette à partir de 2013.
Première génération :

Au début de la production, la raison sociale du fabricant apparaît sous la forme "MSA Gallet", à la suite du rachat de la société française CGF Gallet par MSA Safety en 2002. Cette mention est précédée du nom de la société ayant conçu le casque : "Sagem Défense Sécurité Groupe Safran".
L'étiquette ne comporte alors qu'un seul QR code — code-barres bidimensionnel constitué de modules noirs disposés sur un fond blanc — tandis que le numéro NSN OTAN, indexé sous l'appellation NNO ("numéro de nomenclature"), ne semble pas encore systématiquement renseigné. La désignation du casque est alors "CASQUE ÉQUIPÉ".

Deuxième génération :

L'étiquette évolue rapidement. La raison sociale devient simplement "MSA – The Safety Company", toujours précédée de la mention "Sagem Groupe Safran", concepteur du casque. La disposition générale des informations est modifiée et l'étiquette comporte désormais deux QR codes imprimés de part et d'autre.
Le NNO (correspondant au code NSN OTAN) est alors renseigné de manière systématique ; on y retrouve notamment le code "14" dans la seconde série de chiffres, indicatif de la France au sein de la nomenclature OTAN.

Troisième génération :

Une modification plus importante intervient au cours de l'année 2013. Le casque reçoit alors une étiquette reprenant le modèle habituellement utilisé par le fabricant MSA : une étiquette à fond blanc sur laquelle figurent le logo du fabricant, la taille, l'année de fabrication ainsi que la désignation du modèle, désormais intitulé "FELIN AF" ("AF" pour Armée française).

La coiffe :

Intérieur bombe muni de bandes auto-aggripantes crochet.
Intérieur bombe muni de bandes auto-aggripantes crochet.
Indication taille moulée dans la bombe.
Indication taille moulée dans la bombe.
Set de pads - vue extérieure.
Set de pads - vue extérieure.
Set de pads - vue intérieure.
Set de pads - vue intérieure.

La conception de la coiffe est reprise du casque TC 3000 — lui-même dérivé du casque MICH/ACH américain —, soit celle déjà employée sur le casque TC F NVG V2 en remplacement de la coiffe héritée du casque TTA F1.
Toutefois, les disques auto-agrippants à crochets utilisés sur les séries de casques TC 300[X] et TC F NVG V2 sont abandonnés au profit de huit bandes auto-agrippantes de forme oblongue, échancrées en leur centre et mesurant environ 9 centimètres de longueur. Deux bandes sont disposées au fond de la bombe, inclinées de manière à suivre les enfoncements en étoile du moulage, tandis que les six autres sont réparties sur la circonférence interne de la bombe : deux à l'arrière, une de chaque côté et deux à l'avant.
Le centre de la bordure intérieure avant de la bombe est complété par un rectangle auto-agrippant à crochets de 50 × 25 millimètres destiné à assurer le maintien du couvre-casque. À l'opposé, quatre bandes auto-agrippantes supplémentaires sont disposées sur la bordure arrière.
Cet ensemble de bandes auto-agrippantes est destiné au maintien de la coiffe, constituée de sept coussinets (pads) de différentes formes : un coussinet circulaire d'environ 13 centimètres de diamètre et six coussinets rectangulaires de 10 × 6 centimètres. Les coussinets trapézoïdaux utilisés sur les casques de la série TC 300[X] sont ainsi abandonnés.

Coupe structure pad.
Coupe structure pad.

Chaque coussinet est constitué d'une double épaisseur de mousse :

  • une première couche superficielle destinée au confort ;
  • une seconde couche en mousse alvéolaire à mémoire lente, assurant l'absorption des chocs. Cette mousse reprend progressivement sa forme après compression afin d'améliorer l'amortissement des impacts, selon un principe comparable à celui d'un airbag.
Le dos des pads est recouvert d'un tissu de type astrakan de couleur kaki permettant leur fixation sur les bandes auto-agrippantes disposées au fond de la bombe. La face externe ainsi que les chants sont quant à eux recouverts d'un tissu spongieux noir destiné à absorber l'humidité.
Ces deux types de tissus sont assemblés à plat par thermocollage, renforcé par une couture périphérique. Il est d'ailleurs recommandé de retirer les pads en faisant levier plutôt qu'en tirant directement sur le tissu, afin de limiter les risques d'arrachement ou d'usure prématurée.
Il existe trois tailles de kits de pads, d'épaisseurs différentes, permettant de couvrir une large gamme de tours de tête en combinaison avec les trois tailles de coque :
- les pads n°4 ou 1/2" (les moins épais) ;
- les pads n°6 ou 3/4" (épaisseur intermédiaire) ;
- les pads n°8 ou 1" (les plus épais).

 

Au dos de chaque coussinet figure initialement le numéro correspondant à l'épaisseur (04, 06 ou 08), suivi d'une lettre désignant le type de pad — "A" pour le coussinet circulaire et "B" pour les coussinets rectangulaires — ainsi que la date de fabrication sous la forme de deux nombres séparés par un tiret. Ces marquages sont complétés par l'indication de la taille du pad, imprimée en caractères plus grands directement sur le tissu de type astrakan.

Installation des coussinets à l'avant.
Installation des coussinets à l'avant.
Installation des coussinets à l'arrière.
Installation des coussinets à l'arrière.
Vue d'ensemble.
Vue d'ensemble.
Changement marquage.
Changement marquage.

À partir de 2014 environ, ces indications sont reportées sur une petite étiquette blanche cousue dans la couture périphérique du coussinet. Cette étiquette comporte la raison sociale du fabricant MSA Safety, l'année et le mois de fabrication, ainsi que la taille du pad, exprimée à la fois en pouces et par le numéro correspondant (4, 6 ou 8).
Le coussinet circulaire est destiné à être placé au sommet de la bombe, tandis que les six coussinets rectangulaires, disposés horizontalement ou verticalement, prennent place sur la périphérie intérieure du casque. La coiffe peut être configurée avec quatre ou six coussinets rectangulaires selon les besoins de l'utilisateur.

La jugulaire :

Jugulaire en typologie trois points.
Jugulaire en typologie trois points.
Passant arrière envers/revers.
Passant arrière envers/revers.
Passant latéral envers/revers.
Passant latéral envers/revers.
Mentonnière avec crochet de fermeture.
Mentonnière avec crochet de fermeture.
Boucle de fermeture.
Boucle de fermeture.
Vis et écrou de maintien.
Boucle de fermeture.
Fixation passant latéral.
Crochet de fermeture, doublé d'une patte en cuir.
Maintien passant arrière.
Maintien passant arrière.
Jugulaire installée.
Jugulaire installée.

La conception de la jugulaire du casque FELIN est hybride entre celle employée sur la série de casques TC 300[X] et celle du casque TC F NVG V2. La configuration à quatre points du casque TC 3000 est ainsi abandonnée au profit d'une jugulaire à trois points, à l'image du TC F NVG V2.
La jugulaire est fixée sur le casque FELIN à l'aide de trois vis Allen à tête légèrement bombée, les vis latérales assurant également le maintien des rails latéraux du casque. Initialement, la jugulaire est retenue par des écrous de forme hexagonale, rapidement remplacés par des modèles oblongs à côtés plats. Ces éléments de fixation sont réalisés en acier anodisé noir.
Les écrous prennent place dans des pontets de maintien fabriqués en matière plastique noire. Les pontets latéraux sont constitués d'une patte repliée sur elle-même afin de retenir une boucle à double passant en plastique moulé noir, dans laquelle vient s'insérer la jugulaire. Cette boucle pivote dans la patte à la manière d'une charnière.
Dans sa première version, la patte présente une face extérieure légèrement bombée, intégrant une empreinte hexagonale destinée au logement de l'écrou correspondant. Avec l'apparition du nouvel écrou oblong, cette patte devient totalement plane et reçoit une arête permettant le maintien de l'écrou sur ses côtés longs.
Le point de fixation arrière de la jugulaire est constitué d'une pièce en plastique moulé comportant un logement adapté à la forme du type d'écrou utilisé. La seconde version de ce pontet reçoit une arête interne formant un crochet destiné à s'agripper à l'anneau du jonc arrière de dernière génération. Cette pièce est positionnée légèrement au-dessus de la bordure du casque afin de rapprocher ce point de fixation du crâne et ainsi améliorer la stabilité de l'ensemble.
Ce pontet arrière retient une bande de toile kaki à l'extrémité de laquelle est cousue une pièce en forme de "Y", confectionnée à partir d'une double épaisseur de cuir teinté vert. Cette pièce, rembourrée entre les deux couches de cuir, comporte à ses extrémités supérieures deux boucles à double passant identiques à celles utilisées sur les pontets latéraux. Ces boucles sont maintenues par de petites bandes de toile cousues sur la pièce en cuir. Cet ensemble en "Y", positionné au niveau de la nuque, fait office de nuquière. La jugulaire est fabriquée en toile de coton kaki d'une largeur de 20 millimètres. Elle est maintenue aux quatre boucles fixées latéralement et à l'arrière du casque. Elle se compose de deux longues bandes d'environ 48 centimètres, dont les extrémités sont repliées sur elles-mêmes à deux reprises puis maintenues par une couture. Cette surépaisseur évite que les sangles ne puissent s'échapper trop facilement des boucles fixées dans la bombe.

Un anneau élastique noir est disposé sur chaque extrémité afin de maintenir plaqué l'excédent de toile après réglage. Cet anneau doit être mis en place avant l'insertion de la jugulaire dans les boucles fixées dans la bombe. Chaque partie de la jugulaire est repliée en "V" à environ 17 centimètres des extrémités avant. C'est à cet endroit que sont cousus les éléments de fermeture de la jugulaire.
Sur la partie droite est cousue la mentonnière, réalisée selon le même procédé et avec les mêmes matériaux. Elle est constituée de deux épaisseurs de toile et comporte, à son extrémité libre, le crochet de fermeture. La fermeture est assurée par une boucle à ouverture rapide de type "side squeeze". Cette boucle, fabriquée par la société National Molding, comporte les inscriptions suivantes moulées dans le plastique noir :
"NATIONAL MOLDING FARMINGDALE N.Y. SIDE SQUEEZE HDSS-374"
L'un des angles de la boucle comporte également un macaron indiquant la date de fabrication, selon un procédé courant sur les pièces manufacturées en matière plastique.
La partie gauche de la jugulaire reçoit la boucle femelle de fermeture, maintenue par une patte en toile repliée sur elle-même et cousue à sa base. Enfin, les deux parties de la jugulaire sont reliées à l'arrière par les deux boucles de la nuquière en "Y".

Le camouflage additionnel :


Dans le cadre du programme FELIN (Fantassin à Équipement et Liaisons Intégrés), plusieurs motifs de camouflage ont été testés pour la composante "tenue de combat" entre 1997 et 2000. L'un de ces motifs, caractérisé par un schéma à taches original, a fait l'objet d'un prototype, mais n'a finalement pas été retenu.
Lors de l'introduction du casque FELIN au sein des forces armées françaises, un couvre-casque imprimé en camouflage Centre-Europe est adopté, avant l'apparition progressive de différents modèles ultérieurs.

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Les couvre-casques FELIN !

Prototype de couvre-casque.
Prototype de couvre-casque.
Couvre-casque Centre-Europe.
Couvre-casque Centre-Europe.
Couvre-casque coyote.
Couvre-casque coyote.
Couvre-casque bleu ONU.
Couvre-casque bleu ONU.

Les accessoires :

Protection faciale.

Protection faciale.
Protection faciale.
Durant les phases d'essai.
Durant les phases d'essai.

La plaquette commerciale de la société MSA Safety présente le casque FELIN muni de différentes protections faciales fixées sur les rails latéraux. À ce jour, il s'agit des seuls équipements spécifiquement observés comme destinés à être montés sur ces rails. Toutefois, ces accessoires n'ont, jusqu'à présent, pas été observés en utilisation opérationnelle.
On recense les trois éléments suivants :
- la visière anti-émeute ;
- la visière pare-éclats ;
- la mandibule de protection.

Support optique.

Support optique, envers/revers.
Support optique, envers/revers.
Vue avant.
Vue avant.
Fixation arrière.
Fixation arrière.
Crochet sur jonc première série (2007).
Crochet sur jonc première série (2007).
Crochet sur jonc.
Crochet sur jonc.
Exemple de montage de lunette de vision nocturne.
Exemple de montage de lunette de vision nocturne.

Les bordures avant et arrière du casque sont spécialement conçues pour permettre le montage d'un support destiné aux dispositifs d'optique de vision nocturne ou de tir déporté, connectés à la lunette du système "FELIN" montée sur l'arme du fantassin.
Fabriqué en matière plastique, ce support présente une forme galbée afin d'épouser au mieux la courbure de l'avant du casque. Il est équipé de deux rails dans lesquels l'optique vient coulisser avant de se verrouiller automatiquement en butée. Le déverrouillage s'effectue par pression simultanée sur les deux zones de verrouillage du support.
Le support optique se présente sous la forme d'une double griffe venant prendre appui dans les deux échancrures de la bordure avant du casque. Il est maintenu à l'arrière par un crochet en matière plastique fixé à l'extrémité d'une bande élastique en toile, assurant une tension suffisante entre l'avant et l'arrière du casque pour maintenir l'ensemble en position. Ce crochet arrière vient se loger dans l'échancrure centrale de la bordure arrière.
Le support optique se monte directement sur la coque du casque. Le couvre-casque comporte d'ailleurs une ouverture carrée à l'avant permettant son installation sans devoir retirer ce dernier.

Sac de transport.

Vue à plat.
Vue à plat.
Sac avec casque.
Sac avec casque.

Le casque FELIN est livré avec un sac de transport destiné à son stockage lorsqu'il n'est pas utilisé. Ce sac, confectionné en toile noire, est constitué de deux pièces de tissu en demi-cercle afin d'épouser la forme arrondie du casque. Ces deux éléments sont assemblés sur leurs bords courbes par une couture surjetée renforcée vers l'intérieur.
La bordure plate est repliée sur elle-même afin de former un ourlet destiné au passage du lacet de fermeture. Celui-ci traverse deux paires d'œillets métalliques creux disposés de part et d'autre de la couture du sac. Le lacet, constitué de deux brins distincts, est passé dans les œillets opposés puis noué. La fermeture du sac s'effectue en tirant simultanément sur les deux extrémités du lacet.
L'un des côtés du sac comporte une fenêtre porte-étiquette constituée d'une feuille de plastique transparent encadrée de similicuir. Celle-ci permet l'insertion d'une étiquette d'identification au nom du propriétaire du casque.

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